Emploi et formation professionnelle au menu du Conseil national de l'Entreprise



Emploi et formation professionnelle ont été au menu du Conseil national de l'Entreprise de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), tenu lundi à Casablanca en présence de représentants de partis politiques venus décliner leurs propositions sur ces deux secteurs.

Le président de l'Organisation patronale, Mohamed Horani s'est prononcé, en ouverture de cette session, pour une formation efficiente et qualifiante à même de fournir à l'entreprise des ressources humaines compétentes et capables de renforcer leur productivité et leur compétitivité. Horani n'a pas manqué de rappeler la Vision 2020 de la CGEM visant la création de 2,5 à 3,5 millions d'emplois au terme de cette échéance, précisant que cet objectif ne peut être atteint qu'avec une croissance annuelle moyenne minimum de 6,5% du PIB.

Le président de la commission emploi et relations sociales de la CGEM, Jamal Belahrach devait décliner les grandes lignes du Pacte national pour l'emploi qui, a-t-il dit, appelle à la mobilisation de tous les acteurs, au positionnement définitif de l'entreprise comme acteur de production, à la sensibilisation des acteurs sociaux et à l'abolition de l'idée que le chômage est une fatalité. Seules 2 des 20 mesures de ce Pacte ont été concrétisées et concernent la mise en place de nouveaux contrats de travail et le financement public des cotisations de la CNSS, a-t-il fait savoir.

Karim Zaz, président de la commission formation professionnelle au sein de la CGEM, a noté que seul 0,3% des 48 milliards consacrés à l'éducation est dédié à la formation professionnelle appelant, par ailleurs, à l'établissement de mécanismes d'articulation et de cohérence entre les politiques d'emploi, les politiques industrielles et les mécanismes de formation. A ce propos, il a plaidé pour le développement massif de l'apprentissage et de la formation par alternance, la réforme des contrats spéciaux de formation et la mobilisation des moyens de financement nécessaires.

Le DG de l'OFPPT, a mis l'accent sur les efforts déployés par l'Office en matière de formation professionnelle, précisant que 250.000 jeunes sont inscrits dans les 350 établissements de l'Office où ils apprennent 240 métiers. Les modules de formation sont arrêtés en concertation avec les opérateurs économiques et en fonction de leurs besoins, a-t-il dit, précisant qu'ils concernent les secteurs traditionnels comme le BTP, le textile ou nouveaux comme les TIC (37.000 lauréats) et l'aéronautique (8.300 lauréats en 2011).

Les représentants des partis ont souligné que la problématique de l'emploi et partant de l'éducation et de la formation reste une préoccupation centrale et un défi incontournable à relever, précisant qu'elle occupe une place centrale dans leurs programmes électoraux.

Salma Belkziz Karkri, de l'USFP, a rappelé dans ce sens que le programme du parti prévoit, entre autres, la mise en place d'un nouveau contrat économique et social qui rende obligatoire l'école à partir de 5 ans, la promotion des ressources humaines dans l'enseignement et la formation des enseignants et de la formation professionnelle, insistant sur la prise en charge par un seul département ministériel des questions de l'éducation et de la formation dans toutes leurs acceptions.

Cette dernière proposition est partagée par Mohamed Boulif du PJD, qui a, lui aussi, plaidé pour un grand ministère en charge de la formation des ressources humaines dans le pays, ajoutant que les programme de son parti concernant l'emploi et la formation professionnelle a été élaboré à partir des carences constatées dans ces secteurs.

Le parti entend notamment faire de la formation professionnelle un élément de maitrise de la technologie informatique, d'amélioration de l'employabilité, de la compétitivité et de l'attractivité économique et d'intégration sociale et professionnelle, a-t-il dit.

Mohamed Souhail du PPS a fait savoir que l'emploi est un des grands défis-problèmes posés au Maroc et qu'il appelle à une action volontariste et l'intervention des entreprises publiques et privées, ajoutant que l'Etat doit poursuivre sa mission d'investisseur pour promouvoir la croissance et de régulateur pour assurer une plus grande équité sociale.

Il a en outre plaidé pour une plus grande cohérence dans les politiques sectorielles, pour faire de la formation une priorité afin que les ressources humaines soient un levier de base, outre l'implication participative de tous les acteurs dans le processus de l'éducation-formation-emploi.

Le représentant du Parti de l'Istiqlal Mohamed Adnan a insisté sur la poursuite des efforts d'investissement consentis par les pouvoirs publics pour «remplir les carnets de commandes des entreprises», maintenir la production et la productivité et partant préserver et promouvoir l'emploi. Il a, dans le même sens, souligné la nécessité d'accorder davantage d'intérêt au marché local sans délaisser pour autant le secteur de l'export et celle de promouvoir le pouvoir d'achat et les conditions de vie des citoyens.

Intervenant en clôture de cette rencontre, Horani a fait savoir «qu'on doit être fier de ce qui a été réalisé dans le pays» mais qu'il faut poursuivre l'effort pour combler les déficits qui persistent encore, encourager le partenariat public-privé dans une logique gagnant-gagnant et restaurer la culture de la confiance.

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