IRESEN vient de publier les 8 Projets retenus dans le cadre de ses appels à projets Innotherm

L’Institut de Recherche en Energie Solaire et en Energies Renouvelables (IRESEN) vient de publier la liste des huit projets retenus dans le cadre de ses appels à projets Innotherm I et Innotherm II. 30 millions de dirhams sont alloués à ces initiatives concrètes portant sur le solaire thermique, ses supports et applications.



IRESEN vient de publier les 8 Projets retenus dans le cadre de ses appels à projets Innotherm
Le Maroc s’est doté depuis 2009 d’un plan solaire avec un budget global de 9 milliards d’euros, d’un plan éolien intégré et plus globalement, d’une stratégie énergétique nationale, visant à porter la part des énergies renouvelables à 42% dans la production énergétique, à l’horizon 2020.
Les 8 projets retenus
À dessein, l’IRESEN a publié le 30 octobre, la liste des 8 projets. Un budget de 30 millions de dirhams a été alloué à la recherche sur le solaire thermique impliquant des universités et industriels marocains et étrangers.
Il s’agit notamment du projet de fabrication de “batteries Lithium-ion pour le stockage de l’énergie solaire”. D’un coût global de 4 millions de dirhams. Il vise à mettre en place des batteries performantes du point de vue énergétique.
Il y a également le projet de fabrication et de développement de “l’onduleur photovoltaïque 6 KVA”, d’un coût de 4,4 millions de dirhams. Il a pour but de “développer et fabriquer localement un onduleur 6KVA. Ce convertisseur permet d’alimenter en énergie électrique les régions isolées notamment.”
Le Moroccan Foundation for Advanced Science, Innovation and Research (MASCIR) constitue par ailleurs un des projets phares retenus par l’IRESEN, en collaboration avec l’Office Chérifien des Phosphates (OCP). L’entreprise mettra à disposition ses installations de Benguérir pour le test des nouveaux matériaux polymères dans les capteurs solaires. Le Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Energies renouvelables (LITEN) étudiera l’utilisation et la viabilité de ces derniers dans le climat marocain.
Avec le budget le plus important, 61,16 millions de dirhams, le projet CNIM (Construction industrielle de la Méditerranée) porte notamment sur “la prédiction de la ressource solaire, l’augmentation du rendement de la chaudière solaire, la gestion de la production électrique en site isolé…”
“Le stockage d’énergie thermique solaire par fusion des matériaux à changement de phases au sein d’un système hybride habitat-capteur solaire”, “Université Al Akhawayne: Nanocoating and Testing”,  “conception et construction d’un champ solaire à faible concentration”, et “l’évaluation des performances des sites thermosolaires de la Cimenterie d’Aït Baha” sont les autres projets retenus par l’IRESEN.
Innovation et mutualisation
Selon le directeur général de l’institut, Badr Ikken, l’effet recherché dans ces projets, est de pousser les universités et les industriels à l’innovation.

“Lorsqu’on crée un environnement favorable au développement des énergies renouvelables, il faut un cadre juridique propice, il faut un cadre financier également. Mais, il faut aussi de la formation, qui est un aspect très important de même que l’innovation, qui permettra un positionnement au niveau de l’intégration industrielle locale.”

Badr Ikken, directeur général de l’IRESEN.
Et de poursuivre: “l’idée, c’est de pousser les entreprises et chercheurs marocains à aller vers de nouvelles orientations.”
Sur cette voie, l’IRESEN bute sur une “carence d’équipements dans les universités” mais pour y remédier, l’institut a décidé d’augmenter la part des équipements dans les appels à projets. Selon M. Ikken, elle a été révisée de 30 à 60%.
Un laboratoire pour cellules photovoltaïques
Pour les industriels, Badr Ikken suggère que le ministère de l’Industrie soutienne “à 100% l’aspect développement technologique”. Le soutien financier actuel n’aide pas les entreprises marocaines à l’ajout d’une ligne de production, et plusieurs entités préfèrent continuer à acheter de nouvelles puissances, à faire du joint-venture, et de l’import sur plusieurs produits solaires.”
Le directeur de l’IRESEN se félicite cependant de la construction, dans un mois, d’un laboratoire spécialisé dans les cellules photovoltaïques à Rabat”. Financé avec le soutien du gouvernement coréen, ce laboratoire servira de “plateforme d’excellence de recherche pour l’Université Mohammed V Agdal.”
Une plateforme dédiée spécialement aux modules photovoltaïques est aussi prévue, cette année, à Benguérir. Universités et industriels  travailleront ensemble dans ces laboratoires “indoor et outdoor” avec un seul crédo: “mutualiser et encourager une masse critique” pour un Maroc solaire.

aufait


         
 
                         
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