Bourse : un plan d’action pour relancer le marché des capitaux



La feuille de route pour le marché des capitaux est tracée. En tout cas, la volonté politique est là, même si une grande part des mesures annoncées est antérieure au gouvernement Benkirane.  Au terme de la rencontre sur les moyens de relance de la Bourse et l’essor du marché des capitaux, qui s’est tenu, hier, sous l’égide du Moroccan Financial Board, les acteurs du marché ont obtenu des gages. Nizar Baraka, ministre des Finances, a en effet annoncé une nouvelle génération de réforme. Nouvelle génération qui devrait répondre aux impératifs d’approfondissement du marché de capitaux et du renforcement de son efficience ainsi que sa capacité à financer l’économie.  Plusieurs mesures ont été proposées par le ministre. A commencer par «l’accélération du processus d’adoption des projets de loi en cours». Il fait particulièrement allusion aux textes relatifs à l’Autorité Marocaine de Marché des Capitaux (AMMC) et à l’appel public à l’épargne. Sur le même registre, Baraka promet d’activer les textes sur le marché à terme et le prêt emprunt de titre qui selon lui devraient «impacter positivement la liquidité du marché». Au-delà, le ministre veut favoriser l’instauration d’obligation sécurisée, de fonds négociés en Bourse, de fonds immobiliers et des sukuks.
Dans le pipe également, l’accélération du projet relatif aux informations exigées par les émetteurs dans le cadre d’un appel public à l’épargne. Objectif: instaurer les meilleures pratiques de gouvernance des sociétés cotées. A ce titre, Baraka demande au CDVM d’engager rapidement, les concertations avec les professionnels sur les aspects opérationnels de cette mesure.                 
Autre chantier jugé prioritaire, le renforcement de la supervision du marché. Elle s’inscrit dans une vision qui englobe la création d’une autorité de contrôle des assurances, la révision du statut de Bank Al-Maghrib et la mise en place de l’AMMC. «Cela favorisera une meilleure coordination entre les différentes autorités de surveillance du marché financier», note Baraka.
La relance des introductions en Bourse est urgente aussi. Il s’agit là d’un des points cruciaux pour les professionnels qui ont fortement exprimé le besoin de nouveau papier sur le marché. Pour ce faire, l’argentier du Royaume propose la reconduction au niveau du projet de loi de Finances 2013 de l’incitation fiscale pour les entreprises voulant s’introduire en Bourse. Partant, il réaffirme la volonté du gouvernement auquel il appartient de privilégier les ouvertures de capital des entreprises publiques. Toutefois, il assure que la liste des entreprises privatisables a atteint ses limites. «Il ne faut donc en aucune manière s’appuyer uniquement sur l’Etat pour animer la Bourse de Casablanca», fait savoir Baraka. Ce rôle incombe en premier lieu au privé. A ce titre, il rappelle qu’il y a un «énorme potentiel d’entreprises privées familiales qui mériteraient de trouver pleinement leur place à la Bourse». Justement, pour les y encourager, un marché alternatif dédié au PME est en cours de création.
Enfin, cette réforme ne peut être complète sans démutualisation du capital de la Bourse. «Ce projet devrait permettre une meilleure gouvernance de cette institution. La prochaine étape portera, donc, sur l’adoption de ses statuts», avance Baraka. Ces statuts doivent préciser un nouvel actionnariat et une nouvelle composition du conseil d’administration.
Les professionnels doivent également mettre la main à la pâte. Pour les Finances, ils doivent parvenir à raccourcir les délais des introductions en Bourse en assouplissant les règles de levée de fonds pour les émetteurs déjà cotés. Il en va de l’attractivité du marché. Baraka les invite, par ailleurs, à lancer une stratégie de communication intégrée par la Bourse et à améliorer les procédures de fonctionnement du marché notamment.
Pour s’assurer de la bonne marche des choses, le ministre compte mettre en place un comité stratégique public-privé du marché des capitaux, qui se réunira trimestriellement sous sa présidence. Il sera appuyé par un comité technique composé par les principaux intervenants du marché de capitaux (Trésor, Banques, Assurances, sociétés de Bourse…). Cela permettra de maintenir les concertations entre les acteurs, d’examiner l’avancement du nouveau plan d’action et au final d’aboutir à la relance de la Bourse. Il reste juste à agir rapidement!

Capital de la Bourse: Les assureurs peu intéressés

L’ouverture du capital de la Bourse ne semble pas être vu de la même manière par tous les acteurs du marché des capitaux. Interpellé sur un éventuel intérêt pour le secteur des assurances à intégrer le capital de la Bourse, Mohamed Bensalah, président de la Fédération des assurances, a un avis tranché sur la question. «En réalité, ce n’est pas notre rôle d’être intervenant direct».

l'economiste

 


         
 
                         
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