Emploi et Carrière : Un fonctionnaire sur deux à la retraite dans cinq ans



La moitié des employés de l’Etat a dépassé la cinquantaine.
Une photographie de la DEPF du ministère des Finances.
Le régime des retraites des fonctionnaires pourrait être mis à mal.

L’administration prend un coup de vieux. L’âge médian des 444.327 fonctionnaires (non compris l’armée, la gendarmerie royale et la police) s’élevait à près de 50 ans (49,8 exactement) en 2007 contre 39 ans dix ans plus tôt (dernières données disponibles). Aujourd’hui, un agent de l’Etat sur deux a dépassé la cinquantaine. Dans six ans, en 2016 plus précisément, la Fonction publique va devoir affronter un bug démographique en prévision des vagues attendues des départs à la retraite.

Le tableau brossé par la Direction des études et des prévisions financières du ministère des Finances a au moins le mérite de remettre à la surface un problème dont les responsables n’ont peut-être pas encore mesuré l’ampleur ni l’impact non seulement sur l’anticipation des besoins en compétences et surtout, sur le régime de retraites des fonctionnaires. Les inquiétudes relevées par le rapport des experts au sujet des équilibres de la CMR (Caisse marocaine des retraites) pourraient se concrétiser. En tous les cas, ce sera un test pour le régime des retraites des agents de l’Etat.

Redéploiement
La moyenne d’âge des fonctionnaires a augmenté d’un peu plus de 4 ans, 44,2 ans contre 40 ans en 1997. Cette hausse de l’âge moyen tient en partie à la contraction des recrutements ces dernières années dans l’administration. Excepté le renforcement des effectifs des forces de sécurité l’année qui avait suivi les attentats du «16 mai» à Casablanca, les créations de nouveaux postes ont été limitées au strict minimum. Par ailleurs, la circulaire du Premier ministre ordonnant le non-renouvellement des postes dont les titulaires sont partis à la retraite a sans doute poussé des administrations à un redéploiement de leurs ressources humaines et pour certaines, à une optimisation.
Conséquence du gel des embauches dans le public, la population des 30-40 ans a reculé au cours de la période de référence (1997-2007) objet de l’étude de la Direction des études et des prévisions financières. A fin 2007, elle représentait 21,6% de l’effectif, soit deux fois moins que dix ans auparavant (40%).

Ce vieillissement observé au sein de l’administration peut représenter à long terme une opportunité stratégique de réduire les effectifs et d’améliorer les conditions d’emploi et la gestion des ressources humaines. Et pourquoi pas, de maîtriser enfin l’envol de la masse salariale dont les proportions par rapport au PIB restent encore inquiétantes.

Le plus surprenant est que l’impact des «DVD» - l’opération des départs volontaires en 2006- ne ressort pas de manière significative du portrait brossé par le ministère des Finances. Le critère de l’âge était pourtant l’un des facteurs d’éligibilité à ce programme. Plus on était proche de la retraite, plus on avait la chance de voir sa demande validée par la hiérarchie. L’opération «DVD» a en effet permis le départ anticipé de 39.000 salariés âgés de 40 à 55 ans, et ayant 21 ans de service pour les hommes et 15 ans pour les femmes. C’est dans les administrations à forte concentration -Education nationale, Santé et Justice- où il y a eu le plus de départs. Toutefois, cette opération qui a coûté à l’Etat des milliards de DH n’a pas donné les fruits escomptés, puisque le surplus absorbé a été vite remplacé. Ainsi, le nombre global des salariés a augmenté entre 2005 (année de l’opération) et 2006 de 18.000 personnes et de plus de 50.000 entre 2006 et l’année suivante.

Dans le document du ministère, on peut lire que la masse salariale en 2006 a été de 42 milliards de DH contre 38 milliards en 2005, soit plus de 4 milliards. Même tendance entre 2006 et 2007 où le chiffre s’estimait à plus de 43 milliards. Le résultat peut s’expliquer par le recrutement de personnes plus qualifiées afin d’améliorer l’encadrement et la qualité de service. Cette tendance suivra les années à venir après la décision du gouvernement de supprimer les petites échelles dans la grille de la Fonction publique.

leconomiste.com


         
 
                         
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