Bourse de Casablanca : Ce qu’il faut acheter en 2013

Les valeurs de rendement devraient être un bon pari.
Beaucoup d’incertitudes sur la reprise du marché.
Certaines mesures fiscales pourraient freiner l’investissement en actions.



Bourse de Casablanca : Ce qu’il faut acheter en 2013
Avec le bonnet d’âne parmi les principales places financières du continent et du Moyen-Orient en 2012, la Bourse de Casablanca ne démarre pas l’année dans les meilleures dispositions. Après une semaine de cotation, le marché affiche une contre-performance de près de 1%. Les principaux indices d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont mieux débuté 2013. Les difficultés du marché n’ont pas disparu avec l’année écoulée mais les professionnels relèvent quelques opportunités. Pour les analystes de BMCE Capital Bourse (BKB) le retournement de tendance devrait s’opérer à partir du dernier trimestre de l’année. Ils anticipent une hausse de 13,9% du marché (essentiellement les valeurs couvertes par la société de Bourse). Les financières et les valeurs du secteur des assurances progresseront de 8,8%. Les cours des entreprises industrielles enregistreraient un gain de 16,8%, prévoit BKB.

Sans se risquer à un pronostic sur l’évolution du marché, certains professionnels suggèrent de se positionner sur les valeurs à fort rendement. Cette stratégie devrait permettre aux épargnants d’atténuer une éventuelle baisse des cours. Le rendement moyen du marché en 2012 est estimé à 4,2%. Les télécoms (8,51%), les entreprises de BTP et matériaux de construction (6%) ou encore les distributeurs (5%) devraient offrir des rendements nettement meilleurs par rapport à 2012, relèvent les analystes d’Upline. En outre, la baisse des cours a aujourd’hui l’avantage de rendre certaines valeurs plus attractives. Il s’agit notamment d’Addoha, Alliances, CMT, SMI, ou encore Attijariwafa bank. En même temps, une vingtaine de valeurs avec des PER très élevés pénalisent l’attractivité du marché. Avec un PER de 15,1x (nombre d’années de bénéfices exprimé dans les cours), le marché casablancais reste l’un des plus chers de la région. Il est juste devancé par Tunis.

Pour les professionnels de marché, l’amélioration de l’environnement économique permettrait de ramener un peu plus de confiance sur le marché. Surtout, l’activation de nouveaux produits financiers est censée améliorer la physionomie de la place. Dans les conditions actuelles, beaucoup s’attendent à une année blanche en matière d’introduction en Bourse. Mais le déclic pourrait venir de l’Etat. Celui-ci entend mettre de l’ordre dans son portefeuille de participations. Si la mesure est censée réduire en partie les charges de l’Etat, elle peut être également une aubaine pour augmenter le nombre d’entreprises cotées en Bourse. En tout cas, elle donnerait plus de souplesse en matière d’ouverture de capital à travers la Bourse. En attendant les nouvelles IPO, la concrétisation des idées soulevées lors des séries de réunions entre les acteurs du marché, les régulateurs et le Trésor seraient un premier pas vers le changement de tendance. Il s’agit de la généralisation du split à toutes les valeurs de la cote ou encore le maintien d’un certain niveau de flottant sur le marché. L’illiquidité des actions marocaines actuellement pourrait significativement nuire à l’attractivité du marché boursier auprès des investisseurs étrangers notamment.
Déjà, les valeurs marocaines de l’indice MSCI risque leur place en raison de la faiblesse des échanges.

Un déclassement pourrait sortir le Maroc du radar de  plusieurs investisseurs. Les participations des fonds d’investissement dans les valeurs du MSCI Emergence Markets sont estimées à plus de 253 milliards de dollars contre seulement 71 millions de dollars dans le MSCI Frontier Markets.
D’un autre côté, les incitations fiscales censées dynamiser le marché actions ne font pas l’unanimité auprès des professionnels. Ils les jugent insuffisantes et inefficaces. Beaucoup estiment que le développement du marché des capitaux ne semble pas une priorité du gouvernement actuellement.

La loi de Finances 2013 a prorogé jusqu’au 31 décembre 2016 les avantages en matière d’impôt sur les sociétés au profit des sociétés qui s’introduisent en Bourse par ouverture ou augmentation de capital. La réduction d’impôt est de 25% pour les sociétés qui accèdent à la cote par cession de titres. Elle est portée à 50% pendant les 3 premières années pour les introductions par augmentation d’au moins 20% du capital avec abandon du droit préférentiel de souscription. Même à ces conditions, peu d’entreprises oseront franchir le pas de la Bourse compte tenu de la dégradation de la place.

Aujourd’hui, «il convient d’abord de rétablir la confiance des investisseurs», relève un analyste. Cela dit, l’augmentation de 10 à 15% du taux de l’impôt retenu à la source sur les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés pourrait freiner les investissements en actions. «Cette mesure tend plus à augmenter les recettes fiscales que d’inciter les investisseurs à faire des placements puisque le relèvement de cet impôt baisse mécaniquement le rendement des investissements en actions», explique un analyste. L’attractivité du marché en termes de rendement pourrait donc être impacté. La morosité de la Bourse a déjà poussé les particuliers à renforcer leur présence sur le marché de la dette privée. Ils ont investi 5,4 milliards de DH en certificats de dépôts en 2012 contre 1,3 milliard de DH l’année précédente.

L'economiste


         
 
                         
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