Échanges extérieurs : Le poids des factures énergétique et alimentaire

Au terme des sept premiers mois, la balance des biens et services fait ressortir un déficit de 74,64 MMDH et un taux de couverture des importations par les exportations de 69,6%.
La relative accalmie sur les prix mondiaux des produits alimentaires reste précaire. On s’attend, désormais, à ce que les prix restent haut perchés et tributaires d’incertitudes grandissantes au niveau de l’offre.



Échanges extérieurs : Le poids des factures énergétique et alimentaire
Un léger mieux est à signaler du côté des ventes au reste du monde. À fin juillet 2012, les exportations de marchandises se sont chiffrées à 107 394,3 MDH contre 101 544,3 MDH un an auparavant. Cette hausse est à attribuer aux ventes de biens qui ont atteint 107 394,3 MDH contre 101 544,3 MDH, soit une timide progression d’à peine 5,8%. Après avoir été donc négativement impactée par la crise internationale, la reprise du commerce s’est certes confirmée au niveau national.
Cependant au titre de l’année, les perspectives de croissance restent incertaines du fait de la persistance d’une conjoncture externe morose. La tendance attendue risque de limiter le développement du potentiel d’exportation des secteurs porteurs comme le transport (étroitement lié au commerce des biens) et les voyages (secteur très sensible aux alias de la conjoncture). «Les aléas attendus du contexte international et les évolutions de l’environnement régional appellent un ajustement de la politique macroéconomique pour espérer continuer à assurer une croissance saine et durable sur le long terme et pouvoir absorber avec succès les chocs exogènes présents et à venir». Cela étant signalé, sous l’effet à la fois de la hausse des prix et des quantités des principaux produits énergétiques, alimentaires et de demi-produits, les importations ont observé des hausses pour le moins remarquées.
Dans ce sillage, les importations de produits énergétiques continuent de carburer. Selon les données livrées en début de semaine par l’Office des changes, les importations de marchandises qui ont porté sur
220 737,5 MDH contre 207 702,5 MDH une année plus tôt, ont été tirées vers le haut par la hausse de 11,9% des produits énergétiques. Cet accroissement est perceptible au niveau des importations de gas-oils et fuel-oils (+15,4%), de l’huile brute de pétrole (+8,8%) de gaz de pétrole et autres hydrocarbures (+16,1%) et de houilles, cokes et combustibles solides similaires (+18,7%). Le prix moyen de la tonne importée a atteint 7 297 DH/T contre 6 561 DH/T, soit une progression de 11,2%. Le taux de croissance (douze mois par rapport aux douze mois précédents) s’est établi à plus de 15,2% pour les importations d’huile brute de pétrole et à plus de 29,1% pour le gas-oil et le fuel-oil.
Conséquences : les produits énergétiques demeurent, au titre des sept premiers mois de 2012, au premier rang des groupements d’utilisation à l’importation avec une part de 26% contre 24,7% à fin juillet 2011. Côté facture alimentaire, les achats avec le reste du monde continuent, eux, d’évoluer en rangs dispersés. Fin juillet, les importations de produits alimentaires ont atteint plus de 23 899,5 MDH contre 23 965,1 MDH. Ce résultat s’explique par le repli enregistré par les approvisionnements en blé (-17,1%), en maïs (-5,6%) et en d’autres céréales (-93,6%). Somme toute, la viabilité externe continue de se dégrader. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la relative accalmie sur les prix mondiaux des produits alimentaires reste foncièrement précaire. La sonnette d’alarme est donnée par plusieurs centres de prévisions qui s’attendent à la une flambée de ces cours. Ainsi et selon la Banque mondiale, les prix alimentaires mondiaux ont augmenté de 10% en juillet par rapport au mois précédent, ceux du maïs et du soja atteignant mêmes des plafonds historiques, sous l’effet des niveaux de température et de sécheresse sans précédent que connaissent cet été les États-Unis de même que l’Europe de l’Est. Tel est le bilan que dresse le Groupe de la Banque mondiale dans la dernière édition de son rapport Food Price Watch. L’Afrique et le Moyen-Orient sont particulièrement vulnérables, mais cela vaut aussi pour les habitants d’autres pays où les prix des céréales ont grimpé en flèche.
D’après Food Price Watch, il faut s’attendre à ce que les prix restent à un niveau élevé et sujets à des fluctuations sur le long terme. Outre le regain d’incertitudes grandissantes au niveau de l’offre, il y a lieu de signaler une demande croissante imputable, elle, à l’augmentation de la population et d’une faible capacité de réaction du système alimentaire.

Ces subites flambées des prix alimentaires ont totalement inversé les perspectives favorables qui s’étaient dessinées pour cette année dans le secteur. Les experts de la Banque mondiale prévoient d’autres hausses de prix significatives analogues à celles d’il y a quatre ans qui pourraient se produire sous l’effet de facteurs négatifs. Les aléas attendus du contexte international et les évolutions de l’environnement régional appellent un ajustement de la politique macroéconomique pour espérer continuer à assurer une croissance saine et durable sur le long terme et pouvoir absorber avec succès les chocs exogènes présents et à venir.

L’Europe participe pour 61% dans le total des échanges

À fin juillet 2012, la balance des biens et services fait ressortir un déficit de 74 646,6 MDH et un taux de couverture des importations par les exportations de 69,6%.
Au titre des sept premiers mois de l’année 2012, les échanges commerciaux du Maroc avec l’étranger ont atteint 328 131,8 MDH contre 309 246,8 MDH un an auparavant, en accroissement de 6,1%.
L’Europe a participé pour 61,2% dans le total des échanges commerciaux du Maroc, soit 201 021,5 MDH, suivie de l’Asie (18,8%), de l’Amérique (13,3%), de l’Afrique (6,4%) et de l’Océanie (0,3%).
La France occupe le premier rang des pays partenaires avec 50 697,3 MDH du total des transactions commerciales du Maroc avec l’étranger : premier client avec 23 074,6 MDH et premier fournisseur avec 27 622,7 MDH.

Abdelali Boukhalef, Le matin


         
 
                         
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