Export-Agrumes : La campagne moins bonne que prévu



Export-Agrumes : La campagne moins bonne que prévu
La campagne d’exportation de fruits et légumes évolue en dents de scie. Si les primeuristes affichent un certain optimisme, les agrumiculteurs n’atteindront pas  les prévisions initiales à l’export. D’abord, un démarrage des expéditions dans une conjoncture marquée par des prix très bas pour l’ensemble des fruits et légumes. Ensuite, des conditions climatiques défavorables qui ont ralenti la croissance des fruits. «La vague de froid des mois de décembre-janvier-février a pratiquement bloqué le développement du profil du calibrage des variétés de demi-saison et causé des dégâts sur les oranges», révèle Ahmed Darrab, secrétaire général de l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (Aspam). Il y a aussi la contraction de la demande en Europe qui constitue le plus grand débouché pour les primeurs et dans une moindre mesure pour les agrumes. Mais ces facteurs n’expliquent pas, à eux seuls, le recul attendu des exportations agrumicoles. «Les faibles recettes réalisées à l’export durant deux campagnes précédentes ont fini par persuader un grand nombre de producteurs à se réorienter vers le marché local», explique Darrab. Le cas de l’Oriental est édifiant à cet égard: La chute de l’export à partir de cette région est de l’ordre de 42% pour les petits fruits et de 60% pour les oranges. La même tendance baissière est observée pour la région du Centre.   
En revanche, les primeuristes tablent sur une campagne moyenne. «Depuis ce mois de mars, le marché s’est nettement amélioré grâce à une remontée  des prix», se félicite Younès Zrikem, vice-président de l’Association des producteurs et exportateurs de fruits et légumes (Apefel). Pour ce qui est des tomates, produits phares de la filière, la profession table sur 400.000 tonnes. Ce qui est un record.
Au total, les exportations d’agrumes et primeurs, au 5 mars, ont atteint 811.382 tonnes contre 852.344 la saison précédente à la même date soit une légère baisse d’environ 5%. Les données de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (Eacce) imputent ce recul aux sorties des agrumes dont le volume s’est établi à 380.260 tonnes  au lieu de 424.570, la saison dernière, une baisse de 10%. Recul qui ne sera pas rattrapé d’ici la fin de la campagne.
Selon le secrétaire général de l’Aspam, au total l’export ne dépasserait guère 500.000 tonnes contre 570.000 tonnes prévues initialement et 530.000 tonnes en 2010/2011. Ceci, pour une production totale de l’ordre de 1,8 million de tonnes. Prévision qui dépendrait toutefois de l’évolution des marchés extérieurs. Mais dans l’ensemble, le débouché local exerce un attrait particulier malgré la pléthore des intermédiaires qui s’accaparent une bonne partie de la recette. Et pour cause, il assure des liquidités immédiates pour les producteurs alors qu’ils doivent attendre 4 à 5 mois pour les règlements dus au titre de l’export.
S’agissant des primeurs, les chiffres de l’Eacce font état d’un volume global expédié de 431.122 tonnes contre 427.774 en légère hausse de 1% par rapport à la date du 5 mars de la campagne passée. Volume qui reste dominé par les tomates dont les exportations ont atteint 297.320 tonnes contre 259.170.
Par régions, le Souss a réalisé l’essentiel des expéditions : 289.120 tonnes. Le reste ayant été réalisé par les régions du Centre et de l’Oriental. Les légumes divers occupent la 2e position avec 109.100 tonnes en régression de 19%  par rapport à la même date de la campagne 2010/2011. Ces sorties sont essentiellement constituées d’haricot vert, de courgettes, de poivrons  et de piment fort.
En ce qui concerne les fruits divers, les ventes ont porté sur 16.320 tonnes au lieu de 23.426 tonnes. C’est la famille des fruits qui accuse plus de retard avec un recul de 30% des expéditions. Lesquelles sont composées de melon, fraise, framboises, grenade et avocat.
A noter aussi que les exportations de produits biologiques ne sont pas en reste. Bien qu’en léger retrait par rapport à la dernière campagne, ces produits ont connu une diversification notable. Les exportations dont le volume a atteint 5.000 tonnes  ont porté sur toutes les variétés de fruits et légumes. Deux régions se positionnent sur ce créneau : le Souss et Marrakech.


l'economiste


         
 
                         
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