Centrale Laitière dame le pion à ses concurrents



Centrale Laitière dame le pion à ses concurrents
Le chiffre d'affaires de la filiale laitière du Groupe ONA fait forte impression au terme du premier semestre 2008, pourtant la haute saison ne s'opère que dans le second semestre. Puissance des marques, agressivité de la stratégie commerciale, proximité, innovation, multiplication des formules de fidélisation,… autant de facteurs qui ont permis à la société de minimiser les effets négatifs du contexte international (hausse des prix des matières premières et des aliments du bétail, renchérissement du coût énergétique, rareté et cherté des génisses laitières,…) et de regagner ainsi des parts de marché (3,5 points) au gré et au nez de la concurrence, a indiqué le le top management du groupe, hier lundi lors d'une conférence de presse.

En effet, avec un chiffre d'affaires en progression de 19,6% à 2,4 MMDH, Centrale Laitière est parvenue, à fin juin 2008, à creuser l'écart avec son premier rival sur le marché marocain, soit une différence de 39,1% contre 34,1% une année plus tôt. De nouvelles marques ont largement contribué à la croissance de l'activité de la société dont les ventes du lait Central affichent une progression de 14% contre 15% pour le lait UHT.

Le top management a consolidé sa stratégie d'innovation durant cette période via le lancement de «Lben Central», d'un nouveau packaging pour «Raibi Jamila», et de la nouvelle Danette, «Danette Caramel Gourmand».
Lors du point de presse tenu à Casablanca, il a été signalé que de telles réalisations se traduites par un résultat d'exploitation qui grimpe de 20% à 326 MDH. Le résultat net part du groupe (RNPG), intégrant un résultat financier qui bondit de 14,3% à 8MDH, s'apprécie de 26,5% à 230 MDH.
Devant un tel tableau, le management confirme l'objectif d'une hausse des résultats en 2008.

Déjà, en trois ans (2005-2008), l'EBITDA et le résultat opérationnel de Centrale Laitière se sont améliorés de 60%, tandis que le RNPG a pris 50% en deux ans (2006-2008).

D'ailleurs, le groupe agroalimentaire ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Les investissements sont en croissance. En 4 ans, près de 1 milliard de dirhams a été engagé pour asseoir une stratégie de développement dynamique en interne. En effet, rien que sur le premier semestre de l'année en cours, 277 MDH ont été investis, contre 288 MDH en 2007 et 191 MDH en 2006. La dynamisation de la stratégie marketing et commerciale, l'extension des capacités de production conjuguées à une amélioration continue de la collecte de lait en sont ses objectifs. D'ailleurs, à terme, grâce au site de Fkih Bensaleh, la société ambitionne d'assurer l'autosuffisance en matière de production laitière.
Une enveloppe de 120 MDH lui a été dédiée pour en faire un pôle de traitement laitier d'envergure, en hissant notamment la capacité de traitement de 1.700.000 l/j à 2.300.000 l/j. Ce n'est pas tout.

Centrale Laitière a signé une convention tripartite avec la FNPL et le leader européen de l'élevage Masterrind pour la fourniture de 10.000 génisses laitières jusqu'en 2009, ceci afin d'assurer l'approvisionnement du marché national en vaches laitières et faire face à un contexte international particulièrement difficile. Dans le même objectif, la société a procédé, depuis le début de l'année, à l'importation et au financement de 1.600 génisses de race à haut rendement
laitier pour le compte des éleveurs, et ce tout en portant le nombre de groupements de collecte à 930. S'y ajoute l'importation de 60.000 doses
d'insémination artificielle, mises à la disposition des agriculteurs pour couvrir leurs besoins en reproduction de races améliorées.

Aujourd'hui, la société collecte les fruits de l'ensemble de ces mesures. La preuve en est sa couverture, à hauteur de 90% des besoins du marché pendant les jours qui suivent le mois de ramadan.
En effet, si le consommateur sent, ces jours-ci une pénurie du lait, c'est à cause de la concentration, en cette période de l'année, des autres producteurs laitiers sur la fabrication des produits laitiers dérivés. Un segment jugé plus rentable que celui du lait.
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Compétitivité

La petite taille des exploitations marocaines d'élevage laitier a des répercussions notables sur la compétitivité du secteur. La moyenne par étable au Maroc est estimée à trois têtes, ce qui est bien loin de la moyenne dans les exploitations européennes estimée à au moins une dizaine de têtes par étable. Cela dit, au Maroc, il existe des exploitations qui possèdent 100 et plus de têtes et qui sont dotées de grands moyens techniques mais ils sont en nombre limité.

Elles pourront vivre quelques années face à la concurrence mais le problème des aides et d'appui des éleveurs européens s'imposera toujours pour faire la différence sur le plan de la compétitivité entre les éleveurs marocains dotés de moyens très limités et les européens largement subventionnés par leurs Etats et par l'Union Européenne. Ainsi, il leur serait difficile de subvenir aux besoins de l'industrie laitière au Maroc.

le matin


         
 
                         
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