E-tourisme : seuls 30% des hôtels classés au Maroc disposent d'un site internet !



E-tourisme : seuls 30% des hôtels classés au Maroc disposent d'un site internet !
Le e-tourisme représente une part de 12% dans les transactions électroniques effectuées au Maroc. Le taux de pénétration de la vente directe en ligne est de 75% pour les vols secs à destination du Maroc. La Vision 2020 promet une stratégie de désintermédiation basée notamment sur le e-tourisme.
Le nombre des transactions effectuées auprès des e-marchands affiliés à Maroc Télécommerce explose. Il a atteint plus de 264 000 opérations au cours du premier trimestre 2012, soit une progression de 116% par rapport à la même période de l’année précédente et de 18% par rapport au dernier trimestre 2011. En valeur, le montant total des transactions a atteint plus de 165 MDH, soit une progression de 72% par rapport au même trimestre de 2011 et de 20% par rapport au dernier trimestre. Et selon une étude de la Fédération nationale du tourisme qui s’est appuyée sur des travaux de l’Observatoire du tourisme et de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) consacrées au e-tourisme, cette dernière niche commence à prendre de l’ampleur et représente désormais une part de 12% dans les transactions électroniques, soit 32 142 opérations au cours du premier trimestre.

Suivant la tendance mondiale qui favorise la désintermédiation, les exploitants d’hébergement marocains ont commencé à investir davantage dans la vente directe. En effet, selon une enquête de l’Observatoire du tourisme marocain, le taux de pénétration de la vente directe en ligne est de 75% pour les vols secs à destination du Maroc, alors que 25% des réservations se font encore au niveau des agences de voyages physiques.

82% des maisons d’hôtes classées ont leur propre site web

Véritables vitrines des opérateurs, les sites internet ne sont pourtant pas très développés. Selon une étude réalisée par Horwart HTL sur 800 établissements d’hébergement classés (hôtels, hôtels clubs et résidences hôtelières), seulement 30% des unités disposent d’un site propre, 20% des unités font partie d’une chaîne ou d’un groupe et sont présents sur son site alors que la moitié restante n’a pas de site web. Par exemple, 70% des hôtels club disposent d’un site géré par leur tour-opérateur.

L’analyse d’un échantillon indique que 82% des 220 maisons d’hôtes ont leur propre site web. Ces derniers sont, dans la plupart des cas, de création récente. Ils sont simples, mais de bonne qualité. Toutefois, le contenu est souvent confié à une agence web et les prestataires n’en assurent pas la mise à jour régulière. Quant au trafic généré, il est encore peu important et mal suivi par les exploitants.

Nés avec la vague Internet, de nouveaux intermédiaires en ligne (agences et agrégateurs) sont apparus au Maroc pour profiter de l’émergence du «dynamic packaging» en proposant aux établissements d’hébergement un schéma contractuel moins contraignant et moins coûteux que les canaux de distribution traditionnels. Ces opérateurs sont aussi appelés «pure players», c’est-à-dire qu’ils vendent essentiellement par internet à la fois en B to B (vers les agences de voyages et autres intermédiaires) et en B to C (au client final).

Le marché est partagé entre les grands opérateurs internationaux disposant d’un catalogue important constitué d’hôtels de 3 à 5*, de maisons d’hôtes et les agences en ligne spécialisées sur le Maroc dont la plupart sont positionnées sur la commercialisation des maisons d’hôtes qui restent de petites structures de création récente actuellement en phase de développement.

Le Maroc compte une vingtaine de ces intermédiaires qui s’affichent comme des spécialistes de la réservation en ligne. Il existe deux types d’opérateurs : les généralistes et les spécialistes. Ces derniers se sont positionnés sur un segment d’offre précis avec un catalogue plus restreint (de 50 à 100 établissements) composé notamment d’établissements haut de gamme et de riads en particulier sur Marrakech. Le produit phare commercialisé par ces opérateurs reste incontestablement l’hébergement sec. Néanmoins, certains opérateurs présentent d’autres prestations comme une sélection de villas en location pour l’un ou l’intégration de la réservation de voitures en temps réel pour un autre.

En gros, on peut dire que le Maroc accuse toujours un grand retard dans le domaine de l’e-tourisme en comparaison avec ses partenaires européens. Par contre, le marché représente des potentialités de développement à saisir. Partant de ce constat, la Vision 2020 prévoit une stratégie de désintermédiation basée sur plusieurs axes de développement. Ces axes comprennent l’intensification des partenariats du co-marketing avec tous les opérateurs en ligne, le lancement d’un plan d’équipement des entreprises touristiques en TIC accompagné par des campagnes de sensibilisation ainsi que la refonte du dispositif réglementaire pour un meilleur encadrement de la distribution des produits touristiques sur le net. A noter que la Vision 2020 prévoit la mise en place d’une organisation efficace avec la création d’une entité «e-tourisme» qui se chargera principalement de la mise en application de ces axes de développement.
 

Zakaria Lahrach
www.lavieeco.com



         
 
                         
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