Commerce extérieur : Le déficit commercial s'élève à 48.86 milliards de DH



Commerce extérieur : Le déficit commercial s'élève à 48.86 milliards de DH
A fin mars, les importations ont progressé de 8.8% contre 4.3% pour les exportations. Le déficit commercial s'élève à 48.86 milliards de DH, soit plus que le montant global de nos exportations.

Le commerce extérieur poursuit sa descente aux enfers. Les chiffres du premier trimestre, que vient de publier l’Office des changes, laissent voir une dégradation du déficit commercial dont on se demande comment il sera possible, dans une conjoncture aussi perturbée que l’actuelle, au moins d’en  réduire l’ampleur.

Pour une valeur de 44,4 milliards de DH d’exportations (+4,3%), les importations se sont établies à 93,2 milliards de DH (+8,8%). En d’autres termes, le déficit (48,86 milliards de DH) est plus important que le total des recettes d’exportations. Du coup, le taux de couverture perd deux points en se situant à 47,6%, au lieu de 49,6% au premier trimestre de 2011. Et comme pour noircir un peu plus le tableau, les recettes de voyages sont restées stables (-0,6%), à 12,1 milliards de DH, tandis que celles des investissements et prêts privés étrangers enregistrent un léger frémissement (+1,5%) avec un peu plus de 7 milliards de DH.

Les MRE, eux, malgré la crise qui frappe leur pays d’accueil, continuent d’expédier leurs économies (+5,5%, à 13,5 milliards de DH), contribuant ainsi à limiter quelque peu l’hémorragie de devises que génère l’explosion des importations, d’un côté, et la faible compétitivité des exportations couplée à une baisse de la demande étrangère, de l’autre côté.


Même sans l’énergie, le déficit est élevé

L’examen des chiffres de l’Office des changes montre que les fortes progressions des exportations n’ont concerné que des produits à faible valeur. Exemples : les ventes de voitures industrielles ont certes augmenté de 70,5%, mais c’est pour rapporter… 494,7 millions de DH seulement. Idem pour les ventes de voiture de tourisme, en hausse de 94,5%, à 339,7 MDH. Par contre, la bonneterie est en hausse de 6,3% seulement, à 1,85 milliard de DH. Seuls les phosphates se distinguent avec une hausse de 20%, à 3,2 milliards de DH.

Il reste que le gros des produits d’exportation du Maroc, qui ont un certain poids à la fois en termes de volume et de valeur, accuse en général des baisses. C’est le cas des dérivés de phosphates (-3,7%, à 7,25 milliards de DH), des vêtements confectionnés (-0,1%, à 4,86 milliards de DH), des fils, câbles et autres conducteurs isolés pour l’électricité (-3,1%, à 4,1 milliards de DH), des composants électroniques (-23,2%, à 1 milliards de DH), des agrumes (-33,8%, à 912,4 MDH), des tomates fraîches (-3,3%, à 1,12 milliards de DH)…

Certes, dans l’appréciation des statistiques du commerce extérieur, il faut tenir compte des importations énergétiques, qui sont des importations contraintes, puisque le Maroc n’en dispose pas. Mais même en évacuant celles-ci, le déficit resterait élevé : il serait d’un peu plus de 25 milliards de DH au lieu de 48,86 milliards.
 

Salah Agueniou.
www.lavieeco.com

 



         
 
                         
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