General Tire Maroc cédée à 150 millions de DH

· C’est la famille Aït Mzal qui en devient le nouvel acquéreur
· Leur société Deveco-Souss reprendrait plus de 200 salariés
· Les 500 autres attendent les jugements d’indemnisation



General Tire Maroc cédée à 150 millions de DH
Les 700 ouvriers de General Tire Maroc (GTM) peuvent souffler. Après avoir passé 6 ans à traîner dans les méandres du système judiciaire, cette affaire connaît enfin un dénouement. Le tribunal de Commerce a cédé judiciairement, lundi 11 décembre dans l’après-midi, cette entreprise à la société Deveco-Souss appartenant à la famille Aït Mzal (très connue dans le transport routier). Comme annoncé précédemment dans nos colonnes, le prix de cette cession a été fixé à 150 millions de DH dont 20 millions pour indemniser les salariés qui ne souhaitent pas travailler pour Deveco-Souss. Le prix de la cession représente un peu plus que la moitié de la valeur de l’entreprise telle que fixée par une équipe d’experts (300 millions de DH). La famille Aït Mzal doit en principe récupérer 226 salariés avec les mêmes conditions de leur ancien emploi. Les autres employés seront indemnisés en fonction des jugements exprimés en leur faveur.
Le tribunal commencera par indemniser les salariés qui bénéficient d’un super privilège dans le rang des créanciers de GTM. «Les indemnisations devraient tomber rapidement, vu que le plus difficile de la procédure, c’est-à-dire la vente judiciaire, a été réalisé», confie une source au tribunal de Commerce.
En accordant la vente à la famille Aït Mzal, le tribunal écarte ainsi les offres de deux sérieux concurrents, à savoir Ynna Holding (groupe Chaâbi) et un investisseur saoudien, Kariat Almadain. Ce dernier comptait raser l’usine pour édifier à sa place des projets immobiliers et touristiques. Une proposition qui ne correspond pas à l’article 604 du code de commerce qui stipule que les repreneurs doivent reconduire l’activité de la société et de réintégrer ses salariés dans son projet industriel.
L’offre du groupe Aït Mzal paraissait la plus accomplie des trois. Le groupe a présenté un plan d’investissement d’un milliard de DH pour mettre en place une unité de fabrication de carrosserie.
A signaler enfin que la vente du patrimoine de GTM ne veut pas dire pour autant que l’affaire est close. Un autre procès concernant cette entreprise est toujours en cours. Il s’agit cette fois-ci, d’une action intentée par le syndic contre Continental.

Faillite programmée
C’est en 2000 que les problèmes de General Tire Maroc (GTM), filiale du géant allemand du pneumatique Continental, ont commencé. Créée en 1958, cette société a été (du temps où elle appartenait encore aux Américains) le premier et le plus grand producteur de pneus en Afrique du Nord. Mais le passage du flambeau de l’américain General Tire à l’allemand Continental a été de très mauvais augure.
En effet, le management de GTM avait multiplié les avantages dits «sociaux», pour son encadrement comme pour le personnel, ce qui a lourdement pesé sur les frais généraux et donc la rentabilité de l’entreprise. Conjuguée à la déferlante de la contrebande (notamment du Sud et de l’Algérie) et à un climat social miné par la multiplication des grèves, la mauvaise gestion de GTM a conduit l’entreprise à une faillite presque programmée.

Source : L'economiste


         
 
                         
  Actualité   Investir au Maroc   Création d'entreprise   Vie d'entreprise   Services   Pratique  
 
  Investissement   Portrait du Maroc     Etapes de création     Gestion     Newsletter     Téléchargements
 
  Economie   Raisons d'investissement     Guide des formalités     Finance     Forum     Vidéo
 
 
  Bourse & Finances   Climat des affaires     Formes juridiques     Marketing     Guichets moukawalati     Galerie
 
    Société & Culture     Opportunités d'investissement     Aide aux PME     Ressources humaines     Liste des CRIs     Liens
 
 
  Entreprise     Fiche d'entreprise     Droits des affaires     Nouvelles technologies         Blogs
 
  Sport       Fiscalité     Emploi & Carrière