Chimie et parachimie : les industriels appellent à la mise en oeuvre du contrat programme

Le ministère de tutelle active le dossier sept mois après la signature de l'accord avec les professionnels. L'appel d'offres relatif à l'accompagnement de la mise en oeuvre des mesures vient d'être lancé. 2 600 ha à trouver pour satisfaire les besoins en foncier.



Chimie et parachimie : les industriels appellent à la mise en oeuvre du contrat programme
Les choses semblent enfin s’activer pour la mise en œuvre du contrat programme du secteur de la chimie et de la parachimie. Le ministère du commerce, de l’industrie et des nouvelles technologies vient en effet de lancer l’appel d’offres relatif à la sélection du cabinet qui devrait l’accompagner dans l’exécution du contrat programme. Jusque-là, rien d’exceptionnel. Sauf que cette démarche vient sept mois après la signature de l’accord entre les pouvoirs publics et les professionnels du secteur, en marge des assises de l’industrie de février dernier. Et encore, car le vrai travail ne devrait commencer qu’après la sélection du prestataire, chose qui pour l’instant n’est prévue que le 10 octobre prochain. C’est dire que finalement, ce ne sera que vers la fin de l’année, au mieux, que les premières mesures du contrat programme se feront ressentir sur le terrain.

Cette situation n’est pas sans inquiéter les professionnels. Bien que beaucoup d’entre eux expriment, globalement, leur satisfaction par rapport au fond, il n’en demeure pas moins que la lenteur dans la mise en œuvre n’est pas sans conséquence, surtout que les attentes sont considérables. «Ce que l’on attend de nous aujourd’hui, c’est que nous tissions des partenariats avec des investisseurs étrangers. Or, cela est difficile tant que le terrain n’est pas balisé», commente Khalid Lahlou Mimi, président de la Fédération nationale de la chimie. En fait, tout l’enjeu de la stratégie est de développer le secteur de manière à ce qu’il puisse être attractif pour les investissements étrangers. Le temps pris jusque-là pour activer ce dossier est pénalisant vu que d’autres destinations étrangères présentent des atouts indéniables.

La cellule recherche a commencé son travail

Pour rappel, l’histoire du contrat programme date déjà de 2008, avec la présentation des conclusions d’une première étude qui devait servir de base pour la stratégie. Depuis, avec la crise internationale, les conclusions de cette première étude sont devenues caduques et il aura fallu les actualiser en 2010. Des professionnels craignent aujourd’hui que le retard concédé fasse en sorte que les bases sur lesquelles il a été conçu ne soient plus valables, au vu des mutations éventuelles de l’environnement économique.

Avec le lancement la semaine écoulée de l’appel d’offres, l’espoir d’éviter pareille situation renaît donc dans le milieu des opérateurs. Il reste maintenant juste à accélérer la cadence. «Le travail aurait déjà été entamé au sein de la tutelle au niveau de la recherche», ajoute le président de la fédération. Le contrat programme accorde tout un axe à la recherche et développement dans le secteur. Un cluster devrait dans ce sens jouer un rôle de structure de coordination et de réseautage et son lancement serait incessant.

L’objectif est également de trouver des solutions à des problématiques qui continuent de menacer la mise en œuvre de la stratégie. La première d’entre elles, et non des moindres, est le foncier. En fait, dans le contrat programme, les besoins s’établissent à quelque 2 600 hectares. Ceux-ci devraient servir, entre autres, à la création de 6 chem-parks (parcs industriels chimiques) et 2 zones d’activités. L’Etat souhaiterait ainsi mettre à disposition des opérateurs une offre immobilière attractive laquelle inclurait la vente et la location de terrains, la location de bâtiments prêts à l’emploi et la réalisation puis la vente ou location de bâtiments personnalisés. C’est là l’une des pierres angulaires de la stratégie. Or, en l’état actuel des choses, la mobilisation de l’assiette foncière n’est pas une mission gagnée d’avance en raison principalement de la pression que connaissent plusieurs grandes régions du Royaume, et qui engendre souvent des comportements spéculatifs. Tant que cette problématique n’est pas résolue, il sera difficile de mettre en œuvre toutes les dispositions du contrat programme.
 

Plus d'un milliard de DH sur sept ans

 
Bien que le document n’ait pas encore été rendu public ni par les autorités de tutelle ni par les professionnels, des indiscrétions circulent néanmoins autour du contenu du contrat programme. Ainsi, il serait question de donner au secteur les moyens de générer 100 milliards de DH de chiffre d’affaires en plus des 50 milliards réalisés actuellement. Aujourd’hui, selon les données du ministère de tutelle, le secteur pèse pour 25,4% des investissements et 26% des exportations industrielles totales du Maroc. Pour ce faire, 1,56 milliard de DH devrait être mis sur la table durant les sept prochaines années, dont 1,07 milliard supporté par l’État.
 

 

Younes Tantaoui
www.lavieeco.com



         
 
                         
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