Indexation du prix du pétrol: Une baisse des prix des carburants en route



Indexation du prix du pétrol: Une baisse des prix des carburants en route
Une baisse des prix du carburant pourrait intervenir début juillet et à quelques jours du mois de Ramadan. Mais à condition que le cours du pétrole poursuive son trend baissier. Le gouvernement compte donc renouer avec l’indexation des prix des produits pétroliers bloquée depuis dix ans. Il préfère déclencher le mécanisme pendant cette période de détente des cours à l’international pour faire de la pédagogie aux ménages. «C’est le moment idéal», affirme Najib Boulif, ministre des Affaires générales et de la gouvernance, lors de la conférence-débat organisée par la Chambre suisse au Maroc, jeudi 20 juin à Casablanca, sur le climat des affaires. Cela se traduirait par une baisse des prix que les consommateurs ne manqueront pas d’apprécier. Mais si les cours à l’international repartent à la hausse, les prix suivront et la variation sera donc répercutée. L’objectif est de maintenir l’enveloppe de la compensation aux niveaux prévus par la loi de Finances 2013, soit 42 milliards de dirhams. Mise en place pour la première fois en 1995, l’indexation consiste à répercuter automatiquement les variations à la hausse ou à la baisse du cours du pétrole brut sur le prix de vente au public. Et ce, moyennant une formule de calcul basée sur la moyenne des cotations des produits pétroliers sur le marché de Rotterdam. Pour le moment, les cours du pétrole poursuivent leur baisse. Ils ont plongé à New York la semaine dernière minés par la perspective d’un ralentissement progressif du soutien de la banque centrale américaine à l’économie et aussi en raison de la contraction de l’industrie manufacturière chinoise. Le baril de «light sweet crude» pour livraison en juillet a dégringolé de 2,84 dollars, à 95,40 dollars, sur le New York Mercantile Exchange. A Londres, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en août a baissé de 3,97 dollars à 102,15 dollars sur l’Intercontinental Exchange, enregistrant là aussi sa plus forte baisse depuis le 7 novembre, quand le baril avait chuté de 4,25 dollars. Des niveaux de cours du pétrole qui rendent le timing du déclenchement de l’indexation «assez bon». A priori, l’équipe Benkirane pourrait retenir le seuil de 105 dollars sur lequel se base la loi de Finances pour activer l’indexation. Mais selon le ministre, «ce seuil» n’est pas encore tranché. Seuls les carburants seront concernés par l’application de la «vérité des prix». Le gaz butane est pour l’instant écarté. Comme c’est le cas pour le pain, le prix de la bonbonne de gaz serait psychologiquement difficile à toucher.

«Les aides directes ne seront pas accordées en 2013»

Depuis le début de l’année, la baisse est de 6,8% sur les dépenses de compensation. Cela laisserait donc a priori une marge de manœuvre au gouvernement qui doit néanmoins surveiller l’évolution de la TIC et de la TVA.
En principe la réforme de la compensation devrait s’accompagner d’aides directes au profit des ménages les plus pauvres. Mais le gouvernement ne compte pas les octroyer durant cette année. Ces aides directes recommandées par la Banque mondiale et le FMI suscitent de vifs débats au sein de la majorité gouvernementale. D’un côté, les partisans d’une aide conditionnée qui pourrait améliorer les indicateurs relatifs aux objectifs du millénaire pour le développement, et de l’autre, les tenants d’une aide directe inconditionnelle.

Parallèlement à l’indexation, le gouvernement compte activer cette vieille idée de couverture contre le risque de variation des prix du pétrole. Un mécanisme qui permet à l’organisme «assureur» de prendre en charge le différentiel de prix en cas de hausse. Le toilettage des structures de prix comme celle du sucre sera également entamé. Cette refonte des structures des prix des produits subventionnés pourrait générer quelques millions de dirhams d’économies. L’Istiqlal avait proposé d’effectuer également un effort au niveau de la gouvernance. Une enveloppe de 700 millions de dirhams pourrait être réalisée rien qu’en limitant l’usage du gaz butane aux ménages ou encore 3 milliards de dirhams en opérant un strict contrôle des dossiers de la compensation.
 


Khadija MASMOUDI, L'economiste



         
 
                         
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