Élections professionnelles : Les syndicats dans l'arène



Élections professionnelles : Les syndicats dans l'arène
Les dirigeants syndicalistes et autres candidats aux élections professionnelles ont commandé des affiches, des tracts, des dépliants, comme cela se fait à chaque échéance électorale. Car, les élections professionnelles des délégués des salariés auront lieu à partir de ce jeudi 14 mai et se poursuivront jusqu'au 19 mai prochain.
Les QG des centrales syndicales et leurs sections bouillonnent. Les communiqués se succèdent. Des commissions et des comités de suivi des élections sont créés ici et là. Chaque syndicat, chaque section, chaque candidat fait de son mieux pour pouvoir séduire le corps électoral. C'est maintenant que les syndicats et autres candidats font les yeux doux aux salariés et fonctionnaires constituant le corps électoral lors de ces élections professionnelles. Les syndicats rivalisent dans les slogans et promesses qu'ils mettent en avant dans leurs «appels» au vote. Ainsi, chaque syndicat soutient qu'il présente des candidats et des candidates dans les différents secteurs réunissant les conditions de bonne conduite professionnelle, des candidats et candidates intègres, compétents, aptes à assumer la responsabilité de la véritable représentativité des travailleurs marocains…
Les centrales rivalisent aussi dans les promesses.

Ils s'engagent toutes à améliorer les revenus des travailleurs pour faire face à la cherté de la vie, à revoir l'échelle des salaires, à œuvrer pour une réforme équitable du système d'impôts sur les revenus, pour le respect des dispositions du Code du travail, pour l'activation de la décision d'allocation pour perte d'emploi, la révision du régime de la retraite… La compétition est de plus en plus ardue entre les différentes centrales et leurs candidats. Ce qui est frappant, c'est que plusieurs syndicats se sont mis à contester le déroulement de la phase actuelle de ces élections. Les uns accusent l'administration, les autres s'en prennent à leurs rivaux… La Confédération démocratique du travail (CDT) apostrophe différentes administrations au sujet des préparatifs pour les élections professionnelles dans le secteur public et privé. Elle affirme que le ministère de l'Emploi, de l'Agriculture et celui de l'Equipement n'ont pas coordonné entre eux pour veiller au respect des lois et au bon déroulement de l'opération électorale. La CDT accuse des responsables locaux et régionaux du ministère de l'Equipement, de la Santé, de l'Habitat et de l'OFPPT de faire pression sur les syndicalistes «confédéraux». Pour sa part, la Fédération démocratique du travail parle d'irrégularités. Elle avance le cas de son syndicat d'électricité dont les candidats ont été empêchés de déposer leur candidature.

La FDT parle aussi de menaces de la part des responsables administratifs, notamment les directeurs des bureaux de l'OFPPT dans la région de Marrakech. La Fédération cite même des cas de «falsification des cartes électorales». Du côté du ministère de l'Emploi, en ce qui concerne les élections des délégués des salariés, l'on affirme que l'opération se passe normalement. Les départements concernés sont intervenus pour interpréter les textes dans certains cas.
Notamment dans les cas de fusion de sociétés et afin d'expliquer les procédures à suivre pour dégager le nombre de sièges à pourvoir… En général, selon des responsables au ministère de l'Emploi, ces élections se déroulent dans de meilleures conditions par rapport aux élections précédentes. Ils parlent, pour affirmer cela, de l'adhésion des dirigeants d'entreprises en vue de faire réussir ces consultations, en particulier la Confédération générale des entrepreneurs du Maroc (CGEM). Mais, nous affirme-t-on, il y a eu, quand même, des entreprises qui n'ont pas fait le nécessaire. En tout cas, la fièvre électorale bat son plein. Et chacun se défend comme il peut.

L'enjeu
La confrontation entre les différentes composantes syndicales s'intensifie à l'occasion des élections professionnelles. Ce qui est tout à fait légitime puisque ces élections vont aboutir à clarifier la carte syndicale. En effet, ce sont ces élections qui vont montrer le rapport de force et la taille de chaque syndicat sur l'échiquier syndical. Chaque composante milite pour avoir les 6% des voix qui lui permettront d'être considérée comme un syndicat représentatif. En plus, c'est au-delà de ce seuil que les syndicats pourront être considérés comme interlocuteur du BIT. De même, ce sont ces élections qui ouvriront le chemin aux syndicats pour être représentés à la chambre des conseillers et dans les conseils régionaux. L'enjeu est donc de taille.

lematin.ma


         
 
                         
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