Cession de 4% de Maroc Telecom



Cession de 4% de Maroc Telecom
La cession par l’Etat de 4% du capital de Maroc Telecom est officiellement mise sur les rails. La direction des entreprises publiques et de la privatisation (DEPP) au ministère des Finances et de la Privatisation a lancé, le 6 avril, un appel d’offres pour les banques d’affaires marocaines. Ce dernier porte sur la sélection du conseiller arrangeur de l’opération.
Pour décrocher ce marché, les banques d’affaires de la place devront sortir le grand jeu. L’ouverture des plis est prévue le 24 avril à 9 heures. Attijari Finance Corp pourrait avoir une longueur d’avance par rapport au marché, puisqu’elle a l’expérience de l’introduction précédente des actions Maroc Telecom. Mais rien ne lui garantit le succès dans cet appel d’offres.
Comme nous l’annoncions en exclusivité (cf. notre édition du 6 octobre 2006 www.leconomiste.com), la part cédée rapportera 4 milliards de DH à l’Etat, selon les prévisions de la loi de Finances 2007. La participation des pouvoirs publics dans le capital de l’opérateur passera de 34 à 30%.
Le marché n’a pas encore de visibilité par rapport aux caractéristiques de cette opération. Les informations disponibles sont uniquement celles annoncées par Abdeslam Ahizoune, lors de la présentation des résultats annuels. Le patron de Maroc Telecom avait précisé que les actions seront cédées au public et que l’opération sera finalisée avant la fin de cette année.
En tout cas, l’opérateur sélectionné aura des missions délicates à accomplir. Tout d’abord, la proposition du prix de cession des nouveaux titres cotés. Pour ce faire, les analyses devraient intégrer non seulement les indicateurs financiers actuels de l’entreprise, mais également ses perspectives de développement et son extension internationale. Néanmoins, cette valorisation n’atteindra certainement pas le cours actuel du titre en Bourse. A ce niveau, le prix de cession est jugé très élevé, selon des analystes.
Ceci dit, l’engouement des investisseurs pour les nouvelles actions sera sans doute grandiose. Il est difficile de trouver du papier frais d’une aussi bonne qualité. La forte notoriété de l’entreprise va exacerber cet engouement. Il faut donc s’attendre à un nouveau record de sursouscription. Les analystes s’accordent à dire que Maroc Telecom est à la fois une valeur de croissance et de rendement. En clair, elle sert aussi bien pour la spéculation que pour la garder en fonds de portefeuille.
Cela expose les soumissionnaires à cet appel d’offres à d’autres décisions délicates. Celles-ci concernent notamment la répartition des nouvelles actions entre les institutionnels et les particuliers, la durée de la période de souscription, le timing de l’opération...
A noter que le marché avait fait écho en fin d’année dernière que les nouvelles actions Maroc Telecom seront cotées dans une ligne séparée de celle des anciennes. Mais des analystes de la place n’adhèrent pas à ce raisonnement. Le recours à cette mesure est généralement lié à des contraintes réglementaires (la différence de la date de versement de dividendes, la différence des populations autorisées à souscrire aux deux lignes...).
Cette cession s’ajoute à plusieurs annonces d’introduction en Bourse. Atlanta-Sanad et Stokvis finaliseront certainement leur opération au terme du premier semestre. D’autres nouvelles recrues sont attendues avant la fin de cette année.

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Valorisation

Plusieurs sociétés de Bourse tablaient sur des perspectives très optimistes pour Maroc Telecom. Les notes de recherches publiées en octobre dernier annonçaient des objectifs de cours allant jusqu’à 160 DH. Mais rien de cela ne s’est encore réalisé. Le cours stagne autour de 130 DH depuis le début de cette année. La cession de 4% du capital en Bourse était l’un des principaux facteurs d’optimisme des analystes financiers. Mais il faut attendre la finalisation de cette opération pour mesurer son impact sur l’évolution du titre. Les analystes comptaient également sur les résultats annuels satisfaisants de l’opérateur Telecom au titre de l’année dernière. Des prévisions qui se sont confirmées après la présentation officielle des indicateurs financiers au début de ce mois. Le résultat net de l’opérateur a progressé de 16% à 6,7 milliards de DH.

Cette somme a été distribuée en totalité aux actionnaires sous forme de dividendes. Mais le titre n’a pratiquement pas réagi à ces annonces. Elles ont été intégrées dans la valorisation du titre depuis le début du deuxième semestre 2006, selon les experts.

L'Economiste


         
 
                         
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