Conseil Bank Al-Maghrib : Une baisse du taux directeur serait la bienvenue



Conseil Bank Al-Maghrib : Une baisse du taux directeur serait la bienvenue

Baissera ou baissera pas? Tout porte à croire que le Conseil de Bank Al-Maghrib, qui tient aujourd’hui sa seconde réunion trimestrielle de l’année, maintiendra le statuquo au niveau de son taux directeur. Ceci dit, «les conditions pour une baisse du taux sont réunies», soutient un opérateur. A commencer par la croissance. Les prévisions de croissance du PIB sont toujours maintenues entre 4,5 et 5% pour 2013. Mais, selon certains opérateurs, «celle-ci reste toutefois aléatoire puisqu’elle ne tient qu’à la bonne tenue des aléas climatiques». Hors agriculture, la croissance a tendance à ralentir. «Un certain nombre de secteurs pâtissent de ce ralentissement en particulier les BTP et le ciment», note un patron de salle des marchés (voir également page 11). D’autres professionnels parlent même «d’une rupture de la croissance du pays par rapport aux années précédentes à l’avenir si les aléas climatiques ne suivent pas». Et quand bien même elle se maintient aux niveaux prévus, le problème de son financement va se poser. Et pour cause, aussi bien le rythme de progression de la masse monétaire que celui des crédits bancaires sont à leurs plus bas niveaux historiques. A cela s’ajoute la hausse des taux d’intérêts notamment des facilités accordées aux entreprises ainsi que des crédits immobiliers qui aura indirectement un effet sur l’économie.  

Parallèlement, l’inflation semble se maintenir à un niveau tout à fait maîtrisable. Les risques inflationnistes sont quasiment inexistants. Compte tenu de la poursuite du ralentissement de la croissance dans les pays développés, la pression sur les prix des matières premières est faible donc le risque d’une inflation importée s’amoindrit. Sauf réforme de la compensation qui ne devrait pas se faire cette année, l’inflation ne dépasserait pas les prévisions de la banque centrale soit 2,2% en moyenne cette année.

Dans ces conditions, «une baisse du taux directeur serait la bienvenue. Elle permettrait à la banque centrale de donner un signal au marché», suggère un opérateur. Et par la même aux banques de réduire leurs taux d’intérêts pour relancer la dynamique des crédits. Ceci dit, deux raisons plaident contre le scénario d’une révision à la baisse du taux directeur: le manque de liquidité du secteur bancaire et la montée du coût du risque des banques. Du point de vue de la liquidité, les opérateurs, compte tenu du besoin chronique des établissements de crédit en cash, doutent de leur capacité à répercuter une éventuelle baisse du taux directeur sur le client. «D’autant plus qu’avec la poursuite de la montée de leur coût du risque, les banques auront du mal à appliquer la baisse si elle a lieu», prévoit notre patron de salle des marchés. Tout cela risque de freiner cette décision. Si les professionnels sont incertains par rapport à la baisse du taux directeur, ils sont en revanche unanimes quant à sa révision à la hausse. «Ce serait une réelle surprise», affirme l’un d’entre eux. D’ailleurs aucun argument ne plaide pour une augmentation du taux directeur.


Moulay Ahmed BELGHITI, L'economiste



         
 
                         
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