Examens du baccalauréat : 335.680 candidats cherchent leur précieux sésame



Les candidats vont tenter de surpasser un obstacle majeur qui va déterminer leur avenir.
A dix heures quinze, la tension retombe doucement au lycée Chawki à Casablanca. Aux abords de l'établissement, qui accueillait l'épreuve de physique-chimie du baccalauréat 2010, une cinquantaine de lycéens sont déjà sortis.

Il reste trois quarts d'heures avant la fin. D'autres sont déjà loin, dispersés dans les rues alentours. Probablement pour décompresser quelques heures, avant de retourner à leurs copies. Les lycéens ont planché dès huit heures sur une épreuve de trois heures. Pour la majorité des candidats, c'était la première fois qu'ils passaient un tel examen. Encore remués par le stress, les jeunes préfèrent attendre leurs camarades devant les murs du lycée. Ils échangent les premières impressions avec un certain soulagement. Alors que l'adrénaline n'est pas tout à fait redescendue, les lycéens semblent confiants.

D'après Roukaya et Hind, « c'était facile. » Elles redoutaient beaucoup l'épreuve, s'attendant à une difficulté plus accrue. « Pourtant, je suis nulle en physique-chimie ! », confie Hind. Est-ce réel ou l'effet de l'inattendu; selon elles, les sujets étaient plus abordables que ceux de l'an dernier.

Les élèves l'affirment, les professeurs les ont beaucoup suivis en amont. Le dernier mois de cours a été consacré à la préparation des épreuves.
Un examen blanc leur a été soumis, dans les conditions réelles, et la semaine dernière leur a été laissée libre. Les deux jeunes filles ne tarissent pas d'éloges à propos de leurs enseignants: «Ils nous ont mises à l'aise!». Pas de surprise non plus quant au contenu des sujets. « Toutes les questions de ce matin, on les a abordées pendant l'année». Zouhair est bien content que tout soit fini.
A la lecture du sujet, il a « trouvé cela compliqué. » «J'étais bloqué par le stress », explique-t-il.

Un quart d'heure avant le rendu des copies, de plus en plus de candidats envahissent la rue en petits groupes. Les rires sont nerveux. Les parents affluent aussi, guettant la sortie et la mine de leur progéniture. Devant l'établissement, il ne reste plus qu'un mince couloir pour se faufiler à l'extérieur.
La mère d'une amie de Hind patiente avec les deux lycéennes. Les yeux rivés vers la porte d'entrée, elle est plus angoissée que les jeunes. « C'est stressant, j'espère que ce sera la première et la dernière fois ! ». Elle attend beaucoup des résultats, qui seront déterminants pour une entrée dans une grande école. Aux côtés de deux autres mamans, deux jeunes femmes attendent en trépignant. L'une pour sa sœur, l'autre pour sa cousine. « On les soutient, c'est normal. On est passées par là. C'est avec le bac qu'on commence la vie».

Car si ''le bac est un grand jour'', ce n'est pas seulement pour le côté solennel. Les jeunes candidats sont unanimes: «Le bac c'est la clé de tout...». Loubna en est bien consciente. Ses camarades Roukaya et Hind l'affirmaient aussi : « Sans le bac, t'as pas de futur ! ». Pour elles, il est même souhaitable d'obtenir une mention, en tout cas pour entrer dans une classe préparatoire aux grandes écoles. « On peut trouver un travail sans le bac, bien sûr, mais à 3.000 ou 4.000 dirhams par mois ! ». Pour Zouhair, avoir le bac, c'est un cap. Pour être sûr de réussir, il a suivi des cours particuliers tout au long de l'année. Il veut continuer ses études aux Etats-Unis, où il rejoindra sa famille. Après quelques heures de répit, tous devront plancher de nouveau... en anglais cette fois. Ils auront subi en tout cinq épreuves écrites au cours de trois jours. Changement de décor. Nous sommes à côté du lycée Imam Boukhari. Il est 11h. Les élèves sortent par petits groupes.

Certains sont satisfaits, d'autres le sont moins. Nabil est âgé de 19 ans. Il passe son baccalauréat en section lettres. Il vient de terminer l'épreuve de l'arabe. Il se dirige vers un snack avec ses amis. « Je ne vais pas dire que c'était facile pour moi. J'ai trouvé des difficultés, mais je me suis bien débrouillé en ce qui concerne les œuvres littéraires, consistant en un texte accompagné de questions, d'un exercice de langue et d'un sujet de dissertation. Je me suis focalisé sur les œuvres qui font l'objet de dissertation. Je les ai bien préparées car j'aime bien la lecture. Enfin, les élèves qui bossent régulièrement n'ont pas eu de problèmes». Hind, candidate de la branche ''Science de vie et de la terre (SVT)'', semble confiante quant à l'issue des examens, jugeant les exercices proposés abordables et à la portée d'un élève moyen. «Les épreuves de physique et chimie sont à la portée des élèves», confirme-t-elle. Et de préciser : «Je pense que ceux qui travaillent régulièrement durant toute l'année n'ont pas eu de difficultés. Et bien évidement, ceux qui n'ont pas bien préparé leurs cours ne sont pas du même avis.

Ses camarades Zineb et Wifka ont également trouvé abordables les sujets de physique et de chimie, bien qu'elles aient, à l'instar de leurs amis, été surprises par le thème du premier exercice de la physique sur les ondes mécaniques.
Houda ne partage pas le même avis que Hind et ses camarades. «L'examen de cette année est plus difficile et plus consistant que celui de l'année dernière», constate cette candidate de la même section et élève au lycée Omar Benou Al Khattab à Bourgonne. Elle s'est préalablement bien préparée aux examens, sachant qu'elle a été recalée l'année dernière. «Mais cette année, le sujet est plus difficile et nécessitait un travail de quatre heures. Par contre, s'agissant de l'exercice de la chimie, je n'ai pas trouvé de difficultés comme les autres élèves», souligne-t-elle.

Elle a ajouté sur le même ton que : «Le seul exercice proposé en chimie n'est pas un exercice type. Deux questions figurant dans l'épreuve ont, d'ailleurs, créé la surprise générale».
''Il s'agit de questions de réflexion'', dit sa camarade. «Nous n'avons jamais eu l'occasion de traiter ce type de questions, bien que nous ayons travaillé des séries d'exercices tout au long de l'année», poursuit-elle. A noter que les deux élèves ont fait le déplacement du quartier Bourgonne pour passer les épreuves au lycée 2 Mars. Elles ne comprennent pas pourquoi les responsables ont décidé de les déplacer loin de leur lycée. Un autre fardeau qui s'ajoute à celui des examens.
Même son de cloche chez Radwane.

Ce dernier n'a pas su tirer son épingle du jeu lors des épreuves de physique-chimie. «Cet examen a comporté quatre exercices : un exercice de chimie qui interpelle à la fois l'analyse et la réflexion, et trois exercices de physique. L'examen de cette année est un peu plus difficile que l'année d'avant », dit-il avec amertume.

Répartitions des candidats par filière
335.680 candidats sont inscrits pour la saison 2010 du baccalauréat. Ce chiffre a enregistré une hausse de 6,32% par rapport à 2009, où 315.718 prétendants ont été recensés.

Plus des trois quarts (77%) des candidats proviennent de lycées publics, 19% passent le bac en candidats libres et 4% sont issus de l'enseignement privé.

Il est à noter qu'environ 29 % des candidats sont inscrits dans la filière des sciences expérimentales (SVT), selon le ministère de l'Education nationale. Aussi, environ 24 % sont dans la branche ‘'Lettres'', 18 % en sciences humaines et 17% en science Ex PC.

lematin.ma


         
 
                         
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