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Finances : Créances en souffrance,un léger mieux
Selon Bank Al-Maghrib, sur la base des documents comptables des établissements de crédit, arrêtés à fin décembre 2007, il ressort que le trend baissier des créances en souffrance, amorcé en 2005, s'est poursuivi en 2007 à la faveur de la poursuite de l'assainissement des comptes, de l'importance des opérations de recouvrement, du rajeunissement du stock de crédit et d'une meilleure maîtrise de risque.
L'encours total des créances en souffrance des établissements de crédit, s'inscrivant en baisse de 5% par rapport à 2006, à 40 MMDH, a dégagé un taux de risque de 8% contre 11% un an auparavant. Ces créances en souffrance ont été couvertes par des provisions à hauteur de 77% contre 74%. Pour les banques, le volume des créances en souffrance a baissé de 31% depuis 2004 pour se chiffrer à 33,3 MMDH à fin 2007. Le taux de couverture de ces créances par les provisions s'est amélioré de manière significative de 59 à 75%. Le taux des créances en souffrance des banques a baissé sur la même période de 19,4 à 7,9%. Rapportées aux fonds propres comptables, les créances en souffrance nettes de provisions ont représenté 18,2% contre 63,6%. L'examen des déclarations annuelles des banques à la Banque centrale relatives aux créances en souffrance d'un montant unitaire supérieur à 500.000 DH renseigne sur la concentration de ces créances et le profil des bénéficiaires. Totalisant un encours de près de 23 MMDH, ces crédits ont représenté, à fin 2007, 70% de l'encours global des créances en souffrance des banques, contre 75,8% en 2004. Le nombre de débiteurs, en reculant de 1.448 par rapport à 2004, s'est établi à 7.401. L'encours moyen, par débiteur, s'est élevé à 3,1 millions de dirhams, contre 3,7 millions en 2004. Cette évolution s'explique notamment par la baisse des créances en souffrance de montants importants. Le niveau de concentration des créances en souffrance est demeuré relativement élevé, la segmentation retenue étant en cohérence avec celle de l'accord ‘'Bâle II''. Ainsi, les clients, dont l'endettement unitaire est supérieur à 15 MDH, au nombre de 257, soit 3,47% de l'ensemble des débiteurs, contre 322 en 2004, ont totalisé un montant de 9,3 MMDH, en baisse de 6,3 MMDH (ou 40,2%). Ce montant, qui représente 40,7% du total des créances en souffrance, contre 47,4% en 2004, était couvert par des provisions à hauteur de 7,3 milliards, soit un rapport de 78,5%, contre 53% en 2004. Les clients dont l'endettement unitaire est compris entre 1 et 15 MDH étaient au nombre de 3.427, soit 46,30% de l'ensemble des débiteurs, contre 4.294 en 2004. Le montant de leurs dettes s'est élevé à 11,2 MMDH, en baisse de 3,2 milliards, soit 22,4%. Ce montant, qui a représenté 48,2% du total des créances en souffrance examinées, contre 43,9% en 2004, était couvert par des provisions à concurrence de 8,4 MMDH, soit un taux de 75%, contre 68% en 2004. Les débiteurs dont l'endettement unitaire est compris entre 0,5 et 1 million de dirhams étaient au nombre de 3.717, soit 50,2% de l'ensemble des débiteurs, contre 4.233 en 2004. Leurs dettes ont totalisé 2,6 MMDH, soit 11,12% du total des créances en souffrance, contre 8,7% en 2004. Elles étaient couvertes par des provisions à hauteur de 1,8 MMDH, soit un taux de 57,1%, contre 68% en 2004. Les créances en souffrance dont le montant unitaire est supérieur à 15 MDH ont représenté 28,3%, contre 36% en 2004. Celles dont le montant unitaire est compris entre 1 et 15 MDH ont totalisé 33,6%, contre 30,3% en 2004. Celles dont le montant unitaire est inférieur à 1 MDH ont représenté 38,1%, contre 33,7% en 2004. Elles ont été couvertes par des provisions à hauteur de 74% pour un montant de 9,4 MMDH. C'est le secteur du Bâtiment et travaux publics, avec 15,4%, qui a enregistré la part la plus élevée, soit presque le même niveau qu'en 2004. Toutefois, cette part n'a représenté que 7,6% si l'on exclut les données d'une banque qui détient des créances anciennes et des montants importants. En termes d'encours, ce secteur a enregistré une baisse de l'ordre de 2,1 MMDH par rapport à 2004. Le secteur «commerce, réparations automobiles et d'articles domestiques», avec 13,3%, a affiché une hausse de 40 points de base par rapport à 2004, bien que l'encours ait reculé de près de 2 MMDH. Quant au secteur «industries alimentaires et tabac», avec une part de 9,9%, il a enregistré une augmentation de 170 points de base par rapport à 2004. Il a affiché un encours en repli d'environ un milliard DH. Le secteur «agriculture, chasse et sylviculture» a représenté 9,4% du total, en recul de 220 points de base par rapport à 2004, favorisé par une baisse en termes d'encours de 1,7 MMDH. En somme, un léger mieux qui pourrait se conforter si l'on se réfère au dispositif de gestion du risque de concentration mis en en place par BAM qui constitue un référentiel de saines pratiques à même de permettre aux établissements de crédit d'identifier les sources potentielles de tels risques et d'en assurer la mesure, la gestion et le contrôle. Les principes fondamentaux autour desquels s'articule cette directive se déclinent en une surveillance appropriée par les organes d'administration et de direction et par les entités opérationnelles. Outre l'élaboration de politiques et de procédures de gestion adéquates, l'accent est mis sur la mise en place de systèmes de mesure et de surveillance du risque et de contrôle interne approprié, en passant par une bonne maîtrise du risque et son atténuation. --------------------------------------------- Règle de division des risques Les modalités d'application de la règle de la division des risques sont fixées par la circulaire de Bank Al-Maghrib, aux termes de laquelle un établissement ne peut détenir sur un même bénéficiaire, client individuel ou ensemble de clients constituant un groupe d'intérêt, des créances excédant 20% de ses fonds propres. Les établissements de crédit adressent trimestriellement, à Bank Al-Maghrib, des reportings sur leurs grands risques, entendus comme les créances et les titres détenus sur une même contrepartie et dont le montant est supérieur à 5% des fonds propres prudentiels. Le montant global des grands risques se sont établis, à fin décembre 2007, à près de 4 fois les fonds propres du système bancaire. le matin |
Evènement
EvènementMarrakech : Le Salon « SOLAIRE EXPO » du 09 au 12 février 2012Casablanca : Electricity & Energy expo du 11 au 15 octobreCasablanca : La 1ére édition de l'E-commerce du 3 au 5 Novembre 2011Casablanca : Salon industriel des équipements, des technologies et de la sous-traitance du 14 au 17 septembre
Documents officiels
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