Conjoncture: Des indicateurs en demi-teinte



Conjoncture: Des indicateurs en demi-teinte
La conjoncture des deux premiers mois de l’année n’est guère reluisante, mais elle n’est pas alarmiste non plus. Un point de conjoncture du ministère des Finances indique que la croissance du PIB hors primaire se limiterait à 4,3%, après s’être consolidée à des niveaux autour de 6% en moyenne durant les six dernières années. Ce ralentissement serait dû, selon les Finances, à la baisse de la demande étrangère. Celle-ci se manifeste particulièrement au niveau des exportations, du tourisme, des transferts des MRE et des IDE. En revanche, la demande intérieure continuerait à soutenir la croissance.

Sur le plan sectoriel, la hausse de la valeur ajoutée du secteur primaire est basée sur une production céréalière tournant autour de 100 millions de quintaux. Et ce, grâce à l’amélioration des conditions climatiques qui devrait avoir de bonnes incidences sur le développement des cultures ainsi que sur les ressources hydriques. Par contre, l’activité de la pêche est en recul aussi bien au niveau du volume des captures (-29,4%) qu’à celui des valeurs (-36,8%)
Au niveau du secteur secondaire, les indicateurs du secteur minier laissent apparaître un recul de la production de phosphate brut de l’ordre de 17%, au moment où la production de l’acide phosphorique et des engrais demeure suspendue jusqu’au mois de février.
La demande de ciment aussi s’essouffle. Un constat observé depuis le second semestre 2008, et corroboré par le recul des ventes de ciment de 3,6%, par rapport aux deux premiers mois de 2008. Une incidence qui influe sur les crédits additionnels accordés au secteur immobilier, qui baissent à 2,1 milliards de DH contre 3,9 milliards pour les deux premiers mois de 2008.
Les activités tertiaires semblent mieux se porter, notamment pour le secteur touristique. Celui-ci a attiré 921.000 visiteurs pendant les deux premiers mois de 2009 (+7,5%). Une augmentation due principalement aux arrivées des MRE (+23,1%). Par contre, le nombre de nuitées enregistrées dans les établissements classés est en recul de 6%.
Les recettes fiscales se sont également inscrites en baisse, notamment au niveau des impôts directs (-15,3%). Un constat imputable au recul des impôts issus de l’IR, suite au réaménagement de son taux. Et hormis les recettes de l’IS (+68%), celles des autres impôts directs n’ont quasiment pas fluctué. La tendance baissière continue par contre pour les impôts indirects. Les recettes de la TVA accusent un léger recul de 1,8%, celles de la TIC baissent de 18%.
Quant aux concours à l’économie, ils régressent légèrement de 1%, suite à la diminution des crédits de trésorerie (-2%) ainsi que des créances diverses sur la clientèle (-26,4%). En revanche, les crédits immobiliers ainsi que ceux à l’équipement ont poursuivi leur hausse. Ce qui porte l’augmentation de l’ensemble des crédits distribués par les banques à 20% à fin février dernier.


l'économiste


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