Doing Business 2014: le maroc gagne 10 places dans le classement



Doing Business 2014: le maroc gagne 10 places dans le classement
Le Maroc s'est hissé de 8 rangs dans le classement Doing Business 2014 de la Banque mondiale. Il pointe ainsi à la 87e place sur 189 pays, loin derrière la Tunisie (51). En fait, il ne gagne que 5 places, vu qu'il en avait perdu 3 dans le précédent Doing Business (2013).
 
Si le Royaume améliore son classement, c'est grâce à trois réformes entamées par le Maroc sur la période 2012- 2013, selon l'institution de Bretton Woods. Celles-ci concernent la création d’entreprises, la fiscalité et l’enregistrement de propriété. Dans le détail, le Maroc a engagé les réformes suivantes : la non-exigence d'un capital minimum et la réduction des droits d’enregistrement pour la création d’entreprises, la réduction du temps de l’enregistrement de propriété et enfin la simplification du paiement des impôts avec l’e-paiement, souligne le rapport intitulé :" Doing Business : Comprendre les réglementations pour les petites et moyennes entreprises». Ainsi, c’est dans le paiement des impôts que le Maroc a brillé en gagnant 37 places pour se hisser à la 78e. Il s'est également amélioré dans la création d’entreprises en passant du 53e au 39e rang. Pour le transfert de propriété, le Maroc a gagné 10 places, mais son classement laisse encore à désirer (156e). Par ailleurs, le pays occupe la 28e position dans le top 50 des économies qui ont le plus réduit la distance de la frontière depuis 2005. Sur ce registre, le Royaume a engrangé 11,8 points depuis 2005 grâce à 18 réformes dans ce domaine.

Il ne faut pas pour autant crier victoire. Même si le Maroc a grimpé dans le classement, il a toutefois fait marche arrière dans des domaines très importants pour le climat des affaires. À titre d’exemple, il a perdu du terrain dans l’obtention de prêts. Sur ce volet, il arrive en 109e position, soit 4 places de moins. Pour la protection des investisseurs, le Maroc fait également pâle figure, en s'affichant au 115e rang au lieu du 113e une année auparavant. C’est l’indice mesurant la responsabilité des dirigeants qui plombe cet indicateur, puisque le Maroc est noté 2/10, alors que la moyenne dans la région MENA est de 5/10. Perte de vitesse aussi pour l’octroi du permis de construire, le raccordement à l’électricité et le commerce frontalier avec un recul de 2 à 3 places. Le rapport note également que la constitution d’une entreprise prend 11 jours au Maroc à travers 5 procédures. Un domaine où il dépasse de loin ses concurrents ou partenaires. En s'adjugeant le 39e rang sur 189 pays, il dépasse en effet de loin l’Algérie (164e), l’Espagne (142e), la Tunisie (70e) et même la France (41e). Par contre, pour le permis de construire, il faut passer par 15 procédures qui prennent en moyenne 97 jours.

Par ailleurs, le rapport constate que le rythme des réformes de la réglementation des affaires continue de s'accélérer à la suite de la crise financière de 2008-09. Le rapport indique que si les économies du monde adoptaient les meilleures pratiques en matière de réglementation de la création d’entreprises, les entrepreneurs passeraient 45 millions de jours en moins chaque année. «Un meilleur climat des affaires permet aux entrepreneurs de développer leur entreprise et de réinvestir dans leurs communautés, ce qui est essentiel à la croissance économique aussi bien locale que mondiale», a déclaré à cette occasion le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim. «Doing Business constate que les économies disposant des meilleures réglementations des affaires sont les plus susceptibles d’encourager les entrepreneurs locaux à créer davantage d'emplois. Ceci est un pas important pour mettre fin à l'extrême pauvreté d'ici 2030», poursuit Jim Yong Kim. La Banque mondiale souligne que de nombreux pays d'Afrique subsaharienne sont engagés dans des réformes visant non seulement à réduire les réglementations contraignantes, mais aussi à créer des institutions juridiques plus solides.

Doing Business 2014 constate également que les gouvernements du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord continuent de faire face à des défis complexes dans l'amélioration de la réglementation des affaires, alors qu’ils sont aux prises avec des troubles politiques et civils. La République arabe syrienne est l'économie dont l'environnement réglementaire s'est le plus détérioré en 2012-13.

Enfin, Singapour est première au classement général et le Tchad arrive en dernière position. Par ailleurs, l’Ukraine est l’économie qui a le plus amélioré la facilité à faire des affaires en 2012/13 grâce à la mise en œuvre de réformes dans 8 des 10 domaines évalués par Doing Business.


Le Maroc a perdu 2 places pour le raccordement à l’électricité, un des dix domaines évalués par Doing Business.


le matin


         
 
                         
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