Des experts appellent les USA à lancer une nouvelle initiative pour une Union maghrébine "dynamique et opérationnelle"



Les Etats-Unis doivent lancer une nouvelle initiative qui encourage une Union maghrébine "dynamique et opérationnelle", à travers des partenariats dans les domaines économique, commercial et des technologies, ont estimé, mardi à Washington, d'éminents experts américains.

Lors de la présentation d'un rapport spécial destiné à l'Administration Obama et intitulé "Pourquoi le Maghreb compte-t-il : défis, opportunités, et options pour un engagement efficace dans le Nord de l'Afrique", ces experts ont noté que le progrès et la stabilité du Maghreb "passent par la coopération".

Ils ont souligné que les Etats-Unis, en collaboration avec l'Union européenne, doivent oeuvrer pour inciter les pays de la région à adhérer à plus de réseaux de coopération, car selon eux, le progrès et la stabilité du Maghreb "passent par la coopération".

Pour garantir le succès de cette initiative, les USA et l'Union européenne (UE) doivent, selon les panélistes, traiter avec les pays de la région comme un ensemble régional, en "renforçant les relations bilatérales actuelles par une coordination globale".

Dans le cadre des structures de la politique étrangère américaine, la création d'un poste de sous-secrétaire d'Etat adjoint pour l'Afrique du Nord pourrait faciliter la coordination et promouvoir l'attention portée à la région par le Département d'Etat, indiquent ces experts.

Dans ce sens, estiment les panélistes, les ambassadeurs des Etats-Unis au Maghreb "devraient tenir des réunions régulières afin de coordonner des actions politiques et l'échange d'informations dans la région ".

Le rapport a été présenté par Yonah Alexander, directeur du Centre international pour les études sur le terrorisme du Potomac Institute, William Zartman, professeur à l'université Johns Hopkins, Stuart Eizenstat, ancien secrétaire d'Etat adjoint américain pour les Affaires économiques et agricoles sous l'Administration Clinton et conseiller de l'ancien président Jimmy Carter et le Général Wesley Clark, commandant en chef des forces de l'OTAN entre 1997 et 2001.

Selon ces experts, une zone de libre-échange à part entière entre les pays du Maghreb pourrait porter les bénéfices générés par les échanges commerciaux à un milliard de dollars. Ce chiffre, aussi modeste soit-il, pourrait doubler l'étendue des relations commerciales dans la région et ouvrir la voie vers l'approfondissement des liens de coopération futurs.

Pour les panélistes, des incitations doivent être favorisées à travers la reconduction du Partenariat Economique US-Afrique du Nord, lancé pour la première fois sous le mandat de la Secrétaire d'Etat Madeleine Albright en 1998 et accueilli favorablement à l'époque par le Maroc, l'Algérie et la Tunisie.

Une politique déterminée pour encourager l'intégration économique du Maghreb doit prendre en compte plusieurs instruments, dont l'actuel accord de libre-échange Maroc-USA, font-ils valoir, ajoutant que les Etats-Unis devraient entamer des négociations avec le Maroc, en vue d'explorer les moyens à même de mettre à profit l'accord de libre-échange avec le Royaume, pour promouvoir l'intégration régionale.

Les Etats-Unis peuvent tirer parti de ces accords-cadre dans les domaines du commerce et de l'investissement (TIFAs) dans la région et des traités bilatéraux d'investissement (ABI) avec la Tunisie et le Maroc pour promouvoir le commerce et la libéralisation de l'investissement dans la région.

Pour ces experts, les partenaires du Maghreb des Etats-Unis et de l'UE devraient également être encouragés à éliminer les barrières tarifaires et non tarifaires sur les produits importés d'autres pays du Maghreb et de réduire les obstacles à l'investissement interrégional et au commerce des services.

Les USA devraient encourager les efforts en cours pour l'intégration économique de l'Afrique du Nord et veiller à ce que ses politiques soient en phase avec ces efforts, soulignent encore les panélistes, notant que Washington peut coopérer dans le cadre des initiatives de l'UE en cours, tels le Processus de Barcelone, le groupe 5+5 et l'Union pour la Méditerranée.

Le rapport a été élaboré notamment par le Potomac Institute for Policy Studies (PIPS), basé à Washington, et le Programme de la gestion des conflits (SAIS) de l'Université Johns Hopkins.

Il a été "examiné et approuvé" par les personnalités suivantes: Madeleine Albright, le Pr. Yonah Alexander, le général Wesley Clark, Lorne Craner, président de International Republican Institute, Chester Crocker, professeur des études stratégiques à Georgetown University, l'ambassadeur Stuart Eizenstat, John Entelis, professeur des sciences politiques à la Fordham University, Lucia Guerrato, ancien ambassadeur à l'Union Européenne, l'ambassadeur Robert Pelletreau, ancien secrétaire d'Etat adjoint pour les Affaires du Proche-Orient, Robin Raphel, ancien ambassadeur en Tunisie, Ed Walker, ancien ambassadeur en Israël, en Egypte, et aux Emirats Arabes Unis, David Welch, ancien secrétaire d'Etat adjoint pour les Affaires du Proche-Orient et ancien ambassadeur en Egypte, et le Pr. William Zartman.

MAP


         
 
                         
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