Casablanca : 2 milliards de DH d'investissement dans des projets d’assainissement et de dépollution

Le premier projet de dépollution en cours de réalisation entre Mohammédia et Casablanca-Est reviendra à 1.7 milliard de DH. Il sera scindé en trois tranches : Port de Casablanca, Mohammédia et une tranche centrale comprenant la station de prétraitement et l'émissaire marin.



Casablanca : 2 milliards de DH d'investissement dans des projets d’assainissement et de dépollution
Mieux vaut tard que jamais ! Casablanca, c’est connu, déverse une grande partie de ses déchets liquides, domestiques et industriels, directement dans la mer. Le résultat est aussi connu : une grande partie du littoral est polluée. En effet, l’unique émissaire en mer, celui d’El Hank, est insuffisant pour accueillir toutes les eaux usées de la capitale économique. Selon les spécialistes, il prend en charge tout juste le tiers des rejets de la métropole.

Mais dans quelques années, tous ces problèmes seront résolus. Deux projets d’envergure sont aujourd’hui en cours de réalisation, pour, qu’à terme, plus précisément d’ici 2014, il n’y ait plus aucun rejet direct de déchet dans la mer. Il s’agit du grand projet antipollution de la côte Est de Casablanca et du projet d’assainissement de la zone côtière Ouest (Dar Bouazza), tous deux réalisés par la Lydec en tant que maître d’ouvrage.

Le premier projet, entre le port de Casablanca et Mohammédia, qui va intercepter 9 rejets de déchets directement sur les plages, représente, selon les estimations, un investissement global de 1,7 milliard DH, dont 1,032 milliard, la plus grosse part, à la charge de la Lydec. Le Fonds de travaux de la ville de Casablanca apportera 373 MDH. Le reste, 326 MDH, devra être mobilisé auprès des bailleurs de fonds dans les plus brefs délais.

Les marchés sont divisés en plusieurs lots

Le projet, qui s’étale sur 22 kilomètres, consiste en un intercepteur côtier à l’Est de Mohammédia et Benyakhlef allant vers Sidi Bernoussi, une station de pompage au niveau de Zenata et une station de prétraitement à Sidi Bernoussi. Un deuxième intercepteur côtier est prévu au départ du port de Casablanca de même qu’un collecteur au quartier Roches Noires. Un émissaire marin de 2,2 km sera construit en aval de la station pour évacuer et déposer les eaux usées au large des côtes.
De ce fait, le projet a été divisé en trois tranches : Port de Casablanca, Mohammédia, et une tranche centrale où seront construits la station de prétraitement et l’émissaire marin. Les tranches sont elles- mêmes divisées en lots, et donc en marchés…

Selon les informations recueillies auprès du maître d’ouvrage, au niveau de la tranche dite «Port de Casablanca», les travaux sur le premier lot, allant du port jusqu’à Oukacha, soit 3,9 kilomètres, sont avancés à hauteur de 37%. Ce chantier confié à un groupement d’entreprises, dont deux espagnoles et une marocaine, ont débuté en mai 2011.

Pour les deuxième et troisième lots de 2,6 km (Oukacha-Ain Sebaâ ) et 2,9 km (Ain Sebaâ-Sidi Bernoussi), l’état d’avancement des travaux entamés en juin 2011 par un groupement de 2 entreprises (une marocaine et une belge) est de 67%. A signaler que sur cette tranche, les travaux sont entièrement souterrains et obéissent à la technique dite du tunnelier consistant à construire des canalisations de grands diamètres à de grandes profondeurs, et ce, avec des tolérances de guidage faible et des impacts en surface négligeables.

Pour la tranche Mohammédia qui est subdivisée en 4 lots, les travaux viennent tout juste de commencer sur le deuxième lot de 5,9 kilomètres, travaux réalisés en surface par une entreprise marocaine qui a remporté le marché.

Les autres lots, dont certains appels d’offres ont connu quelques problèmes, sont aujourd’hui, selon Lydec, au stade de l’évaluation des offres.

23 km de réseaux à construire entre Casablanca et Dar Bouazza

Enfin, pour les marchés de la tranche centrale, les deux appels d’offres pour la construction de la station de prétraitement et de l’émissaire marin sont aussi en cours de jugement. Au final, et une fois réalisé, ce projet antipollution devrait permettre de recueillir et de traiter les quelque 480 000 m3 qui sont rejetés chaque jour directement à la mer.

Le projet d’assainissement liquide de la zone Ouest (à partir de Dar Bouazza) est certes moins complexe, mais revêt aussi une grande importance dans la mesure où il s’agit de doter les zones urbanisées d’infrastructures de collectes des eux usées et pluviales et de les transférer de la commune de Dar Bouazza vers le collecteur d’El Hank. Le projet consiste en la construction de 23 kilomètres de réseau, de 7 stations de pompage et de 8 ouvrages de rejet des eaux pluviales en mer, et ce, entre Dar Bouazza et Sidi Abderrahmane. Le transfert vers Casablanca nécessitera quant à lui 9 kilomètres de réseau et 3 stations de pompage. L’investissement total pour ce projet est de l’ordre de 335 millions de DH dont 160 millions à la charge de Lydec, 125 millions à la charge de la ville et 50 millions financés par l’Etat.

Là encore, les travaux sont répartis en trois tranches, et la plupart des appels d’offres ont été adjugés aussi bien pour les conduites que les stations de pompage, avec un état d’avancement des travaux qui se situe, selon les cas, entre 30% et 97%.

Avec ces deux grands projets d’un coût total de plus de 2 milliards de DH, Casablanca va enfin bénéficier d’un réseau d’assainissement à la hauteur de sa taille.
 
Casablanca : Un tunnel de 6 km pour contrer les inondations

Le problème de Casablanca ne vient pas seulement des eaux usées, mais aussi des inondations qui surviennent en temps de pluie. Pour remédier à ce problème, un projet complémentaire qui vise la protection de la ville contre les débordements de l’oued Bouskoura est en préparation. Ce projet est piloté par le ministère de l’énergie. Plusieurs études avaient été réalisées par différents organismes, qui ont débouché sur plusieurs propositions (barrages en amont de l’oued, tunnel de déviation avec plusieurs variantes, etc.). Finalement, la variante retenue consiste en un tunnel d’une longueur de 6 km et de 4,5 mètres de diamètre, démarrant au niveau de la société Azbane (quartier Lissasfa) et longeant le boulevard Sidi Abderrahmane pour aboutir au niveau du restaurant KFC sur la corniche. La réalisation et le financement de cet ouvrage devraient, une fois l’étude de faisabilité terminée, faire l’objet d’une convention entre le ministère de l’environnement, l’Intérieur, la Ville à travers la Lydec et la Région.


Mohamed Moujahid
www.lavieeco.com
 


         
 
                         
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