Grève des transports : Les chauffeurs durcissent le ton



Grève des transports : Les chauffeurs durcissent le ton
Opérations escargot à Casablanca.
Menaces verbales et physiques contre les non-grévistes.
La grève du transport routier s’est durcie, hier à son troisième jour. Le mouvement s’est, en effet, amplifié prenant d’autres tournures, avec notamment des menaces pour ceux des chauffeurs de camions, d’autocars ou de taxis qui refusent d’y adhérer. A Casablanca des opérations escargot ont été organisées par quelques chauffeurs de grands taxis sur la route des Oulad Ziyane, perturbant ainsi la circulation. De même, certains grands taxis ont installé des piquets de grève empêchant les autocars d’assurer leurs trajets à partir de cette gare routière. A l’heure où nous mettons sous presse, aucun conducteur d’autocars n’était en activité.
Même si les professionnels du secteur semblent divisés, la grève a commencé à avoir quelques incidences sur l’économie. En effet, «durant les trois derniers mois, les entreprises opérant dans le secteur du transport ont vu leurs chiffres d’affaires reculer de 40% par rapport à l’année dernière. Aujourd’hui, avec ce mouvement de grève, leurs rendements risquent de baisser de 50%», indique Abderrahim Chennaoui, secrétaire général de la Fédération générale de transport sur routes et ports. Et d’ajouter: «à Casablanca certains patrons ont été obligés d’ordonner à leurs employés de reprendre leur mouvement habituel, notamment pour les bennes à céréale». Auprès de l’Association des producteurs et exportateurs de fruits et légumes (APEFL), l’on relève un léger ralentissement des exportations. «Nous sommes déjà dans une période de creux, puisque nos exportations ont connu une diminution de 50% par rapport à la même époque de l’année dernière. Actuellement, les mouvements de grève ne font qu’empirer davantage notre situation», affirme-t-on auprès de l’association. En effet, pour limiter les perturbations des débrayages de certains transporteurs, les opérateurs essayent d’être plus vigilants. «Ils préfèrent faire transporter leurs marchandises pendant la journée afin d’éviter toute casse aux véhicules», explique un responsable de l’APEFL. A noter que deux camions ont perdu leurs pare-brises dans la nuit de mardi à mercredi à Marrakech. Pourtant, le gouvernement a rappelé que «la pratique de la grève ne doit pas porter atteinte à la liberté du travail et incite au respect de cette liberté par les parties appelant au mouvement de débrayage».
S’agissant des dernières statistiques du département en charge du Transport, elles n’affichent que 99% des grands taxis de la région du Grand Casablanca qui ont observé le mouvement. Seuls 44 véhicules sur 6.640 ont circulé. La région de Chaouia-Ouardigha vient en deuxième position avec 93% de grands taxis à l’arrêt. Pour les transports publics de voyageurs, Chaouia-Ouardigha est classée première avec 51% du parc en état de grève et 80% enregistrés pour le transport de marchandises pour compte d’autrui.

leconomiste.com


         
 
                         
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