Emploi : Lancement d'un mèga plan de formation dans le commerce et la distribution



Emploi : Lancement d'un mèga plan de formation dans le commerce et la distribution
Trois ministres pour dévoiler aujourd’hui mardi 22 mai le Plan directeur de formation spécifique aux métiers du commerce et de la distribution. Abdelkader Amara, Lahcen Daoudi et Abdelouhad Souhail se mettent ensemble pour élaborer une feuille de route pour la formation des jeunes dans des compétences et des qualifications adaptées, traditionnellement apprises sur le tas. L’objectif est de les insérer dans le marché du travail et de favoriser l’auto-emploi. Les nouveaux profils concernés portent notamment sur les métiers de boucher, de caissier… Dans certaines professions, des compétences existent mais ne suivent pas l’évolution du marché. Et pour cause, le secteur du commerce et de la distribution est un levier important de création des richesses. Déjà, il emploie près de 1.340.000 personnes, soit 12% de la population active, répartie sur plus de 850.000 points de vente. Il devra attirer 360.000 emplois additionnels d’ici 2020. Selon les données du ministère du Commerce et d’Industrie, le secteur participe à hauteur de 11% du PIB, pour une valeur ajoutée de l’ordre de 75,8 milliards de DH. Selon ce département, la demande intérieure devrait connaître une croissance soutenue et présente un potentiel de consommation additionnel significatif de l’ordre de 600 milliards de DH à l’horizon 2020. Ce progrès affiché sera accompagné d’un changement au niveau du comportement du consommateur qui devra diminuer les dépenses de première nécessité au profit d’une consommation plus «confort», comme notamment les produits d’équipement et les loisirs.

Par ailleurs, ce plan s’inscrit dans le cadre de la stratégie Rawaj qui vise des axes stratégiques comme l’équilibre du maillage commercial en adaptant les commerces aux typologies des territoires. L’idée est d’arriver à un développement harmonieux du petit et grand commerce, tout en encourageant les nouvelles formes de distribution. Le credo: appareil commercial attractif, avec une offre adaptée à tous les consommateurs.

Au ministère du Commerce, on est conscient que l’offre en matière de ressources humaines n’est pas en mesure de répondre aux attentes du marché. Les opérateurs s’en plaignent. Qu’il s’agisse de grandes ou de moyennes surfaces, le commerce en réseau et de franchise, le commerce de détail ou de gros et le e-commerce. D’ailleurs, un benchmark a été réalisé (en parallèle avec l’étude sectorielle) sur les métiers de commerce et de distribution et les dispositifs de formation en France et au Québec. Cela a permis de tirer les enseignements qui pourraient s’adapter au contexte marocain», indique une note de synthèse sur le plan de formation.

Donc c’est pour anticiper les besoins que le département de Abdelkader Amara a élaboré un Plan directeur de formation aux métiers du commerce et de la distribution. Le Plan est structuré autour de plusieurs axes dont la formation initiale, avec un dispositif défini sur la base de l’évaluation des besoins en main d’œuvre par région et par métier à l’horizon 2020. Ainsi, le ministère compte décliner les besoins en formation en une carte régionalisée. Une offre en formation professionnelle pour près de 138.000 stagiaires notamment pour les emplois de boucher, poissonnier, manager d’unité commerciale ou de produits frais, vendeur et commercial. A cela s’ajoute l’enseignement supérieur pour près de 16.170 étudiants pour les emplois de responsable marketing, acheteur, marchandiseur et manager e-commerce. Un autre axe porte sur la formation continue, avec une opportunité de perfectionnement pour ceux en activité. Dernier axe, l’accompagnement en matière de formation, des commerçants de proximité pour leur modernisation et leur mise à niveau. Pour déterminer les besoins en formation pour cette catégorie, qui représente plus de 70% de l’appareil commercial national, une étude complémentaire a été réalisée

Les freins

L’offre commerciale a connu, au cours des dernières années, une amélioration de la qualité, de la disponibilité et de la diversité. En effet, de nouveaux modes de distribution, avec l’arrivée de réseaux de franchise et de la grande distribution, se sont développés. Mais l’offre est inadaptée aux attentes des consommateurs. Le ministère énumère plusieurs freins au développement du secteur. L’absence de planification du commerce a entraîné un déséquilibre de l’offre sur le territoire. La prédominance de l’informel précarise les conditions sociales des salariés.

L'economiste


         
 
                         
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