Dialogue social : Les syndicats en ordre dispersé



Augmentation des salaires, promotion exceptionnelle, des revendications communes aux centrales.
La loi sur les syndicats, le droit de grève, les points de discorde.
Retrouvailles, aujourd’hui, entre gouvernement, patronat et syndicats pour un nouveau round du dialogue social. A l’ordre du jour, le projet de loi sur la grève, l’indemnité pour perte d’emploi, la loi sur les syndicats, la promotion exceptionnelle des fonctionnaires… Un programme qui ne fait pas l’unanimité des syndicats. «Pour la FDT, la méthodologie constitue un point focal et doit porter sur un ordre du jour détaillé, un horizon clair ainsi qu’un nombre précis de parties prenantes», explique Larbi Habchi, membre du bureau central de la FDT et conseiller. Selon ce dernier, cette question sera débattue lors de la réunion d’aujourd’hui. Une réunion qui verra la participation de quatre membres du gouvernement. Il s’agit des ministres des Finances, de l’Emploi, des Affaires générales et économiques et de la Modernisation des secteurs publics. Parmi les autres points prévus par le cahier revendicatif des syndicats, «l’augmentation directe des salaires pour les fonctionnaires comme pour les salariés, la réforme de l’IR, la diminution de la TVA, etc.», ajoute Habchi. Or, pour le gouvernement, pas question d’aborder ce point puisqu’il a déjà fait un geste dans ce sens. La FDT veut se démarquer de ses partenaires et demande au gouvernement «d’inventer de nouveaux instruments pour réduire les charges des salariés en matière de santé, de logement, d’éducation…». Autre point prévu dans le cadre du dialogue social, la promotion exceptionnelle des fonctionnaires éligibles depuis 2003. L’UMT demande au gouvernement de porter de 28 à 33% le quota de fonctionnaires bénéficiaires de ladite promotion. L’indemnité prévue par le gouvernement en faveur des fonctionnaires affectés dans des régions éloignées fait également partie des revendications des centrales. «La FDT demande la réactivation de la commission mixte chargée de déterminer les critères d’octroi de cette prime», déclare le conseiller FDT.
Autres points communs aux centrales, «le respect des libertés syndicales et l’obligation pour le gouvernement d’approuver enfin la convention 87 de l’Organisation internationale du travail sur la liberté syndicale». Les syndicats réclament également l’abrogation de l’article 288 du code pénal. «Cet article, qui remonte au Protectorat français, avait pour but d’emprisonner les syndicalistes qui appelaient à des grèves pour obtenir l’indépendance», fustige le leader de l’UMT. Ce dernier évoque d’ailleurs «l’incarcération d’un groupe de 15 salariés d’une filiale de l’OCP, qui seront traduits ce vendredi 7 mai devant la justice pour leur activité syndicale. Ils risquent d’être condamnés à des peines de prison».
Le nouveau round du dialogue social, qui revêt un caractère consultatif, ne devrait pas déboucher sur de grandes décisions. Il servira en fait à élaborer l’ordre du jour de la prochaine rencontre entre les centrales syndicales et le Premier ministre, prévue avant la fin du mois de mai. Mais en attendant, chaque centrale syndicale adopte sa propre position concernant l’ordre du jour. Si la FDT, l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) et l’Union nationale des travailleurs du Maroc (UNTM) sont d’accord sur la loi relative aux syndicats, l’UMT prend nettement ses distances.

Divergences
«La Fédération démocratique du travail insiste sur la loi relative aux syndicats pour moraliser et rationnaliser le champ syndical, imposer le respect de la tenue des congrès nationaux, l’audit des finances des syndicats...», explique Larbi Habchi, membre du bureau central du syndicat et conseiller. La Fédération veut également imposer la limitation à deux du nombre de mandats successifs de secrétaire général. Mais si les autres centrales lui ont emboîté le pas, la Confédération démocratique du travail et l’Union marocaine du travail (UMT) prennent le contrepied de tout le monde. «L’UMT ne partage pas l’approche du gouvernement dans l’élaboration de la loi sur les syndicats d’autant plus que le code du travail comporte déjà des dispositions relatives à cette question», fustige Miloud Moukharik, numéro deux de la centrale, qui rejette également le projet de loi sur le droit de grève dans sa mouture actuelle.

leconomiste.com


         
 
                         
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