Dix qualités pour un bon manager



Il n’y a pas de manager parfait mais certaines compétences sont indispensables pour diriger.
Avoir une vision, communiquer, négocier, maîtriser des langues étrangères... sont des atouts déterminants.
Le nouveau manager doit aussi aimer la compétition.

C’est une évidence : nous ne sommes plus dans une économie fermée. Qu’on l’ait souhaité ou pas, le pays est happé par la vague libérale. Les multiples accords de libre-échange et la suppression des barrières douanières qui s’en est suivie, avec à la clé l’entrée en masse des produits étrangers, le prouvent largement. Si certains patrons en éprouvent du ressentiment, les managers les plus réactifs ont su profiter de cette ouverture. Les premiers ont-ils compris que l’ère de l’homme d’affaires classique qui prospérait grâce à l’organisation administrative d’un marché bien protégé était révolue ? Même dans l’administration, on parle objectifs, efficacité - pour ne pas dire rentabilité - et gestion des compétences. Cette mutation s’est traduite, dans la plupart des organismes de la place, par la prise du pouvoir par les jeunes managers formés aux nouvelles méthodes.

Aujourd’hui, un bon manager est quelqu’un qui aime la compétition - c’est la loi du marché -, et se prépare tous les jours en conséquence, en ayant le souci de pérenniser son entreprise, ou, dans certains cas, de la remettre à flot. Pour cela, il lui faut des compétences. Car, même si la gestion n’est pas une science exacte en raison des facteurs exogènes pouvant influer sur la vie de l’entreprise, le manager doit s’armer pour, justement, limiter la portée de toutes les contingences.

Bien évidemment, la liste des compétences d’un manager, dans une petite ou grande entreprise, n’est pas limitative. En outre, difficile de trouver le(la) dirigeant(e) parfait(e). En revanche, il y a des qualités techniques ou comportementales indispensables pour montrer la bonne direction, mobiliser les collaborateurs, gérer les crises, faire accepter ses idées et trouver des solutions aux problèmes quotidiens.

Toute compétence se travaille
En nous appuyant sur les avis de spécialistes du management, de cadres ou dirigeants, et sur les interventions publiques traitant de la question, nous avons recensé une dizaine de compétences essentielles : savoir déléguer ; maîtriser la communication ; être socialement responsable ; être un bon coach ; connaître au moins une langue étrangère, l’anglais en particulier ; savoir négocier ; savoir récompenser les collaborateurs méritants ; pouvoir se servir de l’outil informatique ; entretenir un réseau et, enfin, être visionnaire.

Ce dernier point revêt une importance particulière parce qu’un bon manager, c’est celui qui sait anticiper, c’est-à-dire prévoir les évolutions et placer ses pions avant les autres. On pourra bien sûr nous rétorquer, justement, que cette dernière qualité, ne relevant pas de compétences techniques à proprement parler et étant difficile à acquérir du simple fait de l’exercice du pouvoir, n’est pas courante, et même qu’elle est réservée à de rares spécimens. Quant aux autres qualités, il est tout à fait possible de les travailler si on ne les possède pas d’emblée.

A l’inverse, l’absence des différentes compétences évoquées se traduit pour le manager par un handicap dont les conséquences peuvent être graves pour l’entreprise. Par exemple, quand une crise interne ou externe éclate, personne n’est mieux placé que le patron pour monter en première ligne. D’où la nécessité de savoir négocier et communiquer. Par ailleurs, s’il ne sait pas récompenser ses meilleurs collaborateurs, ces derniers n’hésiteront pas à répondre à l’appel des mieux-disants. Il lui sera aussi difficile de trouver les bonnes pratiques, de dénicher des marchés juteux ou d’obtenir un soutien sur un dossier difficile s’il n’a pas de réseau. Concernant l’outil informatique, s’il ne le maîtrise pas, il sera aussi handicapé qu’un médecin auscultant sans stéthoscope. Et ce n’est pas tout. Il doit aussi savoir former, jouer un rôle de coach. Quant à la responsabilité sociale, s’il ne s’est pas converti lui-même à cette nouvelle religion, les bailleurs de fonds et autres investisseurs lui feront comprendre qu’il est de son intérêt de s’y engager.

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