Fonction publique : Les basses échelles supprimées!



Fonction publique : Les basses échelles supprimées!
Le projet de décret au Conseil de gouvernement.
La mesure profitera à 47.500 fonctionnaires.
Les syndicats maintiennent la grève du 3 mars.

L’élimination des échelles 1 à 4 dans la fonction publique n’est pas juste une promesse. Le gouvernement passe aujourd’hui à l’acte. Le projet de décret d’application de cette mesure sera donc examiné lors du Conseil de gouvernement, qui se tient aujourd’hui, jeudi 24 février. Ce qui permettra à l’équipe de Abbas El Fassi d’honorer les engagements pris vis-à-vis des syndicats. Ces derniers ont d’ailleurs critiqué le retard pris puisque la mise en place de cette mesure était attendue pour janvier 2010.
La suppression de ces échelles de rémunération (1 à 4) s’effectuera avec un effet rétroactif, à compter du 1er janvier 2008. Elle permettra de réduire les disparités salariales dans la fonction publique et d’améliorer les revenus des catégories classées dans les basses échelles. Le salaire minimum dans la fonction publique passera donc de 1.560 à 2.400 DH. Au total, ce reclassement dans l’échelle de rémunération 5 bénéficiera à près de 47.500 fonctionnaires.
Seul hic, les agents des collectivités locales sont exclus de ce reclassement. Une décision que les syndicats désapprouvent.
Le Conseil de gouvernement compte également examiner le projet de décret sur le quota de la promotion interne. Programmée en deux étapes, la première augmentation est intervenue en 2008, avec le passage de 22 à 25%. Quant à la deuxième revalorisation, elle est en cours de concrétisation. Le quota des promotions passera donc de 25 à 28% et profitera à près de 3.200 fonctionnaires chaque année. Une mesure également contestée. Les syndicats étant favorables à un quota de 32%. Ils sont également pour un retour au système de la promotion exceptionnelle au profit des fonctionnaires éligibles à une promotion depuis 2003. Les organisations syndicales préconisent une refonte complète du système de notation et de promotion.
Pour l’heure, l’adoption de ces mesures ne change en rien leur position. «Le gouvernement adopte les mesures qu’il a proposées depuis le début des négociations. Les revendications ne sont pas prises en compte», affirme Mohamed Hakkech, responsable à l’UMT. Même son de cloche auprès de la FDT. «Rien de nouveau. Notre réunion avec le ministre de la Modernisation des secteurs publics n’entre pas dans le cadre des rounds du dialogue social. En tout cas, aucune proposition nouvelle n’a été faite», soutient Abderrahmane El Azzouzi, secrétaire général de la FDT.
Face à cette situation, la grève dans la fonction publique programmée pour le mercredi 3 mars est maintenue. Un mouvement lancé sur appel de l’UMT, la FDT et l’UNTM. La CDT, faisant cavalier seul, n’est pas partie prenante dans ce mouvement de protestation. Quant à l’UGTM, elle met une condition à sa participation, soit la programmation de la grève pour une date ultérieure. Une demande que les syndicats rejettent.

leconomiste.com


         
 
                         
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