Comment se préparer aux questions embarrassantes des recruteurs

Passé, situation actuelle, avenir, compétences, personnalité, vie privée… Tous les sujets peuvent être abordés. La franchise est le meilleur atout, parce que le recruteur peut toujours vérifier certaines informations.



Pourriez-vous me parler un peu de vous ? Pourquoi souhaitez-vous changer d’entreprise ? Quel est votre principal défaut ?...Vous avez sûrement entendu ces questions lors des entretiens d’embauche. Failles dans le CV, questions personnelles, passé, situation actuelle, avenir… Parler de soi lors d’un entretien n’est pas toujours facile. Car la préoccupation d’un recruteur est d’abord de chercher à savoir que vous êtes bien le profil idoine pour le poste à pourvoir. Et pour cause, la compétence technique mentionnée sur le papier ne suffit pas, il faut un ensemble d’autres qualités humaines pour convaincre l’interlocuteur qui, dans bien des cas, cherchera à vous pousser dans vos derniers retranchements pour jauger vos motivations et votre volonté de donner le meilleur de vous-même. Dans un tel contexte, il arrive que les meilleurs se montrent très timorés lors d’un entretien par excès de confiance ou souvent par peur de décevoir. Par conséquent, un entretien se prépare consciencieusement.
De prime abord, les questions portent sur le passé (nature de la formation, lieu, niveau d’études, expérience professionnelle… ), sur la situation actuelle (le candidat peut-il rejoindre tout de suite ou lui faut-il un délai plus ou moins long pour se libérer), la durée de chômage (si le candidat est dans cette situation), la nature des propositions reçues, les prétentions salariales et enfin sur l’avenir (objectifs professionnels, à plus ou moins long terme). «Les questions les plus délicates ont cependant trait à la personne elle-même. Délicates, parce qu’il est souvent difficile d’étaler ses points forts sans retenue. Pourtant, pour se vendre, il faut bien passer par là. Ce volet est relatif aux compétences et à la personnalité», note Ali Serhani, consultant associé au sein du cabinet Gesper Services.
Inutile de réciter par cœur des réponses préétablies
Alors si vous devez parler d’une période d’inactivité, vous aurez des difficultés à apporter une réponse que vous supposez satisfaisante. Au cas où vous aviez eu des difficultés à reprendre du service, cumulé des petits boulots ou carrément envisagé une année sabbatique, il faut prévoir dans tous les cas une réponse franche et sincère, surtout bien préparée tout en n’hésitant pas à revenir sur les erreurs commises. «Essayez toujours de tirer des leçons positives ou négatives de ce qui apparaît comme des lacunes dans son parcours», prévient Chama Cherradi, consultante senior chez Diorh.
De même que vous serez amené à parler de vos qualités et défauts, question classique. «Considérez cette question comme une chance de montrer que vous savez qui vous êtes, que vous êtes sincère et enclin à résoudre les problèmes. Citez un domaine dans lequel vous pouvez vous améliorer et mettez en avant les mesures que vous avez prises dans ce but», recommande Mme Cherradi.
Donc, il est inutile de se préparer à réciter par cœur des réponses préétablies : «j’ai les défauts de mes qualités», «je m’investis trop» ou encore «rien ne me vient à l’esprit». L’idée est de chercher à comprendre les motivations des candidats, ce qui les fait avancer et à identifier leurs modes de comportement avec les autres. «Le candidat doit chercher avant tout ce qui est typique chez lui tout en évoquant des exemples concrets», poursuit la même source.
De même qu’il faut éviter d’avancer des défauts qui peuvent être incompatibles avec le poste. «Je recherche chez les candidats qu’ils me parlent des choses dont ils sont fiers dans leur carrière. Là aussi, il ne faut pas se contenter des banalités. Les réponses doivent être approfondies parce qu’on a toujours quelque chose qu’on a réussi dans notre vie. C’est pourquoi un travail d’introspection de soi est toujours important. Cela permet de pallier l’inquiétude inhérente à ce genre d’évènement et d’éviter la remontée de tous les petits travers (tics, trous de mémoire..) que nous pouvons avoir», explique M. Serhani.
Les recruteurs peuvent parfois aller plus loin sur les questions d’ordre personnel
La question de l’ancien job est toujours intéressante. Le mieux est de présenter les raisons valables quelles qu’elles soient. Si vous critiquez votre employeur actuel, vous risquez de donner une mauvaise image de vous. Il est souvent conseillé de se reporter sur le projet professionnel proposé par le recruteur en expliquant en quoi il intéresse le candidat.
Les questions personnelles peuvent également déstabiliser les candidats. Situation matrimoniale, disponibilité, passé judiciaire, addictions aux drogues…, quand, manifestement, la question relève de la pure curiosité ou d’un préjugé, les recruteurs peuvent parfois aller plus loin pour en savoir davantage sur les candidats. «Ces questions sont importantes pour analyser l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle», prévient tout de même Mme Cherradi.
Les prétentions salariales ne sont pas en reste. C’est pourquoi il est recommandé de toujours laisser le recruteur aborder la question du salaire. Le candidat peut obtenir un montant plus élevé que celui dont il a rêvé. Certains signes ne trompent pas : le recruteur interroge sur les détails du préavis, pose des questions très précises sur les références du candidat. Il détaille en plus les avantages sociaux de la société... Tout cela dénote que l’heure de la négociation salariale approche. A la traditionnelle question «Quelles sont vos prétentions ?», il ne faut pas donner un seul chiffre, mais plutôt une fourchette comprise entre le salaire annuel brut minimal au-dessous duquel vous ne voulez pas descendre et la borne supérieure qui se situerait à +20% de la borne minimal. Il est préférable de négocier d’abord le salaire mensuel fixe (octroyé réellement chaque mois), puis les avantages en nature (retraite complémentaire, voiture de fonction, ordinateur ou téléphone portable, aménagement du temps de travail…) s’il y a lieu et le salaire variable. Et si la question n’est pas évoquée par votre interlocuteur, n’hésitez pas à l’aborder vous-même, le plus tôt possible.
Enfin, votre interlocuteur peut également vous inviter à vous projeter sur les années à venir. Dire que vous visez le poste de directeur financier dans les trois ans à venir alors que vous l’avez en face, ceserait mal parti. Cela peut être un objectif d’atteindre ce poste mais il est plus judicieux de l’imaginer sur une période plus longue.

Brahim Habriche
www.lavieeco.com


         
 
                         
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