Crédits: Le ralentissement s’est creusé en juillet



Crédits: Le ralentissement s’est creusé en juillet
Les crédits à l’économie totalisent 555,6 milliards de DH.
Légère augmentation des créances en souffrance.

Bilan globalement favorable pour les banques malgré un ralentissement notoire de leur activité. C’est en substance ce qui ressort des dernières statistiques établies par le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) sur la situation du secteur à fin juillet.
Premier signe de ce ralentissement, l’évolution des ressources et emplois à un rythme moins soutenu par rapport à la même période de 2008. En effet, les crédits à l’économie n’ont crû que de 16% à 555,6 milliards de DH, contre 18% une année auparavant. Une baisse de rythme qui s’explique, en grande partie, par la décélération constatée au niveau de toutes les catégories de crédits. Ce qui dénote un certain essoufflement au niveau des chantiers et investissements dans les entreprises
Les créances sur la clientèle, qui constituent le principal poste des crédits à l’économie, engrangent près de 502 milliards de DH, en progression de 17,28% en comparaison avec le même mois de l’année précédente.
Sans surprise, la plus grosse part est revenue aux crédits immobiliers des particuliers qui totalisent pas moins de 106,7 milliards de DH. Leur progression s’avère toutefois plus limitée que celle de l’exercice précédent. Même son de cloche en ce qui concerne les crédits réservés à la promotion immobilière qui, à leur tour, n’ont progressé «que» de 78,3% contre 222% en 2008. On est donc loin de la frénésie qu’avait connue le secteur durant les cinq dernières années.
Dans le même sillage, les crédits de trésorerie semblent également avoir pâti de tous ces retournements conjoncturels. Ils se sont en effet arrêtés à 65,5 milliards de DH. A côté, les crédits à l’équipement et à la consommation établissent leur progression à respectivement 111,9 et 28,7 milliards de DH.
Parallèlement, les créances en souffrance nettes sur clients poursuivent légèrement en hausse pour se fixer à 7,3 milliards de DH à fin juillet (+ 5,42% par rapport au même mois de l’année précédente). Par conséquent, les provisions pour créances en souffrance sur la clientèle se sont chiffrées à 22,3 milliards.
Le taux de couverture, pour sa part, recule légèrement pour descendre à 77,4%. Tous ces indicateurs sur la qualité des engagements attestent certes de la fiabilité du système bancaire, mais ne renseignent nullement sur le niveau du risque présenté par les entreprises marocaines.

leconomiste.com


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