Climat des affaires : «Bird & Bird» s'implante au Maroc



Climat des affaires : «Bird & Bird» s'implante au Maroc
Un gage pour rassurer les détenteurs de capitaux en quête d'investissements en Afrique du Nord comme en Afrique subsaharienne.
Regroupant les plus prestigieux cabinets d'avocats d'affaires de la city londonienne, «Magic Circle» devrait renforcer sa présence au Royaume. Après «Allen & Overy», «Clifford Chance» et «Norton Rose», c'est au tour de «Bird & Bird», d'annoncer son intention de s'implanter au Maroc.

Le développement au Maroc du cabinet de conseil juridique anglais s'effectuera en étroite collaboration avec le cabinet de conseil juridique El Amari & Associés. Avec cette implantation, «Bird & Bird» comptera désormais 23 bureaux dans 16 pays en Europe, Asie, Moyen-Orient et Afrique.

Outre l'accompagnement de l'essor que connaît le pays dans les différents domaines d'investissement, l'entrée du cabinet londonien sur le marché marocain s'inscrit dans le cadre de sa stratégie visant à conforter sa présence dans la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord ainsi qu'en Afrique subsaharienne. Pour «Magic Circle», le Maroc s'érige désormais en tant que plateforme idéale d'investissements et d'affaires vers l'Afrique.

Selon Frédérique Dupuis-Toubil, chef de l'antenne parisienne du cabinet britannique, cette décision s'expliquerait par «l'importance que revêt le Maroc pour ses clients dans plusieurs secteurs clés, dont l'énergie, l'aviation, l'industrie automobile, l'agro-alimentaire, les services financiers et les nouvelles technologies».
En somme, l'implication de ces cabinets constitue un signal fort de la confiance accordée par la communauté internationale des affaires. C'est aussi un gage de plus pour rassurer les détenteurs de capitaux en quête d'investissements en Afrique du Nord comme en Afrique subsaharienne. Il faut dire qu'au niveau régional, le Maroc serait en passe de se positionner comme «une puissance économique émergente». Jouant la carte de la proximité et des relations à plus long terme, le Royaume a réussi à «maintenir à la hausse la tendance des investissements étrangers», et notamment ceux canalisés par les entreprises européennes.
En effet, entre 2009 et 2010, les investissements français augmentaient de 49%, ceux de l'Espagne de 76%, ceux des Émirats de 80 % et ceux Suisses de 38 %.

Les secteurs ayant attiré le plus d'IDE en 2010 sont les télécommunications (32%), l'immobilier (23%), la banque (13%), l'industrie (10%) et le tourisme (10%). Qui plus est, le Maroc se démarque des autres pays du Maghreb et du Machreq en enregistrant la seule hausse significative du nombre de projets d'IDE au premier semestre 2011 (+23% par rapport au premier semestre 2010).

Le pays qui conserve la confiance des investisseurs se place juste derrière la Turquie en nombre de projets détectés. Une propension qui confirme ainsi la dynamique plutôt encourageante enregistrée en 2010.
Au cours des dernières années, l'économie marocaine s'est développée et s'est modernisée grâce à la mise en œuvre de réformes améliorant le climat des affaires. Celui-ci englobe l'environnement institutionnel et réglementaire mais également l'accès au financement, le capital humain et les infrastructures.

Dans cette foulée, il a été mis en œuvre un vaste programme de réformes visant à rendre ses institutions plus efficientes et plus aptes à s'adapter aux changements qui s'opèrent dans son environnement tant interne qu'externe. La qualité des institutions est considérée dans le contexte actuel comme l'un des facteurs déterminants du progrès tant au plan économique que social.

Le système judiciaire dans son ensemble mais aussi le droit des affaires jouent à ce titre un rôle central. Les avancées à ce niveau se mesurent à travers des indicateurs comme la protection des biens et des personnes, le respect des contrats et l'efficacité du système judiciaire.

Au Maroc, la dynamique de réforme en matière de droit des affaires a visé la modernisation d'une série de textes codifiant différents aspects de l'activité économique et de la vie de l'entreprise. Cependant, des défis restent à relever pour dynamiser la croissance, la compétitivité et l'emploi.

L'antenne casablancaise : un futur hub

Au début de l'été, «Clifford Chance » et «Allen & Overy », deux grands cabinets britanniques d'avocats d'affaires, ont décidé d'ouvrir des antennes au Maroc, bénéficiant de l'essor économique et de la position du Royaume en tant que hub vers le continent africain et la région du Moyen-Orient. Ces antennes devront servir de hub pour les clients des deux cabinets vers l'Afrique du Nord et l'Afrique subsaharienne. Le quotidien britannique des milieux d'affaires, The Financial Times, a relevé l'engouement de ces cabinets pour l'Afrique, notant que ces structures tentent de se positionner en Afrique dans l'ambition de décrocher des contrats.

A cet égard, le Maroc s'impose comme une destination privilégiée pour ces cabinets, comme l'a indiqué Wim Dejonghe, responsable du cabinet Allen & Overy, qui a souligné que la stabilité dont jouit le Maroc devra renforcer l'attractivité du pays.

Le matin


         
 
                         
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