Emploi et Carrière : Généralisation des filières anti-chômage



La plupart des 139 filières de l’université sont professionnalisantes.
540 millions de DH pour la mise à niveau.

Deux constats importants pour cette année à l’Université de Mohammédia: une stagnation de l’augmentation des effectifs et des nouveaux inscrits. D’une part, il y a de manière générale une baisse des effectifs des bacheliers et, d’autre part, l’embauche d’une partie de ces bacheliers par le réseau des instituts de l’OFPPT, explique la présidence de l’université.
L’autre grande tendance est le changement d’orientation des étudiants. La filière juridique séduit de moins en moins. Les nouveaux inscrits sont 1.523 contre 1.494 pour la faculté des sciences (Ben M’Sik), qui rattrape les autres filières. Les bacheliers scientifiques retournent à la faculté des sciences, longtemps boudée par eux au profit de la faculté de droit. Mais ni le taux d’encadrement, ni le taux d’employabilité ne justifiait cet attrait. D’où une forte déperdition.
Toutes les facultés et en particulier celle des sciences ont connu un effort de diversification des filières et de professionnalisation de leur cursus.
L’un des effets visibles du Plan d’urgence est la nouvelle approche pour les études fondamentales, jusque-là difficilement «vendables» sur le marché de l’emploi. Le socle commun est maintenu pour ensuite aboutir à partir du 5e semestre sur des ouvertures professionnelles.
Ensuite la diversification des filières professionnelles. L’Université offre aujourd’hui 139 formations contre 40 en 2003. Sur les 139 filières, 25 seulement sont des filières de licences fondamentales.
Cette tendance s’explique aussi par l’ouverture d’un pôle constitué de deux établissements à Aïn Sebaâ, à savoir l’Ecole nationale de commerce et de gestion et la faculté des sciences économiques.
Concernant le budget du Plan d’urgence, l’université a obtenu la moitié de ce qu’elle a demandé, soit 540 millions de DH sur 4 ans. Auparavant, le budget était attribué annuellement au mois de janvier. Il était donc difficile d’avoir une planification stratégique et une visibilité.
Ces tendances «positives», selon Rahma Bourqia, présidente de l’Université Hassan II-Mohammédia, vont être renforcées grâce à un dispositif d’orientation et un système de tutorat en faveur des étudiants.
Des cours de soutien en langue ont été mis en place ainsi qu’un module «méthodologie du travail universitaire» pour que l’étudiant ne décroche pas en cours de route. A l’inscription, chaque étudiant passe un test de positionnement en langue, pour évaluer son niveau et l’inscrire au groupe correspondant à ce niveau. Le même dispositif est en cours d’étude pour la langue arabe. L’université a créé une commission constituée d’enseignants qui travaille sur ces tests de positionnement en langue arabe.
L’université a lancé un dispositif pour suivre l’insertion des lauréats depuis la mise en œuvre de la réforme en 2003. Il s’agit d’un questionnaire envoyé à chaque lauréat six mois après l’obtention du diplôme. Pour la première promotion de licenciés, composés de 2.025 lauréats, 1.431 ont répondu au questionnaire: 15% ont trouvé un emploi, 33% sont inscrits en master et 48% sont encore à la recherche d’un emploi. Les résultats du second groupe de lauréats reflète une amélioration due à l’effet réforme. Sur les 1.977 lauréats, 1.232 ont répondu au questionnaire: 19% ont trouvé un emploi, 34% sont inscrits en master et 47% sont encore à la recherche d’un emploi. Mais, le dispositif étant lourd, l’université met en place, à partir de cette année, des questionnaires numériques. Ils seront traités directement par un logiciel. Pour garantir les réponses, l’université a l’intention de fidéliser les étudiants à l’utilisation du site : liens avec les sites d’emploi, informations sur les manifestations au sein de l’université...

Carte de visite
L’Université Hassan II Mohammédia a été créée en 1992. Elle compte 11 établissements répartis sur trois sites universitaires: le campus Mohammédia comprend la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, la faculté des lettres et des sciences humaines, la faculté des sciences et techniques et l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique.
Le campus Ben M’Sik regroupe la faculté des sciences, la faculté des lettres et des sciences humaines, le Centre d’arts appliqués et multimédia et l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers (projet en cours). Enfin, le campus Aïn Sebaâ regroupe la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales et l’Ecole nationale de commerce et de gestion.
L’enseignement supérieur n’instaure pas de système de sélection à l’entrée, sauf pour le système régulé. Le principe étant que chaque bachelier doit avoir sa place à l’université. Cela se fait indépendamment du niveau de l’étudiant. «C’est donc le système qui doit trouver le dispositif de manière à mettre les bacheliers sur la voie», indique Rahma Bourqia.
Le problème du niveau des étudiants est lié à leur itinéraire depuis le primaire. Mais aussi au niveau des enseignants. «La formation des formateurs constitue un aspect qui a été négligé pendant longtemps et qu’il faut prendre à bras-le-corps», selon la présidente.

leconomiste.com


         
 
                         
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