Comment survivre lorsqu’on a affaire à deux chefs



Les nouvelles formes d’organisation aplatie créent souvent un manque de coordination dans les responsabilités des managers. Lorsque les relations entre les managers ne sont pas saines, les collaborateurs risquent de se retrouver instrumentalisés.

De plus en plus, les entreprises sont amenées à travailler en mode projet ou en organisation matricielle qui fait que le personnel peut dépendre de plusieurs managers à la fois. Rien de grave quand l’organisation est bien huilée et que ces managers travaillent en bonne intelligence. La machine se grippe cependant en cas de conflit car les contre-ordres se succèdent souvent aux ordres. Rachid B., cadre RH dans une holding, s’est ainsi retrouvé écartelé entre son supérieur opérationnel dans une usine à Kénitra, qui lui a demandé de mettre en place des procédures de travail pour une nouvelle équipe d’ingénieurs fraîchement recrutée et son DRH groupe, basé à Rabat, qui lui a confié une mission stratégique de développement RH. Résultat, il était débordé en permanence et ne savait pas à quelle mission donner la priorité.

Les collaborateurs sont souvent les premières victimes de la désorganisation

Des fois, c’est le patron qui court-circuite ses collaborateurs directs (directeur de division ou de département…) pour créer volontairement la confusion et souvent les isoler de leurs équipes pour pouvoir mieux régner. Il s’agit ni plus ni moins que d’une guerre des pouvoirs qui n’en finit jamais dans l’entreprise.

Trop souvent, lorsque les relations entre les managers ne sont pas saines, les collaborateurs risquent de se retrouver instrumentalisés. Chacun est sommé indirectement de choisir son camp. Il s’en suit des conflits interminables dont les conséquences sont néfastes pour l’organisation et la productivité. Par exemple, on peut se retrouver bloqué sur certains dossiers, faute d’arbitrage, à cause de la rétention d’informations ou par crainte de prendre une décision individuelle qui ne plairait ni à l’un, ni à l’autre. Parce qu’ils ont tous des objectifs différents ou un ego surdimensionné qui les poussent à ne rien céder de leurs prérogatives. Tétanisés par le poids de l’autorité, peu de collaborateurs osent crever l’abcès. Pourtant, c’est la pire des attitudes à adopter. Quitte à subir la colère d’un des deux, le mieux c’est de poser clairement le débat pour les pousser à prendre leurs responsabilités. C’est un pas qu’il faut oser franchir du fait que ces N+1 ont aussi un ou des supérieurs hiérarchiques qui peuvent les obliger à s’entendre et à adopter la bonne attitude par rapport à leurs collaborateurs. Bref, quand on exerce dans une entreprise où les contours du pouvoir sont diffus, il faut savoir aménager des digues pour éviter que la vague vous submerge .


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