3 Septembre 2010

Eclairage public : Lydec se branche sur satellite



Eclairage public : Lydec se branche sur satellite
on système d’information intègre aussi d’autres services.
Virtualisation des serveurs.

Un Système d’information géographique (SIG) pour Lydec, c’est bel et bien une chose concrète. «Une réelle avancée a été réalisée fin 2008 avec la mise en place de l’application carte@Jour Full Web permettant aux différentes entités de Lydec de consulter les données géographiques sur une plateforme centralisée», indique un cadre de la Lyonnaise des eaux.
Cette prouesse technologique permet d’intégrer dans le SIG «la totalité des points lumineux de l’éclairage public du Grand Casablanca, les adresses des clients et un fond de plan qui intègre la voirie et les lotissements», indique un responsable du département de la communication du concessionnaire. Ce n’est pas tout. Les TI offrent chaque jour davantage de fonctionnalités. Et Lydec compte enrichir son SIG d’images satellites à très haute résolution (50 cm).

Un SIG est un tableau de bord qui donne en temps réel une multitude d’informations sur les secteurs qu’il couvre. Les anomalies subites, les failles imprévisibles (en matière d’éclairage public, par exemple) sont désormais traquées et repérées à l’instant même où elles surviennent. Une grande réactivité est alors possible et les équipes de maintenance interviendront rapidement en vue de renouer avec la fourniture du service. Ce qui suppose une meilleure gestion de l’éclairage public et bien d’autres activités. Avec un SIG qui intègre les données de voirie et de lotissements, la maîtrise des prestations s’y rapportant ne peut être que grandissante. Ce qui permet d’anticiper sur l’extension urbaine et d’être en mesure de satisfaire les besoins en termes d’eau, d’électricité, d’assainissement et d’éclairage public des nouvelles zones ouvertes à l’urbanisation.

L’autre front, et non des moindres, ouvert par Lydec est la mutualisation et l’optimisation des ressources. La première démarche en cours de mise en œuvre dans ce sens est la réduction des serveurs physiques. «Afin de réduire le nombre de serveurs physiques dans le centre de calcul, Lydec a entamé la première phase de virtualisation des serveurs», indique un cadre du concessionnaire. Une telle opération permet des économies d’un côté et des gains d’un autre. La virtualisation est, en effet, à même de réaliser une économie d’énergie électrique et d’abaisser le nombre des ports d’interconnexion réseau. Concrètement, «aujourd’hui, 30 serveurs s’exécutent sur seulement 4 machines physiques et cela avec des niveaux de disponibilité et de capacités élevés», note un responsable à Lydec. Le centre de compétence cartographique n’est pas en dehors de ces efforts d’optimisation. Une démarche de décentralisation y est en cours en vue de mettre à jour les données réseau.

En quête d’une l’amélioration continue des services des systèmes d’information, plusieurs actions ont été déployées en vue de répondre aux attentes de la clientèle du SI (système d’information). Primo, une écoute auprès des utilisateurs. Ecoute qui a permis d’identifier chez eux une insistante demande portant sur la mise en place d’un point de contact unique. «L’ingénierie du projet Spoc (Single point of contact) est finalisée», rapporte le département de communication. Le projet est opérationnel depuis 2009. Secundo, la mise en place d’un référentiel international pour l’exploitation des services informatiques. Tertio, la mise à contribution des technologies adaptées (Blackberry, PDA encaissement, PDA ordonnancement, radio) pour un accès performant et sécurisé à l’information. Et ce, tant pour les clients internes que pour les clients Lydec (agence mobile, paiement par internet).

«Pour nous, un enrichissement continu de notre système d’information est une priorité. Il est dicté par l’accroissement du nombre d’utilisateurs et des besoins grandissants induits par le développement de nos activités», explique un responsable de l’entreprise. Les directions opérationnelles ont eu droit à des applications adaptées à leurs activités. A titre d’exemple, dans les domaines des opérations liées à la clientèle, une nouvelle infrastructure a été mise en place pour sécuriser la télé-relève. De même, afin de mieux traquer les fuites, un projet a été développé pour 74 pré-localisateurs via le système «Topkapi» communicant par SMS.

Ordonnancement
Lancé en 2007, le projet d’ordonnancement vise une optimisation des délais et des ressources dans les interventions sur le terrain. En 2008, l’édifice initial s’est enrichi: standardisation du cycle de gestion des petites interventions dans le cadre du processus «établir et gérer les contrats d’abonnement des clients particuliers». Les agents et l’encadrement responsables de l’ordonnancement ont été équipés en moyens adaptés. La mise en place des PDA (Personnel digital assistant) en fait partie. Plus de 100 ordonnanceurs en ont bénéficié. Quelque 50 autres agents d’encadrement ont profité d’un déploiement d’aide à l’analyse et au pilotage de l’activité. Conséquence: «Ces actions ont permis une meilleure traçabilité des opérations, depuis la demande du client jusqu’à la réalisation de l’intervention, et une réduction des délais», selon un cadre au département de communication. L’élan s’est poursuivi en 2009 et se poursuit en 2010. Il concerne les interventions urgentes en termes de dépannage et couvrira à terme toutes les activités de terrain de Lydec.

leconomiste.com

Mercredi 30 Juin 2010