Financement auto : La LOA reste moins chère que les autres produits



Financement auto : La LOA reste moins chère que les autres produits

La LOA est moins chère que les autres produits. Les taux d'intérêt vont de 7% à 13%, mais des offres promotionnelles sont proposées à l'occasion de Auto Expo.
Inutile de s’apprêter à déambuler dans l’immense espace d’Auto Expo pour s’apercevoir que les établissements de financement (parfois liés à certaines concessions automobiles) font montre de plus en plus d’ingéniosité marketing pour attirer le chaland. Il faut dire que si le secteur connaît une hausse exponentielle (112 100 voitures neuves écoulées en 2011, soit une hausse de 8,38% par rapport à 2010), il demeure toutefois sous motorisé et est donc, à ce titre, considéré comme fort concurrentiel. Par conséquent, face à une offre pléthorique, quelle formule de financement choisir ?

Crédit à la consommation affecté (lié à l’achat de l’automobile), location avec option d’achat (LOA) et Mourabaha sont autant de solutions proposées par les sociétés de financement de la place. Mais toutes n’offrent pas les trois formules de prêt à la fois. C’est l’exemple de Vivalis. La filiale de la Banque centrale populaire a momentanément suspendu son offre de financement à base de produits dits «alternatifs» (islamiques). Et pour cause, la société a jugé nécessaire un réaménagement des conditions d’octroi et de fonctionnement de ce type de crédits. Acred, Eqdom et Cetelem, quant à elles, ne commercialisent pas Mourabaha. Elles optent plutôt pour le crédit classique, historiquement le plus connu et le plus rentable. Pourtant, un toilettage fiscal a été opéré sur le produit islamique afin de l’aligner sur celle appliquée aux autres crédits, mais cela ne leur a pas vraiment profité.

Côté taux d’intérêt, pour un crédit à la consommation classique, ceux-ci diffèrent considérablement d’une société de financement à une autre, au même titre que les frais de dossier et d’assurance. Ainsi, selon les informations collectées par La Vie éco auprès du réseau d’agences de certaines sociétés, Eqdom applique du 7%, Acred offre quant à elle 9,75% et Cetelem 12,5%. Le taux peut atteindre jusqu’à 13% chez Vivalis. Mais ces différences de taux sont à nuancer, car, d’une part, la négociation est toujours possible et, d’autre part, les frais de dossier appliqués diffèrent eux aussi sensiblement d’une société à une autre. Ainsi, la comparaison effectuée sur la seule base du taux d’intérêt peut s’avérer trompeuse. Les frais de dossier et d’assurance décès-invalidité toutes causes (ADTC), qu’ils soient compris ou non dans la mensualité contribuent au gonflement du coût global du crédit. Plus le montant du crédit demandé est important, plus ces frais sont élevés. Ces frais dits «annexes», mais tout aussi importants n’ont pas de base de calcul commune entre les différentes sociétés de financement. Ils sont tributaires de la marge commerciale de l’établissement du crédit, ce dernier devant optimiser son gain tout en veillant à ne pas «trop» pénaliser le client potentiel.

Généralement, les frais afférents au traitement du dossier du crédit ne dépassent pas 1% du coût global du prêt et peuvent atteindre jusqu’à 1,5% pour la couverture contre le risque de décès ou d’invalidité.

En règle générale, on peut dire que la location avec option d’achat est visiblement la formule la moins chère des trois produits offerts, car l’établissement de crédit qui achète le véhicule est en droit de récupérer la TVA qui est de 20%. Le client a ainsi l’impression que la banque ou la société de financement lui a offert un taux d’intérêt réduit. Mais en fait, l’établissement de crédit assure sa marge commerciale dans la récupération de la TVA. La particularité de la LOA est la valeur résiduelle que le client est obligé de payer à terme pour pouvoir devenir propriétaire de la voiture. Elle représente généralement 1% à 2% de la valeur de l’automobile. Par souci d’innovation, certaines sociétés telles que Sofac et Vivalis ont supprimé la contrainte du paiement de la valeur résiduelle à condition que l’apport en fonds propres soit d’au moins 40%. D’un autre côté, il n’existe pas de différence notable en termes de coûts entre le produit alternatif et le crédit conso classique. C’est l’une des raisons qui pourraient expliquer la léthargie de ce type de produits, malgré la clientèle élargie susceptible d’être intéressée.

Ceci dit, nul doute que la tenue du Salon aura des airs de «souk des bonnes affaires», d’autant plus que les synergies intra-groupes, à l’instar de Renault qui possède sa propre société de financement (RCI Finance Maroc) ou de Sopriam et Wafasalaf qui appartennent toutes les deux à Sni.
 

La Vie éco
www.lavieeco.com

 



         
 
                         
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