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Bourse: Sortie de crise pour le second semestre
La Bourse, un sujet passionné et passionnant. Entre ceux qui ont perdu de gros montants dans des valeurs immobilières et ceux qui s’estiment mal orientés, difficile de rassurer tout le monde.
En témoigne l’intensité des échanges, lors de l’habituel séminaire de la BMCE Capital Bourse (BKB) portant sur les résultats des sociétés cotées en 2008. En dépit d’une fin d’année boursière difficile, les analystes de la banque d’affaires sont plutôt optimistes pour l’avenir. Ils tablent en effet sur une croissance de la capacité bénéficiaire globale du marché de l’ordre de 16,6% pour 2009 et 9,8% pour 2010. Les perspectives boursières pour 2009 tiennent compte de «la résilience confirmée de l’économie marocaine», par le biais de la dynamique locale, notamment grâce à «l’accélération du budget d’investissement de l’Etat et des entreprises publiques», ainsi que des bonnes perspectives d’une année agricole record (100 millions de quintaux). S’y ajoutent les estimations de croissance du PIB en 2009 entre 4,7 et 6%. Il n’empêche que les sondages menés par les analystes sur le terrain font ressortir que certaines sociétés cotées ont réalisé un mauvais 1er trimestre. «Nous pensons, pour rester optimiste, qu’une reprise de l’activité et le scénario de sortie de crise se ferait au 3e trimestre 2009», indique Youssef Benkirane, président du directoire de BKB. Cet optimisme affiché est, également, justifié par la probable relance du marché grâce au retour en force des OPCVM au niveau du compartiment actions. «Leur actif net sous gestion passe de 12,7 milliards de DH à fin 2008 à 18,7 milliards au 17 avril», est-il indiqué au sein de BKB. Dans ces conditions, la capacité bénéficiaire se maintiendrait orientée vers la hausse grâce à un redressement «espéré» de l’équilibre financier des derniers de la classe en 2008, Managem et Samir. Par conséquent, l’équipe de BKB recommande de constituer des portefeuilles prudents, «permettant une meilleure résistance au cycle baissier du marché». Elle préconise, donc, la focalisation sur les secteurs non cycliques, à savoir l’agroalimentaire, les utilities et les télécoms, même s’ils ne sont pas très liquides. D’où l’obligation de bien orienter sa politique d’investissement, notamment par l’application du Dirham Cost Average. «Une politique qui permet d’investir à intervalle de temps régulier la même somme d’argent de manière à obtenir un portefeuille dont le coût moyen pondéré soit raisonnable si le marché s’écroule et intéressant quand le marché reprend», explique Benkirane. A l’inverse, les investisseurs ont péché par excès de spéculation en 2008. Une spéculation qui ne va pas cesser pour autant. Dans ces conditions, il est impératif de restaurer la confiance en donnant des signaux forts sur le marché notamment par l’instauration de plan d’épargne actions, qui encourage fiscalement l’épargne long terme, l’élargissement du nombre d’épargnants et les introductions. Les secteurs qui devraient performer Pour BKB, les secteurs qui devraient booster en 2009 sont: - Les loisirs et hôtels avec une croissance bénéficiaire estimée à 63,1% - L’immobilier qui devrait s’accroître de 60,1% - Les services aux collectivités progresseraient de 17,6% - Les banques de 11,4% - L’agroalimentaire de 10,2%. l'économiste Jeudi 30 Avril 2009
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