Immobilier de luxe : Prestigia maintient le régime

Les ventes restent dynamiques dans tous les programmes.
L’appel d’offres pour la bretelle d’autoroute à Bouskoura lancé.



Immobilier de luxe : Prestigia maintient le régime

NI le frein à main activé par nombre de chefs d’entreprise ni le fameux discours de crise que l’on entend souvent dans les salons à Casablanca ne se ressentent du tout dans le business de Prestigia. La marque haut standing du groupe Addoha achève une année tout à fait «normale».  Le rythme des ventes n’a pas fléchi, il n’augmente pas et n’a pas non plus régressé au cours des trois dernières années (voir tableau), révèle le directeur général, Jawad Ziyat. Pas le moindre signe de baisse de régime malgré les déboires des opérateurs du segment haut standing à Marrakech et dans le Nord. En facturations, Prestigia a réalisé depuis 2009 (année de son arrivée sur le marché), 17,4 milliards de dirhams dont 7 milliards à Rabat et autant pour le programme de Bouskoura, le bateau-amiral de son portefeuille.

Ce programme est la plus grosse opération dans l’immobilier haut standing au Maroc. Sur la première tranche (330 logements) 150 contrats signés sur ce programme avec une centaine de ménages qui y résident.
Qui sont les acheteurs aujourd’hui? A Bouskoura, ce sont essentiellement des personnes qui s’y installent pour la résidence principale. C’est les CSP A, des clients capables de supporter une traite de 10.000 dirhams par mois. Et depuis quelque temps, on relève l’arrivée d’une clientèle appartenant aux catégories B+. Les petites villas de 4 à 5 millions de dirhams, les appartements de 2, 3 chambres de 2 à 3 millions de dirhams sont actuellement les plus demandés.

De toutes les opérations de Prestigia, c’est celle de Bouskoura qui a le plus souffert du retard. L’entreprise espagnole GMD, qui réalisait au début les travaux de plusieurs centaines de villas, s’est volatilisée en 2011 abandonnant le chantier et laissant des chèques en circulation. Il a fallu gérer les sous-traitants. Une autre raison qui explique le retard de livraison des logements, la présence des squatteurs, des résidents de baraques installées sur un des terrains ayant fait l’objet d’une procédure d’expropriation. Malgré une décision de justice, impossible de les faire évacuer, surtout que la décision était tombée au plus fort du printemps arabe. Par peur d’un embrasement, les autorités n’osaient pas faire exécuter la décision d’évacuation. A ce jour, il reste encore six baraques.

En attendant, la fronde monte chez une partie d’acquéreurs (organisés en association) qui accusent le promoteur de n’avoir pas tenu ses engagements de délai de livraison. La direction de Prestigia reconnaît le problème, «mais il ne concerne que 5% des clients qui auront souffert d’un retard de plus d’une année et demie», tempère-t-elle. Il ne s’agit pas de minimiser le problème, parce qu’un client mécontent peut s’avérer dangereux par la suite.

Qui doit donc supporter le dommage lié au retard de livraison, le client ou le promoteur? On essaie d’apporter une solution au cas par cas, répond le directeur général de Prestigia. Sur le programme de Bouskoura, les clients reprochent au promoteur de leur avoir vendu une sortie d’autoroute et des installations -supermarché, école- pour l’instant non encore réalisées. Plusieurs enseignes de grande distribution ont été approchées par Prestigia, mais toutes exigent à juste titre, un minimum de ménages pour rentabiliser leur investissement. Idem pour l’école, mais le terrain a déjà été affecté à un promoteur de l’enseignement. Lui aussi, il attend cette fameuse taille critique. Par ailleurs, après plus de deux ans et demi d’allers-retours avec les administrations, un appel d’offres a finalement été lancé la semaine dernière pour la réalisation de la bretelle de l’autoroute.

Le budget hors site explose

Pour financer, l’accès d’autoroute, le branchement au réseau électrique et de distribution d’eau, une station de traitement d’eau, les trois groupes -Prestigia, CGI et Palmeraie- s’organisent en GIE qui mobilise 500 millions de dirhams en 2009. Mais entre les difficultés liées à l’exécution des décisions d’expropriation, la lourdeur des études, il s’est passé plus de deux ans. Entre-temps, les prévisions budgétaires des infrastructures hors site ont dérapé pour arriver à un milliard de dirhams à charge du GIE.

L'economiste



         
 
                         
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