Casablanca : Extension de l’aéropôle de Nouaceur



Casablanca : Extension de l’aéropôle de Nouaceur
Une première tranche de 20 ha, une seconde de 123.
Deux groupes français s’installeront dans l’aéropôle.

La superficie de la technopole de Nouaceur sera portée de 85 à 143 hectares. Une décision annoncée à Paris à l’occasion du Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget. Cette extension se fera en deux tranches, une première de 20 hectares et une seconde de 123 hectares.
Dans la première phase d’extension, les 20 hectares seront entièrement dédiés aux industries aéronautiques. Les services aéronautiques ont aussi leur part: 5 hectares. La zone commerciale se verra affecter quelque 2,5 hectares. Les partenaires du projet (ONDA, CRI, ministère du Commerce et de l’Industrie et des Nouvelles technologies) s’accordent à privilégier l’industrie aéronautique, secteur à forte valeur ajoutée et un des huit métiers mondiaux du Maroc, selon l’étude McKinsey(1). Rien que pour cette première extension, les promoteurs tablent sur la création de près de 3.000 emplois.
La seconde extension est, de loin, la plus grande. Elle est de l’ordre de 123 hectares, entièrement consacrés à l’aéronautique. Sans compter les 10 hectares qui iront aux technologies de l’information. Les espaces «ready for services» et «ready to output» occuperont respectivement 2 et 7 hectares. En outre, 30 hectares seront affectés à la logistique, alors que les petites industries se verront octroyer 8 hectares. Le potentiel, selon les prévisions, est estimé à près de 7.000 emplois.
«L’aéropôle s’affirme aujourd’hui comme la zone industrielle de référence au Maroc qui vient apporter, à une industrie en pleine expansion et érigée en secteur prioritaire par le plan Emergence, des espaces intégrés et les facilitations nécessaires pour un déploiement rapide et efficace», souligne un responsable à l’ONDA.
Tout le challenge est de pouvoir attirer des investissements dans le domaine de l’aéronautique. Et, malgré le repli de l’économie mondiale, les responsables ont opté pour l’extension de la première aéropôle nationale. «Un contexte de crise ne doit pas dissuader de relever les actions de développement qui permettront de dénouer justement une situation de crise», indique un responsable. D’ailleurs, le Salon international de l’aéronautique et de l’espace est une occasion propice pour vendre l’offre casablancaise.
L’ONDA en a saisi l’opportunité en signant une convention avec le Groupe Protec services industries Maroc, spécialisée dans le traitement industriel de surfaces en particulier la haute technologie comme l’aéronautique, le spatial et l’armement. Par le biais de cette convention, le groupe compte installer son site de production à l’aéropôle de Casablanca sur une superficie de 10.000 mètres carrés dont 2.800 mètres carrés construits. Un investissement qui coûtera au groupe 30 millions de DH et permettra de créer une soixantaine d’emplois directs.
C’est le quatrième plus grand groupe français de traitement de surfaces (Protec) qui vient «s’installer à Casablanca dans le cadre de son développement à l’international afin de mieux répondre aux enjeux stratégiques de ses donneurs d’ordre», souligne le département de communication de l’ONDA.
Seconde convention, second partenaire. L’ONDA s’est aussi lié par convention avec le groupe Mundac. Objectif: l’installation d’une unité de fabrication d’outillage aéronautique à l’aéropôle de Nouaceur. L’installation de ce groupe, spécialisé dans la production de composites et d’usinage de pièces pour l’industrie aéronautique, s’effectuera en deux phases.
«Dans un premier temps, il procédera à un déploiement rapide au sein de l’espace «Plug & Produce», indique une source de l’ONDA. L’espace «Plug & Produce» est un espace high-tech mis à la disposition des industriels aéronautiques. C’est un espace prêt à l’emploi qui leur permet de démarrer leur production dans les plus brefs délais, en attendant la construction de leur usine. C’est effectivement dans cet espace que s’installera Mundac dans les semaines à venir. En même temps, le groupe entamera la construction de son usine qui s’étalera sur une superficie de 6.000 m2 à l’aéropôle de Casablanca avec un investissement de 30 millions de DH. Le projet, selon des sources de l’Office des aéroports, permettra la création d’une cinquantaine d’emplois directs.

(1) Les autres secteurs sont: le textile, l’offshoring, la sous-traitance industrielle dans l’automobile et l’électronique, l’agro-industrie, la transformation des produits de la mer et l’artisanat.

leconomiste.com


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