France Expo: Plus de 200 exposants et 8.000 visiteurs attendus



France Expo: Plus de 200 exposants et 8.000 visiteurs attendus
Agroalimentaire, automobile, aéronautique, aménagement urbain,…
Dynamisme sans précédent et visibilité sectorielle. Ce sont là les tendances majeures qui caractérisent le Maroc aujourd’hui. Des tendances qui attirent de plus en plus de concurrence étrangère. C’est dans ce contexte que se tient à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 13 novembre, la 5e édition de France Expo-Maroc au Centre des expositions de l’Office des changes à Casablanca. L’occasion pour les entreprises tricolores de vendre leur savoir-faire. En quantité, si cette édition contient moins d’exposants que la précédente, 200 au lieu de 350, cela tient au repositionnement de la stratégie de promotion des entreprises françaises sur le Maroc. Cela n’a rien à voir avec un quelconque désintérêt. Au contraire. En fait, les grands salons sectoriels marocains - le dernier en date est celui du bâtiment - abritent chacun un imposant pavillon France. Une soixantaine d’entreprises françaises avaient d’ailleurs exposé au Salon international du bâtiment. Idem pour le Pollutech, le Salon dédié aux technologies et aux solutions de l’environnement. Pour la seule année 2010, au moins 500 entreprises françaises, surtout des PME, ont participé à des salons sectoriels au Maroc.

C’est une nouvelle tendance inhérente à la visibilité sectorielle créée par les différents plans sectoriels lancés par le gouvernement marocain: Emergence, Halieutis, Maroc Vert, etc. La deuxième grosse tendance est le poids prédominant des PME dans la stratégie d’approche du marché marocain. Le président de la Confédération générale des PME, Jean-François Roubaud considère que le Maroc est un levier d’internationalisation de la PME française.

Pour cette édition de France Expo, plus de 200 exposants et près de 8.000 visiteurs professionnels sont attendus. L’objectif étant de créer des opportunités d’affaires et de partenariat aussi bien pour les entreprises françaises que marocaines via notamment des rencontres B to B. Parmi les secteurs représentés figurent ceux sur lesquels le Maroc vise énormément. Il s’agit de secteurs qui depuis quelques années affichent un grand dynamisme grâce à l’appui institutionnel. C’est le cas notamment de la logistique et le transport, l’aéronautique, l’agroalimentaire, l’automobile, l’aménagement urbain… Bien évidemment, d’autres secteurs seront présents. Il s’agit entre autres des équipements de loisir et de bien-être, la formation professionnelle, les TIC et équipements, les services aux entreprises…

Par ailleurs, il faut rappeler que la France est le premier partenaire économique du Royaume avec plus de 750 filiales et participations françaises en 2009. Le Maroc est la première destination des investissements directs français à la fois dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient et sur le continent africain.

Selon une enquête du service économique de l’ambassade de France à Rabat, ce chiffre est en forte augmentation par rapport à l’enquête précédente (529 en 2006), ce qui vaut une progression de 40% en trois ans. La progression moyenne au niveau mondial n’est que de 15% sur la même période.
Par région c’est Casablanca qui domine en termes d’implantations françaises. En 2009, la région comptait 513 filiales et participations d’entreprises françaises (soit 68% du total). La ville alors ne comptait en 2006 que 356 implantations. Ce qui fait qu’en 3 ans, le taux de progression des implantations dans la région est de 44%. L’augmentation est donc de 44% en trois ans.

En termes d’échanges commerciaux, ces derniers ont subi en 2009 l’impact de la crise économique mondiale. En effet, les échanges bilatéraux ont reculé durant l’année dernière de 16,3% par rapport à 2008. Dans ce sillage, les exportations marocaines vers l’Hexagone ont baissé de 13,3%. La baisse a également touché les exportations françaises vers le Maroc. Celles-ci ont diminué de 18,3% en 2009 par rapport à 2008.

Ce recul relatif se fait en réalité sur un gâteau qui s’est considérablement élargi ces dernières années. Mais c’est quand même un avertissement même si la France maintient sa position de premier fournisseur du Maroc.

Cependant, elle n’est pas à l’abri de la concurrence d’autres pays. Les Espagnols, qui ont subi un sérieux revers entre 2008 et 2009, se cherchent un nouveau souffle au Maroc. Ils ne sont pas les seuls. Les Turcs qui possèdent un important tissu de grosses PME capables de se projeter sur des marchés internationaux sont aussi de redoutables concurrents.

Ils viennent de le démontrer en s’adjugeant le marché de la construction du pipeline de l’OCP d’une valeur de 4 milliards de dirhams. Les entreprises chinoises se montrent plus qu’agressives. Au moins la moitié du trafic conteneurs vers le Maroc provient de l’empire du Milieu.

L'economiste

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