Guichets clos dans les administrations



Guichets clos dans les administrations
Quatre syndicats en grève aujourd’hui.
Fonction publique et collectivités locales concernées.
Un avertissement! Voilà le message que veulent faire passer, en ce mercredi 3 novembre, quatre centrales syndicales au gouvernement. C’est donc une grève d’une journée que mèneront aujourd’hui 350.000 agents de la fonction publique et les collectivités locales. Le Maroc compte au total 500.000 fonctionnaires, dont 150.000 travaillent dans des établissements publics (ONE, ONDA…). Quatre syndicats sont alliés dans ce mouvement de grève: la Fédération démocratique du travail (FDT); l’Union générale des travailleurs ; l’Union nationale des travailleurs et l’Union syndicale des fonctionnaires du Maroc -affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT) -. La Confédération démocratique du travail (CDT), elle, préfère se désolidariser pour l’instant. Mustapha Brahma, membre du bureau exécutif de la CDT, se contente de confirmer. Et nous oriente vers son frère d’arme, Abdelkader Zair, pour justifier les causes du non-ralliement à la grève. Celui-ci est resté injoignable à l’heure où nous mettions sous presse.

Abderrahman Azzouzi, secrétaire général de la FDT, regrette que «le gouvernement n’ait pas respecté ses engagements». Il fait d’abord référence au calendrier du dialogue social. Le round d’avril 2010 «n’a été tenu que tardivement, soit deux mois et demi après». Le rendez-vous de septembre dernier ne s’est pas tenu. Pourquoi? «Le gouvernement n’a pas invité les syndicats», rétorque Abderrahim Handouf. Il est secrétaire général adjoint de l’Union syndicale des fonctionnaires du Maroc. Mais précise par contre qu’ils se sont «retirés de la réunion d’avril tenue avec le gouvernement» dans le cadre du dialogue social. Il y a aussi le dossier d’indemnisation des fonctionnaires travaillant dans des zones reculées. Là c’est le comité qui regroupe syndicats et gouvernement qui «ne s’est jamais réuni», selon Azzouzi. Durant cette année, c’est la deuxième grève du genre qui est menée. La première date du 3 mars dernier, d’après le porte-parole de la FDT. Les syndicalistes de la fonction publique -rattachés à l’UMT- formulent des réserves sur de gros dossiers tels que la promotion, la retraite et la liberté syndicale menacée par l’article 288 du code pénal.

Il n’y a eu qu’un seul accord et qui concerne «l’intégration des fonctionnaires (échelle 1 à 4) dans l’échelle 5», précise son SG adjoint. Même l’augmentation de salaires de 10% sur deux ans (2008-2009) a été «décidée unilatéralement» par le gouvernement. «Or, l’indice du coût de la vie a évolué beaucoup plus vite ces dernières années», poursuit-il. Pour les promotions, le gouvernement El Fassi «refuse catégoriquement d’en discuter». Le système actuel ne permet que 2 à 3 promotions durant toute la carrière d’un fonctionnaire. Le syndicaliste donne l’exemple des fonctionnaires de l’échelle 5 à 9. Leurs promotions se traduisent «par une augmentation de 600 à 900 DH». Le gouvernement n’est-il pas tenu par des contraintes budgétaires? «Pour certains il y a la crise mais pas pour d’autres», affirme le SG adjoint de l’Union syndicale des fonctionnaires du Maroc. Il fait notamment allusion à la dernière hausse des salaires accordée aux policiers. Si la situation économique est difficile, «les ministres doivent donner l’exemple». Ces derniers touchent 70.000 DH par mois.

Principe
Le projet de réforme du régime des retraites suscite également des réserves. Une commission nationale où siègent le patronat, les syndicats et le gouvernement planche sur ce dossier. Le cabinet de conseil Actuariat a remis une étude. Elle est en cours d’examen par la Commission, indique le SG adjoint de l’Union syndicale des fonctionnaires du Maroc. Deux points d’achoppement entre syndicats et gouvernement: avancer l’âge de retraite à 65 ans et la hausse des cotisations payées à la Caisse marocaine des retraites. Et où civils et militaires cotisent. Les syndicalistes prônent le principe d’un tiers deux tiers, qui implique que l’Etat-employeur paye 75% et le reste par l’employé. Les militaires y ont droit mais pas les civils. Sachant que la CNSS et le privé appliquent aussi le principe des deux tiers. Les centrales exigent à ce qu’il soit généralisé.

L'economiste


         
 
                         
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