Enfin des logements pour la classe moyenne



Enfin des logements pour la classe moyenne
Enfin une formule dédiée à la classe moyenne! Après avoir frappé à toutes les portes, la Fédération des promoteurs immobiliers (FNPI) a été finalement écoutée par le chef du gouvernement. Abdelillah Benkirane s’est engagé, devant les deux chambres du Parlement, à réduire de près de moitié le déficit en logement. Ainsi, la nouvelle stratégie sectorielle sera basée sur la diversification et l’amélioration de l’offre en portant de 840.000 à 400.000 le déficit en logement. Mieux encore, le gouvernement compte lancer «un nouveau produit de moins de 800.000 DH au profit des classes moyennes et un autre au profit des jeunes ménages, particulièrement dans les grandes et moyennes villes». Un programme qui va de pair avec le projet de la FNPI rejeté par l’ancien gouvernement (voir L’Economiste du 18 août 2011). En effet, les difficultés que traverse depuis quelques années le secteur sont dues à l’inadéquation de l’offre et de la demande et à la rareté du moyen standing. Le gouvernement s’apprête également à encourager les coopératives d’habitat. Il aspire aussi à augmenter l’offre d’habitat social et l’encadrement de l’auto-construction qui souffre d’une grande anarchie.
L’entrée en application de ces orientations se fera par le redéploiement des opérateurs publics comme Al Omrane et Dyar Al Mansour dans l’habitat social et la réalisation de contrats-programmes pour l’encadrement du secteur foncier. Le gouvernement propose également de mobiliser 20.000 hectares de foncier public sur 5 ans, l'élargissement de la base des bénéficiaires des fonds de logement et la création d'un observatoire national et d'observatoires régionaux d'habitat
Le programme de l’équipe de Benkirane vise surtout le renforcement des réseaux urbains des villes moyennes, la création de nouveaux pôles urbains basés sur des schémas directeurs et la promotion du rôle des agences urbaines. Nabil Benabdallah aura donc pour mission le lancement de nouveaux projets urbains et de villages intégrés. En tout cas, le nouveau ministre de l’Habitat devra s’attaquer à un secteur prometteur. Face à une conjoncture morose, l’immobilier semble globalement tirer son épingle du jeu. Le Centre marocain de conjoncture (CMC) prévoit qu’à l’horizon 2015, les investissements directs étrangers dans ce secteur devraient se situer entre 15 et 23 milliards de DH. La plus grande part des IDE de provenance européenne devrait connaître une baisse relative due à la crise dans le Vieux continent. Si le Royaume arrive à avoir une stratégie plus agressive, cette tendance sera contrebalancée par l’arrivée de fonds des pays du Golfe. Il y a deux ans, le stock d’IDE immobiliers s’élevait à 36,6% représentant 16,2% du stock global. Sur ce sujet, le CMC estime que «le potentiel de croissance reste important».



l'economiste


         
 
                         
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