Commerce extérieur : L’OCP assure 27,76% des ventes du Royaume à l’international

Une stratégie fondée sur la diversification de la production et une intégration accrue de la chaîne de valeur. C’est la recette gagnante qui a permis au Royaume de se positionner en leader mondial dans l’industrie phosphatière. Un leadership incarné par l’Office chérifien des phosphates à tous les plans.



Commerce extérieur : L’OCP assure 27,76% des ventes du Royaume à l’international
Les échanges commerciaux du Maroc avec l’étranger évoluent favorablement, s’inscrivant en hausse de 5,4% à fin octobre dernier. Ces échanges se sont, en effet, établis à plus de 464 milliards de DH, contre un peu plus de 440,29 milliards de DH à fin octobre 2011, soit 23,71 milliards de DH de plus. Dans ces échanges, il faut d’emblée préciser que les exportations de phosphates et de ses dérivés représentent 27,76% des ventes du Royaume à l’international.
Dans le détail, les exportations des phosphates bruts se sont chiffrées à 10,86 milliards de DH entre janvier et octobre 2012. Cet indicateur est en progression de 6,4% sur un an glissant. Empruntant la même courbe ascendante, les dérivés des phosphates se sont exportés à hauteur de 30,77 milliards de DH (contre 30,07 milliards de DH un an plus tôt), soit une augmentation de 2,3%. Le Maroc reste, rappelons-le, 3e producteur et 1er exportateur mondial des phosphates, composant essentiel dans l’industrie des fertilisants agricoles, la production d’uranium pour la filière nucléaire civile et certaines industries électroniques. Si sa production, comme celle de ses dérivés, joue un rôle majeur dans l’économie du Royaume, les fluctuations des cours de ce minerai sur les marchés internationaux influencent encore la dynamique économique. Il faut souligner, en effet, que les cours avaient fortement chuté fin 2008, passant de plus de 430 dollars la tonne à seulement 90 dollars vers la mi-2009. Depuis, la tonne est remontée aux alentours de 180 dollars, mais on est encore loin des prix records atteints d’il y a quatre ans.

Quand les prix jouent au yo-yo

Le Maroc, rappelons-le aussi, donne aujourd’hui la tendance mondiale des prix du phosphate. La stratégie mise en place par Mustapha Terrab, depuis son arrivée en février 2006 à la tête de la direction générale de l’OCP, tend vers une montée en gamme des produits exportés par le groupe, en l’occurrence une limitation des exportations de phosphates non transformés pour privilégier les dérivés qui sont une source de création de valeur pour l’industrie marocaine et un vecteur générant de l’emploi au plan local.
Ainsi, l’Office chérifien des phosphates (OCP) produit intensivement de l’acide phosphorique, utilisé surtout pour la fabrication d’engrais et la fertilisation par l’irrigation, mais aussi dans l’industrie alimentaire (les sodas notamment) ainsi que dans les industries pharmaceutiques et textiles.
La production d’acide phosphorique constitue ce qu’on peut appeler le premier niveau de transformation.
Un second niveau consiste à utiliser l’acide phosphorique pour produire de l’engrais.
Il faut rappeler, dans ce contexte, que le groupe OCP développe quatre formes d’engrais : le DAP (qui est le plus courant), le TSP (uniquement phosphaté), le MAP (auquel est adjoint de l’azote) et le NPK (composé de phosphate, d’azote et de potassium).
L’Office produit aussi des compléments alimentaires destinés à la nourriture animale, par exemple les phosphates bicalciques et monocalciques.

L’«OCP Skills», un programme modèle

Dans le schéma de son développement économique, l’OCP garde prioritaire son rôle d’employeur majeur dans le Royaume. De nouvelles productions impliquent en effet de nouvelles usines et donc des effectifs de salariés accrus. C’est dans cet esprit que s’inscrit le programme «OCP Skills», visant à créer 5.800 nouveaux emplois. Le programme insiste également sur le développement de l’employabilité avec la prise en charge de 15.000 sessions de formation de haut niveau. Il se décline autour de trois axes principaux : recrutement, employabilité et accompagnement de projets générateurs d’emplois par le biais d’aides financières et techniques.

Repères:
  • Les exportations de phosphate et de ses dérivés représentent 27,76% des ventes du Royaume à l’international.
  • Les exportations de phosphate brut se sont chiffrées à 10,86 milliards de DH entre janvier et octobre 2012.
  • Le programme «OCP Skills», vise à créer 5 800 nouveaux emplois.

Ilham Lamrani Amine, Le matin


         
 
                         
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