Classes préparatoires : comment y accéder et quelle filière choisir



Les mathématiques et la physique sont les disciplines reines. Cette filière est particulièrement recommandée aux élèves qui aiment l’analyse, l’approche conceptuelle et la théorie scientifique...

Que faire après le bac? C’est la grande question que se posent tout candidats, et ce souci est largement partagé par les parents. Pour beaucoup de jeunes, l’objectif majeur est de réussir une prépa et finir dans une école d’ingénieurs, publique de préférence, ou de commerce pour s’assurer un avenir professionnel.
Avec une dizaine de filières différentes, les classes préparatoires accueillent chaque année des centaines de bacheliers issus des différents lycées du pays. Qu’ils soient publics ou privés, ces établissements sélectionnent les candidats sur dossier et recommandations après le baccalauréat et préparent en deux ans les étudiants aux concours d’admission aux grandes écoles et à certaines écoles supérieures de commerce.
Il faut dire que ce système d’enseignement a de tout temps été prisé surtout par les bacheliers des sciences mathématiques ou de la filière physique et chimie. «Mais, depuis, de nouvelles filières ont vu le jour, comme les filières économiques et commerciales ou encore littéraires. Ceci dit, le nombre de candidats à ces filières est minime», souligne Abdelaziz Benaicha, ex-directeur de l’Ecole normale supérieure de Casablanca et responsable des centres de préparation aux agrégations scientifiques.
Réputées exigeantes et sélectives, les prépas ne sont pas ouvertes au premier venu. Rythme soutenu, concurrence entre les meilleurs éléments, places limitées..., elles demandent beaucoup de persévérance et de sacrifices.
Nombreux sont les candidats qui peuvent être amenés à lâcher prise au bout de la première année. Ceux qui ont la chance de continuer «peuvent échouer au concours national ou encore ne pas être retenus par l’école de leurs rêves», souligne Imad Eddine Hatimi, doyen de la faculté de management de l’Université Mundiapolis.
Pour maximiser les chances de réussite, il convient de s’assurer du bon choix de prépa. Et pour ce faire, l’élève devrait passer des tests d’orientation et consulter les experts du monde de l’éducation car le sentiment d’échec que certaines personnes développent à cause d’un faux pas en prépa en dépit de l’investissement qu’elles ont fourni, peut se répercuter négativement sur la reprise de leurs études dans d’autres cursus.
Sur la place, la section scientifique est celle qui offre le plus de choix aux bacheliers. On peut trouver la filière maths physique (MP) qui s’adresse aux élèves ayant un bon niveau en mathématiques et un goût prononcé pour l’abstraction. Les mathématiques et la physique sont les disciplines reines. Cette filière est particulièrement recommandée aux élèves qui aiment l’analyse, l’approche conceptuelle et la théorie scientifique...
Il existe la filière technologie et sciences industrielles (TSI) qui est réservée aux élèves titulaires d’un baccalauréat technique électrique ou mécanique. Les études font appel aux qualités scientifiques et techniques des étudiants, en s’appuyant de façon égale sur les mathématiques, la physique, la technologie (électricité et mécanique).
De même, la filière physique et sciences de l’ingénieur (PSI) s’adresse aux élèves motivés par les réalisations des hautes technologies. Au programme scientifique et général s’ajoute une forte approche expérimentale. Elle est, de ce fait, particulièrement recommandée aux élèves qui aiment le concret et qui ont un sens de l’observation...
Pour sa part, la filière biologie, chimie, physique et science de la terre (BCPST) est destinée aux bacheliers scientifiques, motivés et volontaires, qui ont un intérêt marqué pour le pôle scientifique, en particulier pour les sciences de la vie et de la terre. Le profil idéal pour réussir dans ces classes préparatoires BCPST correspond à un bon équilibre des 3 grandes disciplines scientifiques, à savoir les sciences de la vie et de la terre, la physique-chimie et les mathématiques, sans négliger la formation littéraire nécessaire pour les travaux écrits et oraux.
Dans la filière économique, on trouve la branche économie et commerce avec option technologie (ECT). Cette filière est destinée aux élèves ayant un bon niveau dans les disciplines générales mais aussi souhaitant valoriser leurs compétences dans les disciplines technologiques. Elle donne évidemment accès à toutes les grandes écoles...
L’option  scientifique (ECS) est, quant à elle, plus particulièrement réservée aux élèves ayant un excellent niveau en mathématiques mais aussi dans les disciplines de culture générale, langues... Elle fournit le plus gros contingent des écoles de management très cotées...
La section littéraire est constituée d’une seule filière, en l’occurrence lettres et sciences humaines (LSH).

La mention au bac est exigée

Pour entrer dans une classe préparatoire, il faut :
- être âgé de 21 ans au plus au 31 décembre de l’année de sélection ;
- avoir suivi la 1ère année et la 2e année du Bac au Maroc ;
- avoir une moyenne d’au moins 13/20 calculée comme suit : (M1 - moyenne de passage à la 2e année Bac- +M2 - moyenne de contrôle continu du 1er semestre de la 2e année bac) /2 ;
- réussir le baccalauréat avec mention.
Le choix d’une des filières est indiqué par l’élève sur le dossier de demande. L’admission est subordonnée à l’avis favorable d’une commission composée de professeurs de classe préparatoire et du proviseur du lycée ou de l’école privée qui propose la filière. Cette commission évalue un dossier établi à partir des résultats scolaires depuis la première année bac et des avis par les professeurs de la 2e année bac (terminale) sur les études envisagées.
Dans les classes préparatoires, les études sont ainsi organisées : cours, travaux dirigés (TD), travaux pratiques (TP), travaux d’initiative personnelle encadrés (TIPE), devoirs hebdomadaires ou surveillés (DS), devoirs libres (DL) et interrogations orales individuelles hebdomadaires.
La préparation est gratuite dans les établissements publics, alors qu’il faut débourser 40 000 à 50 000 DH par an, dans le privé.

Vade mecum : Pourquoi les prépas et pour quel profil

Les études en classes préparatoires ont pour rôle de :

- développer les capacités de communication et d’expression orale, fondamentales dans le futur métier d’ingénieur ;
- acquérir des connaissances théoriques fondamentales qui permettent à l’étudiant d’avoir une formation solide de base et de s’adapter aux différentes situations/problèmes ;
- s’approprier une méthodologie de travail caractérisée par l’organisation, l’investigation, la prise d’initiative et la persévérance ;
- permettre à l’élève d’apprendre à travailler de manière autonome ;
- s’adapter progressivement aux situations nécessitant un travail fastidieux et un effort soutenu qui pourraient se présenter à lui durant sa formation ultérieure ou pendant l’exercice de sa profession.

Pour mettre toutes les chances de son côté, l’élève doit disposer de plusieurs qualités, à savoir :

- excellents résultats dans les matières qualifiantes selon la filière ;
- volonté de travail ;
- bonne résistance physique;
- capacité d’adaptation ;
- tendance au progrès ;
- aptitude à l’effort soutenu;
- aptitude à communiquer.

Avis d’expert Abdelaziz Benaicha, Responsable des centres de préparation aux agrégations scientifiques. : «Les prépas restent la voie d’excellence pour intégrer les meilleures écoles»


Les filières des classes préparatoires se sont multipliées durant ces dernières années vu que le Maroc ne produit pas assez d’ingénieurs.
L’annonce du programme des 10 000 ingénieurs par an fut comme un défi lancé aux écoles publiques d’ingénieurs.
L’objectif était qu’elles atteignent la barre de 5 000 lauréats.
Et donc, les classes préparatoires restent une voie d’excellence pour intégrer les meilleures écoles. A part les filières MP (mathématiques physique) et PC (physique chimie) pour qui il y avait un engouement depuis longtemps, de nouvelles filières ont vu le jour comme la filière MPSI (Maths physique et sciences de l’ingénieur).
Il faut dire que cette filière est ouverte à une minorité de bacheliers sciences expérimentales.
Il y a eu également le lancement de la filière PCSI (physique chimie et sciences de l’ingénieur), la filière BCPST (biologie chimie physique et sciences de la terre) ainsi que d’autres filières économiques et littéraires. Malheureusement, d’autres n’arrivent toujours pas à voir le jour comme la filière éducation physique et sportive.
Bien évidemment, opter pour une classe préparatoire n’est jamais facile car s’inscrire dans cette voie après un Bac, c’est préparer pendant deux ans les concours d’entrée des écoles de commerce, d’ingénieurs, des écoles normales supérieures...
Elles proposent souvent un programme d’études pluridisciplinaire, souvent ouvert sur le monde actuel.
La moyenne générale du baccalauréat ainsi que l’obtention de bonnes notes dans certaines matières qualifiantes restent déterminantes dans le choix de la filière.
Bien évidemment, beaucoup de candidats ne sont pas forcément prédisposés à entreprendre ces filières. Généralement, les meilleurs se démarquent à partir de la première année du Bac (5e année secondaire).
Ils se démarquent aussi dans les matières principales comme les mathématiques, physique, chimie et autres.
La maîtrise des langues est aussi importante.
Enfin, les bacheliers doivent disposer de bonnes capacités, de méthodes de travail efficaces comme le sens de l’organisation, et la rigueur ainsi que la motivation, le sérieux et la confiance en soi.
Il faut savoir que la préparation aux concours nécessite une dose élevée de motivation et de détermination nécessaire pour réussir dans les classes prépas.
Par ailleurs, le système d’enseignement dans ces filières est aussi important. Pour garantir une qualité d’enseignement dans ces filières préparatoires, le Maroc a notamment misé sur la formation des professeurs agrégés de qualité en instaurant une vraie formation continue des professeurs intervenants dans ces classes préparatoires, mais aussi de redynamiser la coopération technique avec les partenaires français qui nous ont accompagnés dans les programmes classes préparatoires et formations des professeurs agrégés.
Ainsi, nous disposons d’un programme de formation d’enseignants sur deux années et qui, au bout, sont tenus de passer les mêmes examens qui se font en France.
L’important est de garder ce niveau d’enseignement dans ces classes préparatoires.

Brahim Habriche
La Vie éco


         
 
                         
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