Gestion des risques



La gestion des risques couvre tous les points susceptibles de poser problème dans une entreprise.
Les responsables des risques analysent toute une série de dangers, comme celui de savoir si un débiteur peut être dans l'incapacité de rembourser l'argent emprunté ou si un marché risque de s'effondrer. La gestion des risques est également appelée gestion de l'exposition aux risques. La gestion des risques couvre tous les points susceptibles de poser problème dans une entreprise.

Bill McCabe, responsable des risques opérationnels chez Tokai Bank Europe, déclare : " Le risque opérationnel est le risque que quelque chose fonctionne mal dans les opérations quotidiennes d'une entreprise. Les banques d'investissement assument également le risque de marché, le risque de crédit et le risque de liquidité, par exemple contre une rémunération prévue. Tout le personnel assume une partie de la responsabilité de la gestion des risques. " L'International Financial Risk Institute définit la gestion des risques comme : " l'application de l'analyse financière et de divers instruments financiers au contrôle et à la réduction des types de risque sélectionnés ". Le secteur est fortement spécialisé avec des responsables des risques dans des secteurs comme la vente, le montage financier, la négociation, le marketing et la banque privée. Les institutions financières sont contraintes par les autorités de réglementation de gérer les risques de marché et de crédit de manière quotidienne.

Tendances

Le besoin d'une gestion des risques chez les banques a fortement augmenté au cours des dernières années. L'une des raisons principales est la complexité croissante des instruments financiers, comme les produits dérivés - par exemple, les contrats à terme et les options.

L'effet de levier financier des produits dérivés signifie qu'une petite somme d'argent peut générer un énorme rendement, contrebalancé inévitablement par un risque important. Ceci rend vitaux les contrôles de la gestion des risques. Parfois, une société est acculée à la ruine : l'un des exemples célèbres est l'effondrement de la banque Barings en 1995 après qu'un négociateur, Nick Leeson, a perdu plus de 1,5 milliard de dollars en produits dérivés basés sur la valeur de l'indice boursier japonais Nikkei.

Un autre exemple de " négociateur voyou " est le cambiste John Rusnak, qui a fait perdre 750 millions de dollars à Allied Irish Bank en 2001. La nature de plus en plus internationale de la banque, qui développe ses activités dans des secteurs qui ne lui sont pas familiers, a également augmenté le besoin d'une gestion des risques.

Il existe cinq types principaux de risque :

Crédit - une organisation ou un individu manque à ses obligations financières ;

Marché - les prix d'actifs particuliers évoluent de manière défavorable sur un marché ;

Liquidité - les marchés de certains produits spécifiques manquent de liquidités, c'est-à-dire qu'il n'y a pas suffisamment de ventes et d'achats pour que le marché fonctionne correctement ;

Juridique - un contrat ne peut être exécuté, peut-être en raison d'une documentation insuffisante ou d'une compétence insuffisante de la contrepartie ;

Opérationnel - la perte provient de défaillances dans les systèmes d'information ou les contrôles internes, notamment les erreurs humaines et les procédures inadéquates.

A un niveau plus large, il est possible d'inclure le risque relatif à la réputation et à la stratégie. La gestion des risques doit commencer dans la salle du Conseil d'administration.

En 1988, le Comité de Bâle sur la surveillance bancaire a publié l'Accord capital pour les risques de crédit. Cet accord proposait que les banques des pays du Groupe des dix (G10)* mettent de côté le capital nécessaire pour couvrir le risque que certains de leurs prêts ne soient pas remboursés.

Le document a présenté un cadre de mesures standardisées pour calculer le montant du capital requis. En 1993, la même organisation a publié le " Traitement de la surveillance des risques de marché " qui étendait l'accord de 1998 pour y intégrer le risque de marché. Ces documents et d'autres à venir ont défini la pratique de la gestion des risques et le Comité de Bâle est maintenant en train de réviser son accord original.


latribune.fr

Stratégie : La gestion des risques

La vie entraîne inéluctablement une prise de risque car la vie, dans sa substance même, n'est que prise de décision. Et prendre des décisions engage...

Dans son acceptation courante, le risque n'est que la forme éphémère et potentielle d'un futur problème pouvant dégénérer en crise.

Dans un autre contexte, quel risque ai-je à l'inviter ce soir au restaurant ?

Ce qui est fascinant chez l'être humain est sa façon de prendre des décisions.

On pourrait penser que prendre un risque serait une action proactive alors que les faits nous démontrent qu'elles sont le plus souvent issues d'une pression subie.

A la question précédente "vais-je l'inviter au restaurant", la prise de risque va dépendre largement du contexte.

Dans le cas où cela concerne une personne avec qui vous aimeriez entrer dans une relation plus intime, le risque est que si elle refuse alors vous regarderez la télévision tout seul à la place de partager des sensations plus enivrantes. Cette décision classable parmi les pro-actives sous-tend l'évitement d'être seul et peut-être le regret de n'avoir pas demandé ce qui peut amener une forme de crise du style "je ne vaux rien, je suis nul" confortant un état dont vous tenez absolument sortir.

Si le contexte est une date anniversaire alors la nature du risque change avec des possibilités de crise nettement plus grandes car souvent larvées. Alors à la joie du "il s'est souvenu de notre anniversaire de mariage", la vraie question à poser serait plutôt du style "pourquoi s'est-il vraiment souvenu de notre anniversaire de mariage ?".

Certes, cela casse l'élan romantique et les bonnes raisons apparentes de l'inviteur mais au fond nombre d'entre nous prenons un risque pour en éviter encore un plus grand.

Les "pure player" du risque, ceux qui veulent de l'adrénaline sont somme toute assez rare. Si seulement 1% de nos décisions était de cette veine, le monde d'aujourd'hui serait très différent.

Par essence une entreprise étant un univers d'interdépendance, une crise y apparait parce que tout simplement une décision n'a pas été prise à temps.

Si gouverner c'est prévoir alors il y a eu manque d'anticipation. Prendre une décision au dernier moment ou, encore pire, trop tard même avec toutes les bonnes raisons du monde démontre l'incapacité réelle du décideur à assumer ses responsabilités.

Pour faire simple, la gestion des risques n'est que l'anticipation de scénarii possibles en fonction de contextes donnés.

En prenant l'exemple d'un coureur automobile de rallye quelle serait votre réaction s'il fait une sortie de route et que vous apprenez qu'il n'avait pas prévu qu'il pleuve ?

Un professionnel anticipe le maximum de cas dans la mesure des possibles et puis ensuite il prend des risques apparemment insensés (ce qui ravit les foules et fait le spectacle) mais qui sont totalement sous contrôle. Le néophyte applaudie la prouesse et le professionnel apprécie le niveau de performance.

A qui sait prendre les risques, la fortune sourira... sauf à ceux qui croyaient tout contrôler. L'imprévu fait partie du chemin de l'apprentissage et les meilleurs pilotes sont ceux qui ont véritablement appris de leurs sorties de route.

Certains parleront en termes de chance (les loosers) pendant que les autres parleront de maîtrise (les winners). Puis pour faire bonne impression les winners diront qu'ils ont eu de la chance (ce qui est vrai mais dans un pourcentage infime) afin de ne pas blesser les loosers et les laisser là où ils sont c'est-à-dire sur le bord de la route...

envie d'entreprendre


         
 
                         
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