Conseils pour décrocher son premier job



Le marché de l'emploi se languit déjà des nouvelles compétences qui y seront injectés après l'obtention des diplômes. En effet, une vague de jeunes diplômés tenteront d'ici peu leur chance pour décrocher un job stable et bien rémunéré. Encore fraîche et pleine d'espoir, cette nouvelle génération de cadres ambitionne de décrocher un bon emploi où elle pourra aiguiser ses armes et développer davantage ses compétences, et ce dans un cadre de travail sain et approprié.

Tout cela est beau, mais il faudra que les services offerts soient également à la hauteur.

En effet, dans un monde de plus en plus concurrentiel, rendu encore par le contexte économique plus difficile, les recruteurs sont davantage exigeants en matière de choix de profils. Les jeunes en herbe doivent non seulement exceller dans leur domaine, mais ils doivent aussi savoir bien se vendre, face à un interlocuteur plus averti et exigeant. D'une part, ils doivent profiter de l'opportunité offerte pour eux vu que certaines entreprises revoient leurs stratégies et créent de nouveaux postes pour mieux attaquer, mais d'autre part, ils doivent travailler dur pour avoir un job au moment où certains secteurs, plus touchés que d'autres par la crise, coupent dans leurs effectifs.

Pour les hommes clés, justifiant d'une expérience et contribuant à l'avantage concurrentiel de l'entreprise, ceux-là sont conscients de leur position et ne manqueront pas de négocier leurs conditions d'embauche chez le nouvel employeur. En revanche, ces débutants se retrouvent face à un grand défi qu'il faut gagner et démarrer en toute sincérité une longue carrière. Alors quels conseils donner à ces nouveaux diplômés qui feront bientôt leur première entrée sur le marché? Une chose importante à retenir : avant de commencer à envoyer les demandes d'emploi, il faut se donner le temps de définir son projet professionnel. En d'autres mots, il faut se poser les bonnes questions dès le début pour ne pas faire fausse route, notamment savoir ce que vous voulez… ainsi que ce vous ne voulez pas.

En effet, le jeune diplômé doit savoir où il va et ne doit pas accepter n'importe quoi, il est primordial d'avoir un projet clair et identifié pour ne pas faire fausse route dès le départ. Autre point très important, à compétences égales, la personnalité et le parcours para-estudiantin sont des critères qui jouent en faveur du candidat. Et pour cause, une personne intelligente capable de travailler en équipe et qui veut progresser sera mieux considérée qu'un concurrent moins ouvert et moins communiquant.

De plus, le recruteur ayant prix l'habitude de passer des entretiens, n'est pas dupe. Il sait détecter certains traits de personnalités qui pourront cadrer avec la culture de l'entreprise. Un conseil, il faut surprendre ce dernier en lui montrant, sans excès de zèle, votre volonté de mettre aux services de l'entreprise, vos compétences. Ceci dit, il ne faut pas non plus fixer des objectifs que vous ne pouvez atteindre rien que pour l'impressionner. Il faut rester réaliste.
Autre point non négligeable, il est indispensable de manifester de l'intérêt à l'entreprise où il postule et bien se documenter avant de se présenter pour un éventuel entretien. Le responsable de recrutement détecte dans le discours du candidat, ce sera un moyen de mieux convaincre l'interlocuteur. In fine, la tenue vestimentaire est très importante, un costume cravate pour un jeune homme et un tailleur (pantalon ou jupe pas trop courte) pour les femmes sont les mieux adaptés à cette situation.
Bon courage à tous les jeunes diplômés.
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«Il faut s'armer de patience»
Avis de l'expert - Khadija Boughaba

Pour un nouveau diplômé en quête d'emploi, comment peut-il réunir tous les atouts de son côté ?

Les études finies, le diplôme en poche, la recherche de l'emploi doit démarrer immédiatement sans se laisser tenter par une bonne période de repos. En ce contexte difficile, les jeunes diplômés sont amenés à redoubler d'efforts et à s'armer de patience dans leur recherche qui sera plus longue que d'habitude en raison de la perturbation du marché de l'emploi. Déjà en temps normal cette période de recherche est cruciale et vécue difficilement par les jeunes diplômés le plus souvent livrés à eux-mêmes en l'absence de structure réelle d'accompagnement.
Mais crise ou pas crise, il s'agit de s'organiser, car la recherche d'emploi doit être considérée comme un travail à plein temps !
Il existe plusieurs sources dans lesquelles les offres d'emploi sont publiées (presse, site d'emplois, site web des entreprises, etc.), et cela nécessite forcément du temps pour les consulter. Le dépôt du CV en ligne exige une certaine rigueur puisqu'il faut détailler son parcours, rédiger ses motivations...
Enfin, il ne faut pas oublier de faire le suivi des candidatures en relançant régulièrement l'entreprise, soit par e-mail ou par téléphone.

Les sites communautaires professionnels tels viadeo ou linkedln sont de bons moyens pour se rendre visible. Il ne faut pas hésiter également à contribuer à des blogs professionnels, à participer à des conférences, forums, etc.
Enfin, le réseau social et relationnel peut jouer un rôle déterminant. Et détrompez-vous, il n'est pas constitué exclusivement des connaissances familiales. Il se construit notamment en gardant de bons rapports avec ses professeurs, avec les différentes entreprises dans lesquelles les stages ont été effectués, avec les personnes rencontrées lors d'évènements professionnels, etc.

Je souhaite à cette occasion insister sur un point important à savoir le dossier de candidature à travers le CV et la lettre de motivation pour lesquels une attention particulière doit être accordée. Le CV doit être cours et concis, et comporter tous les mots clés relatifs à son profil et être adapté à l'offre à laquelle on répond.
Il faut sortir « du lot » en présentant de manière précise tous les arguments qui peuvent donner envie à un recruteur de convoquer à un premier entretien.
Par ailleurs, il y a lieu également de se préparer aux entretiens en faisant des simulations avec un ami par exemple, c'est un exercice très utile pour ne pas être pris au dépourvu.

Comment mettre en place un bon projet professionnel

Dans un premier temps, il s'agit de faire l'inventaire des domaines de connaissances acquises et maîtrisées, faire le point de ses qualités personnelles, repérer ses réalisations au cours des stages, identifier ses points forts. D'une part, cela permet de donner une meilleure visibilité du type d'activité qui convient le mieux à son profil et d'autre part, cela aide à préparer de manière détaillée un argumentaire pour mieux « se vendre » auprès des employeurs. Il ne faut pas oublier que ces derniers se retrouveront face à des postulants de plus en plus nombreux pour un même poste.
Après, il y a lieu de se poser les bonnes questions pour se tracer un projet professionnel comme fil conducteur de sa carrière. Il faut rester objectif et surtout réaliste. Le projet professionnel se construit et nécessite généralement plusieurs expériences pour qu'il se réalise. Définir son projet professionnel permet d'opérer des choix de carrière cohérents.

D'après votre expérience, comment qualifierez-vous le profil de ces jeunes en herbe (comparé aux générations précédentes) ?

Ils sont exigeants et impatients. A la sortie des études, les jeunes diplômés d'aujourd'hui sont certainement plus opérationnels que leurs aînés lorsque ces derniers étaient à la recherche de leur premier emploi. Il existe plus de formations techniques et spécialisées d'une part, mais surtout, les jeunes ont une culture du monde de l'entreprise qui est plus importante.
Quant à leur attitude, nos jeunes diplômés sont de plus en plus attentifs à la qualité et aux conditions de travail. Ils sont davantage attentifs à leur développement personnel à travers le travail que les générations précédentes.
Le contenu du poste, les perspectives de carrières, l'ambiance de travail sont donc des critères très importants dans leurs décisions. Enfin, la réduction du « cycle de vie » des emplois les rend de plus en plus impatients et demandeurs de changements.

Quels sont les secteurs qui recruteront le plus à la rentrée?

En l'absence de visibilité et de données concrètes sur les perspectives économiques, rien ne laisse penser que des secteurs vont se différencier de façon nette dans leurs recrutements dans les prochains mois. La période de morosité actuelle est vécue par quasiment tous les acteurs économiques bien que dans certains domaines épargnés par la crise des entreprises ont fait le choix de geler leurs projets et par là même stopper tout recrutement en restant dans l'expectative.
Sinon le secteur de services, notamment celui de l'offshoring et du secteur financier à travers la politique d'élargissement de réseau, offriront certainement plus d'opportunités.

Mais si l'on raisonne en termes de profils, il y aura certainement une plus forte demande pour les fonctions supports, que pour celles liées directement à la production. La préoccupation des entreprises actuellement est de remporter de nouveaux marchés et de fidéliser leurs clients. Pour cela, elles chercheront à recruter davantage de profils commerciaux, technico commerciaux, chargés d'affaires, de conseillers à la clientèle et à se doter de compétences clés pour le développement commercial et marketing.

Il faut espérer que des entreprises profitent de cette accalmie du marché de l'emploi et fassent le choix de se préparer à la reprise en recrutant des compétences disponibles actuellement. Cette démarche serait profitable à plus d'un titre sachant qu'une période d'adaptation est nécessaire à tout nouveau collaborateur pour qu'il devienne réellement opérationnel.

Que conseilleriez-vous aux jeunes diplômés ?

Il ne s'agit pas de se donner bonne conscience en envoyant en quelques clics sa candidature et attendre les bras croisés. Il faut rester en veille, élargir son horizon de recherche et surtout garder sa motivation.
Aussi, ne pas hésiter à accepter des offres qui ne correspondraient pas automatiquement à ses attentes, car l'essentiel est de mettre le pied dans l'entreprise et rester actif, car rien n'est plus pénalisant dans un parcours qu'une période sans activité. Bien évidemment, il y a lieu de rester à l'écoute du marché pour de nouvelles opportunités s'inscrivant dans son projet professionnel.
Autre conseil : compléter sa formation si possible par des modules complémentaires à sa formation initiale (management, langues, informatique, communication…), car il ne faut pas l'oublier les profils les plus appréciés sont ceux qui justifient d'une polyvalence, de qualités managériales et personnelles.

le matin


         
 
                         
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