Casablanca : Le CRI dévoile son plan triennal



Casablanca : Le CRI dévoile son plan triennal
2 millions de DH pour la promotion de l’investissement.
Autres fronts: la qualité du service et le foncier.

Un peu plus de 31 millions de DH. Ce sont les besoins du CRI (Centre régional d’investissement) pour financer son plan d’action 2009-2011. L’attractivité de Casablanca en dépend largement. Un tel budget servira à mener à bien les quatre axes qui composent la feuille de route du centre. De loin, la promotion de l’investissement se taille la part du lion avec 22,5 millions de DH.
En fait, depuis le démarrage du CRI casablancais, l’on a été conscient de l’effet déterminant des actions de promotion (participation aux salons nationaux et internationaux, conventions et rencontre des entreprises, etc.).
L’autre grand souci du CRI n’est rien d’autre que la «qualité du service» à laquelle le centre consacre dans ses prévisions 5 millions de DH. Les deux autres rubriques faisant partie du plan d’action du centre sont respectivement de 2,6 millions de DH pour les infrastructures des entreprises et un million de DH alloué à l’entrepreneuriat régional.

Offshoring, automobile…
Le budget général de l’Etat participera à l’effort de financement du plan d’action par 17,5 millions de DH. Le Conseil de la région aura à contribuer dans cette stratégie de l’amélioration de l’attractivité de la métropole avec 9,5 millions de DH. Le compte est enfin au complet grâce aux recettes propres du CRI dont la contribution est estimée à un peu plus de 4 millions de DH.
La rubrique «promotion de l’investissement» est conçue, en concertation avec les élus locaux et les autorités déconcentrées, pour définir de nouvelles offres territoriales. C’est un objectif qui n’est pas lancé par hasard, mais il s’est fixé un indicateur qui mesurera sa réalisation, en l’occurrence le nombre d’emplois que ces offres territoriales doivent atteindre: 300.000 à l’horizon 2011. Enjeux qui obligent à faire la promotion des offres auprès des investisseurs potentiels étrangers et nationaux. L’offshoring, l’aéronautique, l’automobile et les énergies renouvelables constituent l’essentiel de ces offres territoriales. En vue de bien attirer l’investissement dans la région casablancaise, le plan d’action prévoit quelque 50 événements de promotion et de prospection.
La promotion, ce n’est pas seulement des tournées à l’étranger à la recherche de nouveaux investisseurs, mais encore un accompagnement de ces mêmes investisseurs «dans la décision de leur projet dans la région du grand Casablanca », souligne Hamid Ben Elafdil, directeur du CRI. Les responsables de cette institution mesurent leur effort à l’aune de la réalisation de 67 milliards de DH d’investissement d’ici 2011. Côté qualité de service, dont le budget affecté est estimé à 5 millions de DH, le CRI est à la recherche d’une plus grande satisfaction du créateur et de l’investisseur. Le centre veut, en effet, booster la création en ligne. Là aussi le tableau de bord ne manque pas d’indicateurs. Le centre se donne un délai moyen de création de 48 heures. Vis-à-vis des investisseurs, le délai des traitements des dossiers est à ramener à un mois. Bien plus, le CRI casablancais mène aussi un combat sur le front du financement. Pour la période 2009-2011, le centre veut atteindre 40% des entrepreneurs qui feront appel aux services de l’institution de Ben Elafdil en vue d’accéder au financement. Tous ces objectifs ne seront à portée de main qu’avec des RH qualifiées et compétentes.
Conscient de l’importance de ce créneau, le CRI veut investir dans la formation de ses ressources humaines et de celles de ses collaborateurs avec un objectif de 5 jours de formation par an. Soucieux aussi du confort de ses clients, de leur bon accueil, le CRI décide de faire peau neuve: se doter d’un nouveau siège.
A Casablanca, la bête noire des investisseurs est, de tout temps, le foncier. Placer le «combat» à ce niveau est aussi une priorité du centre. L’une des actions prévues à ce niveau est d’«assurer la promotion du secteur de l’immobilier de l’entreprise auprès des opérateurs privés». Objectif: réaliser 50% des espaces d’accueil par le soin du privé. Quelque 5.000 hectares sont également à mettre à disposition entre 2009 et 2011. Cette offre immobilière fait partie du célèbre «Plan business park» en préparation. Ce n’est pas tout. Près de 500 autres hectares pris sur les terrains privés de l’Etat sont à transférer à la toute nouvelle société à capital public «Casa Aménagement» en vue de la doter d’une réserve foncière consacrée aux zones d’activités.
Dans le budget global alloué au plan d’action, l’entrepreneuriat régional se réserve 1,6 million de DH. Enveloppe destinée, entre autres actions, à animer le réseau Moukawalati. Le CRI table sur 3.000 projets à sélectionner. Il compte aussi lancer un appel à projets dans le cadre de Moukawalati et se fixe d’atteindre la création de 500 entreprises. Toujours en vue d’encourager l’entrepreneuriat régional, le centre compte mettre en place 6 incubateurs et pépinières d’entreprises. Des études aussi sont prévues, une pour débusquer les freins à l’entrepreneuriat et l’autre dite «étude post création». Une façon de faire un suivi du cycle de vie des entreprises créées via le CRI.

leconomiste.com


      Petites annonces | Boutique | Enseignement supérieur    
 
                         
  Actualité   Investir au Maroc   Création d'entreprise   Vie d'entreprise   Services   Pratique  
 
  Investissement   Portrait du Maroc     Etapes de création     Gestion     Newsletter     Téléchargements
 
  Economie   Raisons d'investissement     Guide des formalités     Finance     Forum     Vidéo
 
 
  Bourse & Finances   Climat des affaires     Formes juridiques     Marketing     Guichets moukawalati     Galerie
 
    Société & Culture     Opportunités d'investissement     Aide aux PME     Ressources humaines     Liste des CRIs     Liens
 
 
  Entreprise     Fiche d'entreprise     Droits des affaires     Nouvelles technologies         Blogs
 
  Sport       Fiscalité     Emploi & Carrière