Comment gérer des stagiaires:



Fini les stages photocopieuse ! À une époque où le recrutement de certains profils devient difficile, les entreprises ont compris qu’accueillir un stagiaire ne doit pas être pris à la légère.

« Les stages font partie intégrante de la politique de ressources humaines de notre société », explique Emmanuel Van Innis, directeur des ressources humaines de Suez Environnement. Les gros besoins en recrutement de ce grand groupe, pour faire face à une croissance soutenue et renouveler ses effectifs dans un contexte de vieillissement de la population active, l’ont poussé à ne pas improviser l’accueil des stagiaires : « Avec 9 000 à 10 000 recrutements par an en France, les stages représentent pour nous un vivier de jeunes. Nous proposons un nombre très important de stages aux candidats de tous les niveaux (du CAP au bac +5) dans des métiers très variés : technicien, mécanicien, assistant ressources humaines, communication, etc. Le stage, c’est un tremplin de qualité pour nos recrutements. Un moyen efficace de voir si le profil du jeune est susceptible de répondre à nos besoins opérationnels. »

Bien choisir ses stagiaires

Aujourd’hui largement considéré comme une sorte de période d’essai à rallonge, le stage en entreprise fait l’objet d’une stratégie à part entière. Tout commence au moment du choix du stagiaire. Certaines entreprises n’hésitent pas à mettre sur les rangs des membres de leur personnel qui vont sur le terrain à la recherche des futurs stagiaires : « Nous sommes deux associés à tourner sur les forums étudiants et à assurer des présentations dans les écoles pour trouver les bons profils », précise Vincent Frambourt, de Grant Thornton, groupe d’expertise comptable, d’audit et de conseil. La procédure de sélection dépendant bien évidemment de ce que l’entreprise compte faire à l’issue du stage : « Le processus ne sera pas le même si le stagiaire a vocation à être embauché par la suite, précise Jean-Louis Muller, directeur de la Cégos. On peut bien évidemment se contenter de faire confiance aux responsables pédagogiques des écoles qui nous recommandent certains élèves. Mais rien ne vaut un entretien avec, si la future mission est très technique, un petit test du candidat. »
tenir ses promesses
Cet entretien est primordial pour la suite des événements et il faut garder en tête que le jeune fait, lui aussi, son choix à ce moment-là. « La pire erreur serait de mentir au jeune durant cet entretien sur les tâches qu’il devra accomplir pendant le stage, observe Vincent Frambourt. Quand il y a des promesses, elles devront être tenues, sous peine de se voir “fiché” comme une entreprise peu sérieuse. La vitesse de communication sur les stages et sur leur qualité est impressionnante. Récemment, je suis tombé sur le blog que l’un de nos stagiaires avait créé à la fin de son stage. Heureusement, il parlait de son stage de manière très positive. De nos jours, si un stage se passe mal, l’information circule très vite. Difficile ensuite de trouver de bons stagiaires ! » Et les sites comme celui de Génération précaires (www.generation-precaires.org), un mouvement né en 2005 pour dénoncer les stages abusifs, regorgent de témoignages et recensent « les pires offres de stage ». « Au travers des stages, émerge la question de réputation et d’image de la société », prévient Emmanuel Van Innis.
Et pour qu’un stage se passe de la meilleure façon possible, il doit respecter une progression dans la difficulté des tâches : « C’est au manager de calculer le niveau de risque des missions confiées, souligne Jean-Louis Muller. Au départ, le jeune devra se contenter de tâches sans trop de conséquences. Progressivement, le manager devra être capable d’évaluer le niveau et la maturité du stagiaire pour savoir s’il peut lui donner plus de responsabilités. »

Accompagner le stagiaire

Mais en aucun cas, le stagiaire, quelle que soit l’importance de la tâche confiée, ne devra être livré à lui-même. Jean-Louis Muller ne mâche pas ses mots sur ce sujet : « C’est un crime de laisser quelqu’un de peu autonome livré à lui-même ! Il n’est pas nécessaire non plus d’être sur son dos tout le temps. L’idéal est de planifier des rendez-vous hebdomadaires, sans ordre du jour particulier, uniquement réservés au stagiaire. Au quotidien, on peut se contenter de brefs rapports. » Le tuteur n’étant pas forcément toujours sur place, les techniques du management à distance doivent alors entrer en jeu.
Car bien recevoir son stagiaire, même sans but d’embauche à l’issue du stage, est toujours bénéfique pour l’entreprise : « Quand un stagiaire est bien traité, il garde dans un coin de sa mémoire ce stage agréable et instructif qu’il a fait. On ne le voit pas pendant dix ans et, un jour, après avoir acquis une bonne expérience ailleurs, il revient postuler ici. Tout le monde y gagne ! », conclut Jean-Louis Muller.

tpe-pme


         
 
                         
  Actualité   Investir au Maroc   Création d'entreprise   Vie d'entreprise   Services   Pratique  
 
  Investissement   Portrait du Maroc     Etapes de création     Gestion     Newsletter     Téléchargements
 
  Economie   Raisons d'investissement     Guide des formalités     Finance     Forum     Vidéo
 
 
  Bourse & Finances   Climat des affaires     Formes juridiques     Marketing     Guichets moukawalati     Galerie
 
    Société & Culture     Opportunités d'investissement     Aide aux PME     Ressources humaines     Liste des CRIs     Liens
 
 
  Entreprise     Fiche d'entreprise     Droits des affaires     Nouvelles technologies         Blogs
 
  Sport       Fiscalité     Emploi & Carrière