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Crise financière : La stratégie pour préserver l'emploi
Le gouvernement marocain a adopté une approche globale et préventive pour faire face aux effets de la crise financière puisqu'il a eu recours au dialogue comme moyen efficace pour la mise en œuvre de mesures ciblant la préservation de l'emploi et la protection sociale, en parfaite coordination entre les secteurs gouvernementaux à vocation économique et sociale, a souligné, mercredi à Genève, Abdelouahed Khouja, secrétaire général du ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle.
Intervenant devant la 98e session de la Conférence internationale du travail, organisée du 3 au 19 juin, par l'Organisation internationale du travail (OIT), le délégué marocain a affirmé que le Royaume oeuvre à la consolidation du dialogue social et à l'encouragement des conventions collectives à tous les niveaux afin de promouvoir les rapports du travail entre les différents partenaires qu'il s'agisse du secteur public ou privé. Il s'emploie également, a-t-il dit, à institutionnaliser le dialogue social au sein des entreprises et à l'échelle nationale par le truchement de la création de mécanismes tripartites, conformément aux principes guidant l'action de l'OIT. Si les trois dernières années ont été marquées par l'augmentation des prix du pétrole et des produits de première nécessité et par la sécheresse, l'année en cours, a signalé le délégué marocain, a connu une crise financière dont les effets continuent à impacter les différentes économies nationales, à entraver la réalisation des Objectif du troisième Millénaire pour le développement et à empêcher la concrétisation du Travail décent en tant qu'objectif stratégique de développement humain. Pour lui, le principal enseignement que l'on peut tirer de cette crise est que la mondialisation de l'économie a globalisé les problèmes de développement, ce qui implique aussi, selon lui, la globalisation des solutions et des stratégies. Aussi, a-t-il noté, l'OIT qui a adopté la Déclaration intitulée «justice sociale pour une mondialisation juste», constitue-t-elle aujourd'hui et plus que jamais, un espace de réflexion, de dialogue sur le travail et sur la protection et la justice sociales. M. Khouja a fait remarquer que les principaux aspects de la crise financière se sont manifestés à travers une diminution des crédits alloués aux entreprises et par la baisse des investissements et de la demande qui s'en est suivie, ajoutant que sa grave portée s'est manifestée par une récession à long terme ayant un impact négatif sur le marché du travail et menaçant la stabilité sociale. Il a relevé que les mesures prises jusqu'à présent pour circonscrire les effets de cette crise tendent essentiellement à réaliser la stabilité des marchés financiers et à renforcer les crédits, mesures suivies par la suite par des programme de relance budgétaire, notant que l'impact de toutes ces mesures demeure limité. Il a fait observer que grâce à un suivi de l'évolution de la crise financière et de ses effets au niveau international et de ses conséquences sur les unités de production nationales, le gouvernement marocain a organisé un dialogue social tripartite, avec la participation des représentants des organisations professionnelles sectorielles du patronat et des organisations syndicales des salariés pour examiner les causes de la crise et les moyens d'y faire face. Il a rappelé la mise en place à cet effet d'un comité technique qui eu la charge d'élaborer un programme visant à préserver les postes d'emploi dans les secteurs du textile, du cuir et de l'industrie automobile. Ce programme s'est articulé autour de trois axes financier, commercial et social, a-t-il précisé, ajoutant que ce dernier axe a porté sur l'octroi d'une aide financière aux entreprises lésées à travers la prise en charge par l'Etat d'une partie des salaires et des cotisations à la sécurité sociale, l'objectif étant de protéger les postes de travail. Le responsable marocain a, d'autre part, indiqué que l'adhésion du Maroc à la déclaration de l'OIT sur les droits essentiels des salariés de 1998 et son adoption du concept du Travail décent en tant qu'un des éléments stratégiques s'inscrivant dans le cadre des Objectifs du troisième Millénaire pour le développement reflètent son adhésion totale aux mécanismes internationaux du travail et aux pactes des droits de l'homme. Il a expliqué, dans ce contexte, que le Maroc a déposé en mai dernier auprès du Bureau International du Travail les documents relatifs à la ratification des conventions internationales du travail sur l'organisation du travail et la convention collective, rappelant également l'adoption dernièrement au Conseil des ministres de nombre de conventions internationales de travail. Après avoir fait remarquer que le travail forcé, objet d'un rapport de l'OIT, constitue une des formes des violations flagrantes des droits et de la dignité des travailleurs, M. Khouja a indiqué que le code du travail marocain interdit le travail forcé des salariés et prévoit, le cas échéant, des amendes et même des sanctions privatives de liberté. Il a fait savoir que dans le domaine de l'emploi, le gouvernement marocain adopte une politique volontariste de promotion de l'emploi à travers les services publics et le secteur privé, ajoutant que le gouvernement s'est employé également à étendre la protection sociale et la couverture médicale aux différentes catégories des salariés. M. Khouja a par ailleurs, attiré l'attention de la Conférence sur les conditions économiques et sociales déplorables que vit le peuple palestinien à cause du blocus inique qui lui est imposé et dont les effets se sont aggravés à cause de la crise économique, appelant l'OIT et la communauté internationale à mettre fin à ce drame. Quelque 4.000 représentants de gouvernements et d'organisations d'employeurs et de travailleurs sont réunis dans le cadre de cette conférence pour rechercher une réponse efficace aux répercussions de la crise économique et financière sur l'emploi, la protection sociale et le monde du travail. La Conférence, qui tiendra du 15 au 17 juin un Sommet sur la crise mondiale de l'emploi, qui donnera la parole à une dizaine de Chefs d'Etat et de gouvernement, examine un «Pacte mondial pour l'emploi» qui vise à placer la création d'emplois et la protection sociale au centre des politiques de reprise. MAP |
Evènement
EvènementMarrakech : Le Salon « SOLAIRE EXPO » du 09 au 12 février 2012Casablanca : Electricity & Energy expo du 11 au 15 octobreCasablanca : La 1ére édition de l'E-commerce du 3 au 5 Novembre 2011Casablanca : Salon industriel des équipements, des technologies et de la sous-traitance du 14 au 17 septembre
Documents officiels
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