Enseignement supérieur : comment choisir son école



Pour éviter les mauvais choix, mieux vaut s’y prendre assez tôt.
Il n’existe ni classement des écoles ni cotation des diplômes. Une enquête personnelle est toujours nécessaire.
Programme pédagogique, taux d’insertion professionnelle, qualité des locaux, équipement, taux d’encadrement... Des critères à étudier avec attention.


Que faire après le baccalauréat ? Très souvent, beaucoup d’élèves ne se posent cette question qu’après avoir connu les résultats des examens ou, à tout le moins, quelques jours seulement avant. Une fois le bac en poche, commence alors une course contre la montre pour être sûr que la filière choisie est la bonne et surtout pour trouver l’école qui peut permettre d’ouvrir sans grandes difficultés les portes de l’entreprise.
Parfois, certains font leur choix sans même prendre le temps de savoir s’il existe de réels débouchés. Pour toute explication, on a souvent des réponses du genre : «il paraît que les informaticiens ont la côte. C’est un métier d’avenir», «il semble que la finance offre pas mal de débouchés» ou encore «je ne sais quoi faire» ; «je n’ai pas su me faire conseiller au départ» ... Selon Abderrahmane Lahlou, PDG de l’Université privée Mundiapolis, «le déficit d’orientation est la première cause d’échec dans les études chez beaucoup de candidats. C’est dire qu’il n’y a pas de préparation pour ces jeunes qui veulent entreprendre des études plus poussées».
En effet, on oublie que le choix d’une spécialisation commence très tôt ou, tout au moins, dès la cinquième année du secondaire ou la seconde, pour ceux qui suivent la filière française. C’est précisément à cette époque que l’on commence à mieux définir ses choix en fonction des dispositions ou de l’intérêt que l’on a pour telle ou telle discipline.

Les anciens élèves, une bonne source d’informations

Il est évident qu’en s’y prenant à temps, on minimise les risques des choix hasardeux, une fois la clé d’accès à l’enseignement supérieur obtenue. Par conséquent, on évite la frustration de devoir suivre des études non désirées voire les retards découlant d’un changement de filière.
Toujours est-il que le fait de trouver l’établissement idéal, en particulier pour ceux qui n’ont pas pu réussir à intégrer les grandes écoles publiques ou étrangères, n’est pas une sinécure. L’équation est d’autant plus compliquée que la liste des écoles est longue. Toutes spécialités confondues, il faut compter, sur toute l’étendue du territoire, pas moins d’une centaine d’écoles privées qui proposent des filières Bac + 4 et 5. Cette équation est encore rendue plus complexe par le fait qu’il n’y a aujourd’hui aucun classement, ou cotation des diplômes, réalisé par une entité qu’elle soit indépendante ou publique. Néanmoins, on peut se baser sur un certain nombre de critères tant pour le public que pour le privé.
Les deux premiers critères sont, comme on l’a déjà souligné pour le secondaire, les prédispositions à suivre une spécialité et l’intérêt que l’on exprime pour cette dernière. C’est ce que Mohammed Benouarrek, DRH dans une multinationale, résume en deux mots : pouvoir (capacité) et vouloir (désir). Ces deux critères sont valables pour l’enseignement public et pour le privé.
Le troisième aspect porte sur les chances de trouver un emploi. Si pour les grandes écoles publiques on arrive à des taux proches de 100 %, même s’il peut arriver parfois que le lauréat soit obligé d’attendre longtemps, bien malin est celui qui peut donner un chiffre proche de la réalité pour les écoles privées. Naturellement, aucune école ne s’amusera à communiquer un taux d’insertion bas qui peut lui nuire par rapport à la concurrence. Où trouver alors la bonne indication ? Les DRH et autres recruteurs, pour éviter tout parti pris, se contentent de dire qu’ils ne font aucune différence entre les lauréats du public et ceux du privé ou entre diplômes marocains et étrangers. Pour en savoir davantage, on ne peut donc que se renseigner auprès des anciens élèves et cabinets de recrutement qui peuvent donner une tendance. Arrive ensuite la qualité de l’enseignement permettant d’ouvrir les portes de l’entreprise. En effet, quand on s’apprête à débourser entre 30 000 et 60 000 DH voire plus, les étudiants et surtout les parents ont bien le droit de se poser la question sur cet aspect. Le programme pédagogique ne suffit pas. Pour une même filière, presque toutes les écoles annoncent à peu près les mêmes contenus. La différence réside dans la manière dont les cours sont dispensés. En tant qu’apprenants, les étudiants ne sont pas meilleurs juges, mais ils peuvent au moins savoir si un professeur est sérieux ou pas. Dès lors, les conseils d’un ancien élève ou d’un professionnel de l’enseignement s’avèrent précieux.
Suit, dans le même volet pédagogique, le taux d’encadrement en termes d’enseignants permanents. Plus il est élevé, mieux c’est, selon Abderrahman Lahlou, Pdg de Mundiapolis qui regroupe plusieurs établissements d’enseignement supérieur comme Polyfinance (finances), Imade (droit des affaires) et Emiae (informatique). «Un taux d’encadrement élevé est un bon indicateur de la qualité d’enseignement car l’étudiant peut être suivi tout au long de son cursus», explique-t-il. Les partenariats avec des écoles étrangères de qualité sont aussi un bon indicateur. S’ils ne sont pas de circonstance, ces accords contraignent un signataire à mettre à niveau ses programmes.

L’image ne reflète pas toujours un enseignement de qualité

D’autres éléments de comparaison entrent en ligne de compte, en particulier la qualité de vie. En d’autres termes, «l’infrastructure, l’emplacement, l’ambiance, les activités parascolaires jouent un rôle important dans la formation des étudiants», fait remarquer Jamal Eddine Tebaa, DG de l’Ecole supérieure de gestion (ESG).
S’ils ne garantissent pas la qualité des études, ils peuvent au moins refléter des gages de sérieux. Que dire, en effet, d’une école installée dans des appartements dans un immeuble sans ascenseur situé sur une petite ruelle mal éclairée ? D’où l’intérêt de ne pas se contenter des luxueuses plaquettes distribuées pendant les différents salons organisés pendant cette période de fin d’année scolaire. Il ne faut donc pas hésiter, quand l’école n’organise pas de journées portes ouvertes, à se rendre sur place pour jauger les capacités matérielles (qualité des locaux, équipement en ordinateurs et autres, disponibilité de la bibliothèque...) et, très important, s’assurer qu’elle s’implique sérieusement dans la recherche de stage de fin d’année dans des entreprises où l’encadrement est assuré.
Dernier point : il faut surtout être très vigilant parce que l’image que reflète une école peut être trompeuse. Il arrive que des écoles très performantes par le passé voient la qualité de leur enseignement se dégrader suite à un changement de management.

la vie éco


         
 
                         
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