Création de l’agence de régulation de l’électricité verra le jour dès 2014

L’agence de régulation de l’électricité verra le jour dès 2014. L’annonce a été faite par Fouad Douiri, ministre de l’Energie, lors de la conférence organisée par la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc, jeudi 11 octobre. Sur les cinq prochaines années, 130 milliards de dirhams seront investis dans de nouvelles centrales et capacités électriques. Sur cette enveloppe, le privé devrait investir près de 90 milliards de dirhams, souligne Douiri qui a fait le point sur différents dossiers et chantiers en cours.



Création de l’agence de régulation de l’électricité verra le jour dès 2014

Une taxe sur les importations de plastique

Le principe du pollueur payeur sera opérationnel dès cette loi de finances 2013. Une taxe sera appliquée à l’importation des matières plastiques. «Nous avons demandé l’introduction d’une écotaxe, il est normal que la responsabilité du producteur s’étende jusqu’à la gestion de ses déchets», affirme Fouad Douiri, ministre de l’Energie. Le produit de cette taxe alimentera un fonds destiné au financement de la filière tri et revalorisation des matières plastiques. Le ministère de l’Energie travaille actuellement sur la gestion intégrée et durable des déchets.

Politique tarifaire: L’électricité subventionnée à hauteur de 30%
«Le prix de l’électricité au Maroc est l’un des plus bas de tous les pays du nord de la Méditerranée. Seule exception, la Bulgarie», rappelle Douiri. Depuis 1996, il a baissé en moyenne de 23% en dirham constant. Le recul est de 9,5% en dirham courant. «Un effort important est consenti par l’Etat alors que le prix de la matière première flambe. L’Etat accorde 5 milliards de dirham de subvention au fuel. Au total, le prix de l’électricité est subventionné à hauteur de 30%», note le ministre.  Si des efforts sont fournis pour maintenir l’avantage compétitif de l’entreprise en matière d’énergie, il n’en reste pas moins que les entreprises sont tenues de mieux gérer leur facture énergétique. La recette est simple: recours aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique. 

Moyenne tension: L’ONEE pourrait acheter les excédents
Si les entreprises sont autorisées à produire de l’électricité, elles doivent disposer d’acheteurs puisque seul le transport est assuré par l’ONEE. L’Office n’est pas tenu de racheter l’excédent de production d’énergie et ce, contrairement à ce qui est en vigueur dans le cas de production concessionnelle (centrale de Jorf Lasfar par exemple). «La loi est limitée à la haute tension et nous pouvons l’étendre à la moyenne tension. Nous pouvons garantir d’acheter les excédents aux producteurs. C’est notre vision à terme», souligne le ministre de l’Energie. Une démarche qui nécessitera une maîtrise totale du réseau électrique. «C’est une question assez difficile puisque l’énergie ne se stocke pas. Si vous garantissez l’achat de la production, il faut à chaque instant gérer l’excédent», soutient-il. Ceci étant, le département de l’Energie est pour la libéralisation du marché. Des incitations importantes pourraient également être accordées à la moyenne et haute tension.

La SIE ne peut accompagner tous les projets
«Nous nous sommes rendu compte que sur les grands projets nationaux, le rôle de la Société d’investissements énergétiques (SIE) est limité: c’est l’argent de l’Etat qui transite par la SIE, elle n’a pas de plus-value sauf à porter des participations», souligne Douiri. C’est ce qui a motivé la réorientation de la stratégie pour en faire un levier de la politique énergétique. La SIE a de nouveaux objectifs dans le  photovoltaïque: elle doit jouer le rôle de développeur dans les zones où il n’existe pas assez de lignes en puissance.

500.000 chauffe-eau solaires sur 5 ans

Le plan d’action pour l’efficacité énergétique vise non seulement les entreprises, mais également les particuliers. Jusque-là, 5 millions de lampes basse consommation ont été distribuées et une commande de 10 millions vient d’être lancée. Un programme de 500.000 chauffe-eau solaires sur 5 ans est également prévu. Dans le cas des entreprises, tout dépendra du secteur d’activité. Dans le bâtiment par exemple, un décret d’application est finalisé. Il fixe les règles de construction et d’isolation en fonction d’un zonage géographique et de certaines caractéristiques.  Dans l’industrie, le ministère de l’Energie finalise les seuils de consommation à partir desquels les entreprises doivent effectuer un audit d’efficacité énergétique.

Pétrole: Juste 1 milliard de dirhams d’investissement par an

Le chiffre surprend et rend compte sur le chemin qui reste à faire: 6 forages effectués au Maroc en 2011 alors que 100.000 sont réalisés dans le monde. L’investissement reste également faible: 1 milliard de dirhams annuellement. Sur les cinq  dernières années et avec l’adoption du Code des hydrocarbures, le Maroc a connu l’arrivée de 26 entreprises internationales. Celles-ci font de la prospection pétrolière. Ce sont surtout des juniors et entreprises de taille moyenne. Jusqu’à présent, aucun grand gisement n’a été découvert. «Nous trouvons de petites poches de gaz en on-shore et en offshore. Nous avons un potentiel qui commence à être documenté. Et la recherche continue», soutient Fouad Douiri.


Khadija MASMOUDI, L'economiste



         
 
                         
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