E-commerce : Émergence dans la douleur



E-commerce : Émergence dans la douleur
Le e-commerce fait ses premiers pas au Maroc. Quoique quelques sites marchands aient vu le jour au Royaume depuis plusieurs années, tel celui développé par l'OMPIC en 2003.
Un portail qui offre déjà le paiement en ligne de certaines prestations de services, comme la consultation des états financiers des entreprises. Mais «il aura fallu attendre le début 2008, pour qu'une vraie dynamique ne se crée, suite, entre outre, à l'apparition de nombreux sites marchands», fait savoir Samira Gourroum, directeur Business Developpement de Maroc Telecommerce. À fin 2008, le nombre de transactions confirmées et payées par cartes bancaires a dépassé 9.000 opérations, pour un montant total de 31 millions de DH. Ces chiffres sont réalisés uniquement par 10 e-marchands. Bien évidemment, si l'on intègre les opérateurs qui ne font pas appel à la plateforme de paiement en ligne de Maroc Telecommerce et qui préfèrent se faire payer par versement, virement ou en espèce, les chiffres prennent certainement de l'ampleur. Et ce, malgré le fait que «le paiement en ligne par carte bancaire représente environ 80 à 85%», estime-t-on auprès de l'Association marocaine pour le e-commerce et les services en ligne (AMECSEL).

Par activité, c'est le e-tourisme qui a la cote. En effet, agences de voyages, compagnies aériennes, agences de location de voitures, hôtels…, réalisent une bonne partie de leur chiffre d'affaires grâce à Internet. En deuxième lieu se trouve le paiement de factures et de taxes (Lydec, Maroc Telecom, Meditel, la Trésorerie Générale du Royaume…) via le net. Si on se réfère au nombre de transactions, c'est le shopping qui se réserve la tête du podium. Pour 2009, l'optimisme est de mise. Maroc Telecommerce table sur 20.000 opérations pour un chiffre d'affaires de 100 MDH, qui seront réalisées par 60 marchands.

Malgré cette tendance haussière, les sites marchands pourront faire mieux, à condition de «faire sauter plus d'un verrou», laisse entendre Kawthar Bouachrine, porte-parole de l'AMECSEL. Outre l'aspect culturel privilégiant «toucher avant d'acheter», le plus important reste le vide juridique. En effet, «la réglementation marocaine sur l'échange électronique des données juridiques est de caractère restrictif. Elle s'applique aux données juridiques échangées par voie électronique et à l'équivalence des documents établis sur support papier et sur support électronique et à la signature électronique», explique Tawfik El Idrissi, promoteur du premier hypermarché en ligne. C'est dire «qu'il n'y a pas une réelle réglementation du e-commerce au Maroc».

En outre, en l'absence d'une loi protégeant le consommateur, en particulier l'OPC (offre préalable de crédit), difficile de proposer le crédit en ligne au Maroc (avec zéro papier); même chose pour souscrire des contrats d'assurance sur Internet.
Et en cas de fraude ou non livraison, il n'y a aucune assurance pour protéger les e-marchands ainsi que les cyberconsommateurs. Conséquence, les internautes marocains se montrent méfiants vis-à-vis du commerce en ligne.
Le préalable est d'établir la confiance entre les vendeurs et les acheteurs en ligne. Et c'est ce que compte faire l'AMECSEL. «Nous allons prochainement mettre en place un label garantissant un environnement de confiance et de sécurité pour les transactions et les échanges électroniques», déclare Yahya Qachach, président fondateur de l'AMECSEL.

Ce certificat délivré par l'association, ajoute-t-il, assure l'authentification et le professionnalisme des sites marchands et garantit la qualité du produit proposé, notamment en ce qui concerne les prestataires techniques… Côté Etat, plusieurs chantiers sont ouverts, mais jusqu'à maintenant rien de concret. En attendant que tout soit mis en ordre, «les professionnels essayent de faire avec».

Maroc Telecommerce vs e-marchand
Plusieurs promoteurs de sites web marchands trouvent que les contrats qu'ils doivent signer avec Maroc Telecommerce pour intégrer la plate-forme de paiement électronique par carte bancaire sont contraignants.
D'autant plus qu'ils ne sont pas négociables. Auprès de Maroc Telecommerce, on souligne que ces contrats ne sont pas du tout pénalisants et que leur élaboration est faite sur la base des best practices. Côté tarification, elle ne dépend que du volume. Autrement dit, avec l'essor que connaîtra le e-commerce dans les prochaines années, les tarifs seront revus à la baisse. Cela ne veut pas dire, indique-t-on toujours auprès de Maroc Telecommerce, que les tarifs actuels sont exorbitants ; «ils sont même comparables à ceux praticables dans plusieurs pays».


         
 
                         
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